Les nouveaux ingrédients de la métamorphose humaine

Photo sarlatLes sociétés occidentales sont matérialistes. Résultat : nous vivons aujourd’hui en déficit de spiritualité.

Ce déficit peut être difficile et pesant à vivre. C’est ainsi que nous sommes de plus en plus nombreux à chercher à nous reconnecter à la part de notre nature oubliée : celle du sensible, du subtil et du cœur.

De leur côté, les nouvelles sciences, notamment les sciences quantiques, nous offrent depuis quelques années un autre regard sur la vie, la mort, l’esprit, la conscience, le temps… Leurs hypothèses et découvertes rejoignent à bien des égards les enseignements spirituels des traditions de sagesse.

Des ponts se dressent aujourd’hui entre science et spiritualité. Une nouvelle vision de la vie est en train d’émerger. Elle fait apparaître de nouveaux espaces pour être, vivre et aimer…

La quête grandissante de spiritualité au sein de nos sociétés est un vrai phénomène de société. Cette quête a de multiples portes d’entrée. Elle bouscule toujours nos connaissances, certitudes, et croyances. Il reste encore de nombreux tabous culturels à lever pour élargir véritablement notre champ de vision et de perception… et vivre autrement ensemble, en société. Nous sommes en chemin…

La métamorphose qui nous attend, et dont les prémices sont déjà là, est avant tout une métamorphose du regard que nous portons sur nous-mêmes et sur la vie. C’est avant tout une métamorphose humaine.

Pour en savoir plus sur les conférences que je propose, je vous invite à me contacter. Avec plaisir pour échanger avec vous autour de ces sujets transformateurs…

Et si nous éclairions mutuellement nos chemins ?

Pour le plaisir du partage : voici un texte écrit il y a quelques années déjà et qui vibre toujours en moi. Il exprime d’une certaine manière ma vision de l’essence du coaching, de l’accompagnement. J’aime cette idée selon laquelle, ensemble, nous tissons des fils de lumière en mouvement tout autour de la Terre…

Il est des personnes qui ne cherchent pas à nous enfermer dans leurs propres croyances, ni à nous utiliser au service de leurs propres projets, ni à nous faire parler leur langage, ni à nous faire partager à tout prix leurs rêves et leurs espoirs. Il est des personnes qui ne cherchent pas à nous faire porter leur croix, eût-elle la légèreté de la lumière.

Il est des personnes qui nous écoutent avant de se raconter. Des personnes qui n’ont rien à nous prouver ; qui savent entrer dans notre univers lorsque nous les y invitons, pour mieux nous comprendre, en douceur, sans violence ; qui savent ne pas juger ; qui parlent peu, mais juste, de manière unique, adaptée à ce que nous sommes, à nos doutes, à nos peurs, à nos faiblesses. Des personnes qui nous apaisent et nous réchauffent ; qui nous aident à nous libérer ; qui voient d’abord en nous le potentiel de vie et de créativité ; qui respectent nos rêves. Des personnes qui en connaissent la puissance. Il est des personnes qui nous permettent de grandir et de nous construire.

Ces personnes-là sont toujours trop rares. Mais elles existent. Nous en avons tous, un jour, rencontrées. Un parent, un professeur, un enfant, un ami, un thérapeute, un artiste, un inconnu… Des révélateurs, des catalyseurs, des guides, des passeurs. Des éclaireurs. Des éclaireurs qui ne nous parlent pas de leur chemin mais qui rendent visible le nôtre, le temps d’un instant, le temps d’une parole, le temps d’une rencontre ; qui nous permettent de voir plus loin, qui nous autorisent à nous donner l’autorisation de voir plus loin. Des éclaireurs qui nous permettent de comprendre la direction que l’on était en train de prendre, qui nous aident à percevoir le sentier que l’on souhaiterait à présent plus que tout emprunter. Juste pour voir, ou pour expérimenter, pour tester, pour découvrir, pour rencontrer.

Puis on se retrouve seul. Parfois le chemin reste éclairé. Parfois, il s’obscurcit à nouveau. Le noir, le doute, la solitude. Mais on garde le souvenir de ce que l’on a vu, perçu. Une flamme brille, intérieure. Notre propre vérité.

Oui, ces personnes-là existent. Loin des certitudes dogmatiques, elles savent qu’aucune vérité n’est absolue. Elles pressentent que la connaissance est sans fin. Alors elles cherchent, guidées par la joie que procure la compréhension de ce qui était incompréhensible jusqu’alors, par la joie de la curiosité satisfaite, par la joie de la fulgurance du savoir qui enfin fait sens. Elles avancent, tels des pèlerins. Et la lumière qui émane de leur lanterne nous permet de voir au-delà de ce que nous savions de nous-mêmes. Même longtemps après les avoir quittées, nous gardons pour elles une profonde reconnaissance. Parfois même, dit-on, une reconnaissance « éternelle ».

