Laurence Baranski

Changement Transformation Métamorphose

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Entre rêve et action…

Nous sommes nombreux à rêver qu’il sera un jour possible de vivre ensemble sur la Terre « en conscience, connaissance et imagination ».

Nous sommes très nombreux à rêver de paix, d’amour et de solidarité, tout autant que de réalisations et d’efficacité.

Magie de la vie : nos rêves sont actifs. Ils sont la source et le creuset de nos projets et de nos actions. Ils transforment notre réalité.

C’est ainsi que, pour qui sait et veut voir, les ferments vivants et créatifs d’un changement d’ère réjouissant ne cessent d’apparaître et de s’animer, dans tous les domaines de la vie, partout sur la planète.

Rêvons et agissons…

« Lorsque nous sommes seuls à rêver, cela ne demeure qu’un rêve. Lorsque nous rêvons ensemble, ce n’est plus seulement un rêve, c’est le début de la réalité. » Hélder Câmara

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Changement, transformation, métamorphose

Changement, transformation, métamorphose. Ces mots sont presque synonymes. Ils sont pourtant différents. Bien sûr, c’est une question de sémantique, de perceptions et de projections. Voici une proposition de clarification :

Le changement est le processus qui nous permet d’aller d’un état A vers un état B. Tel que nous le concevons dans les organisations humaines, ce processus est avant tout linéaire, horizontal. Il peut être orienté, voire maitrisé. Dans l’entreprise, c’est tout l’art de la gestion de projet.

La transformation est elle aussi un processus, mais un processus plus complexe, multidimensionnel. La transformation est à la fois horizontale et verticale. Le changement perturbe nos habitudes. La transformation, elle, nous bouscule dans notre être. Elle est une opportunité de grandir à nous-mêmes.

La métamorphose, quant à elle, n’est plus seulement le passage d’un état A à un état B, ou une évolution verticale et horizontale simultanée. Elle est un changement d’état. Changement de nos habitudes et de notre être, mais aussi de nos perceptions et du regard que nous portons sur nous-mêmes et sur la vie. Elle nous fait « autre », inconnu à ce que nous savions de nous-mêmes avant elle. Elle ouvre de nouveaux possibles dans tous les domaines de la vie. Edgar Morin écrit que « la métamorphose est une révolution qui se révolutionnerait elle-même ». Et nous, pris dans le mouvement de la vie, sommes invités à lâcher prise avec l’ancien, et à accepter le nouveau en nous et autour de nous.

Ontologique

Ontologique : qui concerne l’ontologie.

Ontologie : qui relève de l’être, théorie de l’être.

Opposé : ontique, qui se rapporte aux objets déterminés du monde. 

Ontologique : je connaissais ce mot, puis je l’ai perdu. Je l’ai retrouvé il y a quelques années. J’ai alors réalisé que mon approche relevait de l’ontologie, en d’autres termes de l’intégration, dans nos pratiques, des ressentis, du sensible, et du sens de la vie ; l’intégration de l’invisible qui nous entoure et qui vit en nous, qui fait que nous nous sentons en vie, que nous sommes en vie.

Nous avons besoin d’ontologie.

Notre monde, nos sociétés, notre civilisation occidentale et nos vies en ont besoin. Car la seule approche centrée sur les objets, la matière et ce que nous contrôlons, nous coupe de nous-mêmes, et coupe l’humanité d’une partie d’elle-même. Et la met en danger.

La politique

Nous utilisons aujourd’hui abusivement le mot « politique ».

Dans sa définition initiale, la politique est la capacité à développer une vision et un projet avec les citoyens, au bénéfice de la vie de chacun et de tous dans la cité.

Mais nous avons substitué à cette définition initiale des visions de court terme et trop souvent des querelles intestines assorties de « petites phrases » qui ne cessent de rebondir les unes sur les autres, au fil des jours qui passent. Les médias disent souvent, sur un ton entendu, parfois fataliste, parfois gourmand, en commentant telle ou telle joute verbale ou telle ou telle posture  : « C’est la politique ! ».  Non, ce n’est pas de la politique !

Nous méritons tous mieux, y compris celles et ceux qui sont aujourd’hui engagés en politique. Ce sujet a à voir avec ce que signifient, aujourd’hui, les mots « hiérarchie », « diriger », « exercer le pouvoir », à l’échelle de la société comme à celle des entreprises et des institutions. Il a également à voir avec la vie, la conscience et l’univers. Ce que nous en savons et leurs parts de mystère et d’inconnu qui nous échappent. La politique a à voir avec le projet que nous souhaitons pour l’humanité, sur la planète Terre.

