Dystopie, Anamorphose et Anamnèse

Et si les dystopies n’étaient que des anamorphoses qu’il est possible de modifier voire de transmuter par le pouvoir (et le courage) de l’anamnèse ? Si comme moi vous auriez été incapable de comprendre ou seulement de prononcer spontanément cette phrase, laissez-moi vous raconter comment elle m’est venue à l’esprit et combien elle est d’actualité il me semble.

Dystopie

Ces derniers mois, des mots qui ne faisaient pas partie de mon vocabulaire quotidien (qui est assez basique) sont venus résonner à mes oreilles. Je les ai lus dans des articles d’analyse, ou entendus dans des vidéos ou conférences.

Certains de ces mots m’amènent à m’interroger sur ce que mon imaginaire (densifié par mes émotions et mes pensées) est capable de projeter sur le réel et sur le futur.

Un mot par exemple : Dystopie. Une dystopie est un récit de fiction qui décrit un monde utopique sombre (comme par exemple le livre « 1984 », de George Orwell). L’opposé de dystopie étant, comme vous le savez, utopie.

En ramenant à moi ce mot, je me dis alors que je peux focaliser mon attention sur une dystopie… ou pas !

Anamorphose

D’autres mots m’interrogent sur la nature de ce qu’on perçoit et sur la capacité de notre imagination à tordre le réel. D’ailleurs, le réel existe-t-il vraiment ?

Un mot par exemple : Anamorphose. Il y a plusieurs définitions à ce mot, la principale étant « Image déformée (selon des règles précises) que donne un miroir courbe ». Par extension, en art, une anamorphose est aussi une illusion d’optique, un trompe l’oeil (comme l’image d’illustration en trompe-l’oeil, Cratère Opéra1, crédit StudioSubito2).

Anamnèse

D’autres mots me ramènent à moi, à mon histoire et à la manière dont je m’en saisis pour mieux me comprendre.

Un mot par exemple : Anamnèse. L’anamnèse est le retour à la mémoire du passé vécu et oublié ou refoulé. L’anamnèse s’oppose à amnésie. L’anamnèse c’est « je me souviens ». Elle peut nous amener très loin à la rencontre de notre véritable essence.

Les mots et l’imaginaire

Ainsi, et si les dystopies n’étaient que des anamorphoses qu’il est possible de modifier voire de transmuter par le pouvoir (et le courage) de l’anamnèse ?

Que de mots j’ignore et qui sont pourtant des chemins de libération de mon imaginaire qui, en noir et blanc ou en couleurs selon mon humeur, ne cesse de projeter sur l’écran de la vie un film qu’on appelle la réalité. Merci les mots. Loin de la Novlangue, vous êtes des clés qui à leur manière nous aident à cesser de croire que la matrice qui nous enserre est une fatalité.

J’ai soudainement envie d’apprendre une foultitude de mots oubliés par mon cerveau bien trop paresseux et compressé, et avec eux de révéler l’architecture des mondes nouveaux qui n’attendent que notre regard décalé pour se dévoiler à nous. Ces nouveaux mondes sont déjà là, bien sûr. A nous de les rêver et de les projeter 👍

PS : l’illustration en trompe-l’oeil de cet article (Cratère Opéra1, crédit StudioSubito2) montre à quel point nos perceptions sont relatives et conditionnent nos états d’être et nos comportements (le jeune garçon semble craindre de poser le pied sur le sol, dans ce qu’Il/elle voit être un cratère). Plus nous projetons du positif sécurisant, plus c’est l’inverse qui se passe. Nous sommes confiants et avançons joyeusement. Et notez que dans les deux cas, le sol est là, et on peut avancer ! 😉 Prenons quelques secondes, ou minutes, ou plus, et projetons nos plus beaux rêves pour le futur 🌈💓

Publié par Laurence Baranski

Changement Transformation Métamorphose