Chemins de vie qui se croisent et se décroisent. Création d’une toile de fils de lumière en mouvement sur la surface de la Terre.

Certainement avons-nous tous été un jour révélateur, catalyseur, guide, passeur pour un autre que nous, pour d’autres que nous. Peut-être l’avons-nous su, peut-être pas. Qu’importe, si nous avons donné. Donné de l’espoir, donné de l’envie, donné de la vie. Qu’importe, si nous avons permis à l’autre de nourrir sa propre vie, et à son tour d’éclairer d’autres chemins de vie. Tout comme d’autres l’ont fait pour nous. C’est cadeau !

Réciprocité, altérité. Pour grandir ensemble, en conscience.

Lâcher prise : oui ! Mais lâcher quoi ?

En ce moment, tout et tout le monde nous invite à lâcher prise. Mais lâcher quoi ?

A l’échelle personnelle

A l’échelle personnelle, il y a deux écoles en matière de lâcher prise :

  • La première consiste à aller chercher dans nos profondeurs intérieures ce que l’on doit lâcher. Le risque est de passer beaucoup de temps en questionnement et séances de psycho-émo-spiritualogie diverses et variées. Chacun.e choisira sa technique. Au bout d’un certain temps (parfois des années), on peut en avoir assez (l’introspection c’est bien, mais à un moment donné il faut vivre se dit-on !) et on pourra se laisser tenter par la deuxième école.
  • La deuxième école nous dit que peu importe de connaître avec précision ce qu’on lâche. L’essentiel est de le laisser au passé, de le brûler, réellement ou symboliquement, et d’avancer, bien sûr sans se retourner. Mais, on le sait par expérience, si tout n’est pas réellement bien brûlé, la vie va nous resservir ce qui est encore là, à régler, à équilibrer. On se dira : encore ça ! Et on pourra alors être tenté.e de se (re)plonger dans des séances de psycho-émo-spiritualogie pour définitivement se libérer de ce qui est venu à nouveau nous perturber.

En fait, les deux écoles sont valables.

Tout dépend du moment de sa vie où l’on se trouve. Jusqu’à ce que l’on n’ait plus besoin ni de la première école, ni de la seconde. Juste du souffle de la vie. La libération ! C’est tout un chemin…

A l’échelle collective et sociale

Alors là, à l’échelle collective et sociale, c’est une toute autre histoire et il y a certainement beaucoup plus que deux écoles.

Ceci dit, je ne vois pas bien comment nous pourrons collectivement lâcher prise avec l’ancien (dans le but de permettre au nouveau d’émerger), si nous ne faisons pas préalablement ce travail individuellement.

En matière de lâcher prise, la transformation personnelle est première sur la transformation collective et sociale.

Je pense que les dirigeants et futurs dirigeants sont les premiers à devoir effectuer ce travail sur eux-mêmes.

Que l’on considère le dirigeant en chacun de nous, en tant que dirigeant de sa vie. Ou les dirigeants qui, de part leur niveau de responsabilité et d’influence, ont le pouvoir d’influer sur les dynamiques collectives. A l’heure des grandes transformations d’aujourd’hui et de demain, c’est, me semble-t-il, un sujet important, essentiel, vital.

Vers une métamorphose consciente…

La vie est « plus » que ce que nous avons pris l’habitude de croire qu’elle est. Nous sommes « plus » que ce que nous pensons être. L’Univers est « plus » que ce que nous en percevons.

Quant à la vie et à la conscience, qui restent des mystères tant pour les sciences que pour les Églises d’aujourd’hui, elles sont les nouveaux terrains d’exploration de l’humanité, nos nouveaux espaces de conquête, nos nouveaux champs du savoir et de la connaissance.

Sur ces différents sujets, une parole est en train de se libérer.

Elle est nourrie de sensibilité. Elle se situe au croisement des nouvelles sciences et de la spiritualité. Elle s’applique à équilibrer les énergies masculines et féminines et laisse beaucoup d’espace à ces dernières tant le féminin a été malmené et muselé ces derniers siècles. Il a du retard à rattraper.

Cette parole nouvelle qui ose aujourd’hui se faire entendre est salutaire : elle est comme le chaînon manquant qui va nous permettre d’entrer véritablement dans une nouvelle ère. Il est l’heure d’emprunter cette voie, celle de la métamorphose consciente.

Que veut-on : la guerre ou la paix ?

