Lâcher prise : oui ! Mais lâcher quoi ?

En ce moment, tout et tout le monde nous invite à lâcher prise. Mais lâcher quoi ?

A l’échelle personnelle

A l’échelle personnelle, il y a deux écoles en matière de lâcher prise :

  • La première consiste à aller chercher dans nos profondeurs intérieures ce que l’on doit lâcher. Le risque est de passer beaucoup de temps en questionnement et séances de psycho-émo-spiritualogie diverses et variées. Chacun.e choisira sa technique. Au bout d’un certain temps (parfois des années), on peut en avoir assez (l’introspection c’est bien, mais à un moment donné il faut vivre se dit-on !) et on pourra se laisser tenter par la deuxième école.
  • La deuxième école nous dit que peu importe de connaître avec précision ce qu’on lâche. L’essentiel est de le laisser au passé, de le brûler, réellement ou symboliquement, et d’avancer, bien sûr sans se retourner. Mais, on le sait par expérience, si tout n’est pas réellement bien brûlé, la vie va nous resservir ce qui est encore là, à régler, à équilibrer. On se dira : encore ça ! Et on pourra alors être tenté.e de se (re)plonger dans des séances de psycho-émo-spiritualogie pour définitivement se libérer de ce qui est venu à nouveau nous perturber.

En fait, les deux écoles sont valables.

Tout dépend du moment de sa vie où l’on se trouve. Jusqu’à ce que l’on n’ait plus besoin ni de la première école, ni de la seconde. Juste du souffle de la vie. La libération ! C’est tout un chemin…

A l’échelle collective et sociale

Alors là, à l’échelle collective et sociale, c’est une toute autre histoire et il y a certainement beaucoup plus que deux écoles.

Ceci dit, je ne vois pas bien comment nous pourrons collectivement lâcher prise avec l’ancien (dans le but de permettre au nouveau d’émerger), si nous ne faisons pas préalablement ce travail individuellement.

En matière de lâcher prise, la transformation personnelle est première sur la transformation collective et sociale.

Je pense que les dirigeants et futurs dirigeants sont les premiers à devoir effectuer ce travail sur eux-mêmes.

Que l’on considère le dirigeant en chacun de nous, en tant que dirigeant de sa vie.

Ou les dirigeants qui, de part leur niveau de responsabilité et d’influence, ont le pouvoir d’influer sur les dynamiques collectives. A l’heure des grandes transformations d’aujourd’hui et de demain, c’est, me semble-t-il, un sujet important. Vous ne trouvez pas ?