Un souffle nouveau pourrait être en train de se lever. Il fait vibrer les mots confiance, transparence, bienveillance, et transformation, autant que conscience de nos interdépendances et coopération, et, en même temps, responsabilité, pragmatisme, et efficacité… Serait-ce possible ? Rêvons et surtout agissons !

La mondialisation

Il existe une idée reçue considérablement répandue qui affirme que nous, le peuple, sommes réfractaires à la mondialisation. Un idée qui sous-entend que nous, le peuple, sommes un peu arriérés et n’avons rien compris au sens de l’histoire. Mais il me semble que « non ».

Personne n’est contre la mondialisation. Nous sommes tous, ou presque, prêts à découvrir le monde, profiter de sa beauté, de sa diversité, de son humanité et de son hospitalité au-delà des frontières de notre propre pays.

Ce contre quoi nous sommes, c’est une mondialisation qui a pour principale finalité la recherche de profits financiers toujours plus grands, par la consommation effrénée notamment, au détriments de la vie et des « gens ». Ce n’est pas la même chose. Il me semble que « les peuples » ne nagent pas à contre-courant ; ils ont seulement « une envie d’autre chose ». En arrière-plan, c’est une vision politique et économique « autre » qui se dessine, une autre mondialisation, d’autres rapports humains, un autre rapport à la nature, à la propriété, à la vie et au sens que nous lui donnons, individuellement et collectivement…

La mixité sociale, sa richesse et sa non-représentation au sein des institutions

La vitalité sociale, le métissage et la mixité culturelle se développent merveilleusement bien dans ce qu’il est convenu d’appeler les banlieues et les quartiers, mais aussi dans les villes et les campagnes. Le pire existe peut-être, le meilleur aussi. Surtout le meilleur. Pourquoi n’en parlons-nous pas davantage ?

Pourquoi les élus et les membres des institutions françaises sont-ils si peu représentatifs de la mosaïque sociale, culturelle et ethnique qu’est la France ? Non, nous ne nous regardons pas tous en chiens de faïence ! Et oui, nous faisons des fêtes ensemble, nous nous entraidons, nous vivons ensemble, partout en France, partout dans le monde. Le potentiel des liens humains de qualité, nourris d’amour, d’attention, et d’empathie, est immense, ici et ailleurs, sur la planète.

L’intelligence de la société civile

La société civile est cet espace où se développent de multiples réseaux et mouvements citoyens et associatifs, dans tous les domaines du « vivre ensemble ». On s’y rencontre, on échange des visions et des idées, on les mets en oeuvre. La société civile est de plus en plus consciente d’elle-même. Elle est vivante car de plus en plus reliée en archipels animés. Elle est active et force de propositions.

Sa voix, où plutôt ses voix, celles des citoyens qui réfléchissent et agissent, méritent d’être davantage entendues et ses propositions mises en débat.

Pourquoi les médias, encore eux, mais également les politiques, mettent-ils autant de temps à voir qu’il y a là des propositions pour une autre voie, une autre vie, une autre économie… ?

Les dirigeants d’entreprise ont là, eux aussi, à portée de main, de multiples sources de créativité et d’innovation. Des passerelles commencent à se créer. Ce mouvement peut encore être largement accéléré, au bénéfice de tous.

L’égalité hommes-femmes

Il y a dans notre société un sujet tout simple, mais énorme ! Qu’est-ce qui justifie les inégalités hommes-femmes ? Et comment se fait-il que les écarts constatés, au niveau salarial, mais aussi professionnel et culturel, ne soient pas encore comblés ! C’est juste incompréhensible ! Vraiment énorme !

Science et spiritualité

Aujourd’hui, la science rencontre la spiritualité. Le regard que nous portons sur ce que nous considérons être « le réel » et sur « l’humain » va en être bouleversé : le temps, la réalité, la vie, la mort, l’existence possible d’un mur de lumière, nos potentialités… Tous ces sujets commencent à être requestionnés. Cette évolution est à la fois intellectuelle et sensible. Elle est un des ingrédients indispensables à la métamorphose en cours…

La vie en société… terrienne

Du changement à la spiritualité, de la mondialisation à la mixité, en passant par la politique et l’égalité homme-femme, tous ces thèmes sont liés ! Il s’agit, ni plus, ni moins, de la vie en société terrienne.

 

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