20171111_141241On pourrait croire que j’ai « une dent » contre les entreprises de transport en commun. Il y a quelques semaines, je publiais un article sur la fresque qui donne à voir une Europe bien pâle dans les couloirs du métro de la gare Montparnasse.

C’est à présent les murs de la gare Saint Lazare, côté métro, et pire ceux de la station de métro Opéra, qui m’ont choquée, plus encore scandalisée, plus encore sidérée, immobilisée. J’en ai perdu le nord (impossible de trouver la direction Gallieni de la ligne 3 durant plusieurs minutes) et j’ai failli arriver en retard à mon RV. Mais, je vous assure, je n’ai rien contre les transports en commun, bien au contraire.

L’OBJET DU SCANDALE ?

Il se trouve sur un immense mur de grands escaliers de la station de métro de la gare Saint-Lazare. Je l’ai d’abord vu de loin. Je me suis dit  « qu’est-ce que c’est que cela ? » pensant que mes yeux me trompaient. J’ai regardé plus attentivement en me tournant dans l’axe de ma première vision furtive. En affichage géant, comme au cinéma, ou comme dans la vraie vie, la guerre en pleine action. Je n’en croyais pas mes yeux !

J’ai demandé à un monsieur qui attendait là, immobile, si cela ne le choquait pas, car moi si. Non, il n’avait même pas l’air de l’avoir vue.

On sait le pouvoir subliminal des images, leur impact sur nos cerveaux et nos humeurs, sur nos conditionnement et formatages intellectuels et psychologiques. On sait parallèlement que des milliers de personnes, adultes et enfants de tous âges, passent là chaque semaine, jour après jour. Et que leur donne-t-on à voir ? La guerre comme si on y était !

ILS ONT FAIT CELA AUSSI ?

J’ai repris mes esprits et le métro. J’ai oublié. Mais quelques minutes plus tard, arrivée à la station Opéra, je me suis dit : « ce n’est pas vrai, ils n’ont pas fait cela ! ». Eh bien si, ils l’ont fait. La totalité des murs de la station opéra est recouverte de la même affiche. Pas seulement à l’emplacement des publicités habituelles. Non, partout, jusque dans le moindre recoin. Un peu comme si nous avions tapissé la totalité de notre salle de séjour avec des images de guerre et d’hommes au combat. Quoi de plus naturel après tout ? Nous aurions bien le droit. Cela dit, à l’heure des contrôles renforcés, si cela se savait, les services de l’ordre commenceraient certainement à porter un regard soupçonneux. Guerre, armes, combat…  Apologie de la violence ? Incitation à la haine ?

CA S’APPELLE LE MARKETING, LA PUBLICITE, ET LE COMMERCE D’AUJOURD’HUI

Eh bien, de telles images, il est possible de les afficher, en grand, dans des espaces publics. Cela s’appelle le marketing, la publicité, le commerce ! C’est très sérieux ! L’entretien et le renouveau de nos transports en commun est à ce prix certainement. On voudrait d’ailleurs nous préparer à un état de guerre prochain, hypothétique, mais on ne sait jamais, on ne s’y prendrait pas mieux. En l’occurrence, pour ces images-là, il s’agit de la promotion d’une série américaine d’un jeu vidéo « la plus vendue de l’histoire, derrière Super Mario et Pokémon » dixit Wikipédia, et semble-t-il adepte des paradis fiscaux. Je préfère vraiment les Pokémon !

QUESTIONS AUX DIRIGEANTS ET DECIDEURS

Mesdames et messieurs qui faites de tels choix commerciaux, ne pensez-vous pas que les grandes entreprises dédiées au service public (comme les autres d’ailleurs) ont une responsabilité quant à la qualité environnementale et visuelle des espaces fréquentés justement par le public ?

Ne pensez-vous pas que vous avez une responsabilité quant à l’impact de vos choix sur nos cerveaux et notre sensibilité, dans la mesure où nous sommes obligés de passer par là ?

Ne savez-vous pas que le beau génère du beau, et qu’une image de paix incite à la paix ? Et que le contraire est vrai aussi ?

 

A chaque fois que je passe par là, je suis choquée… et je me questionne !

Fresque Erasmus.jpg« Par là » c’est le long couloir de la station de métro « Montparnasse Bienvenue » à Paris. Depuis le 7 juillet une longue fresque célèbre les 30 ans du programme européen Erasmus.

Ce programme, qui a donc 30 ans, « consiste en un échange d’étudiants entre les différents pays ayant signé l’accord. Cela comprend les 25 pays européens, ainsi que l’Islande, la Suisse, le Liechtenstein, la Norvège, la Bulgarie, la Turquie et la Roumanie. »
Ce programme est souvent jugé formidable. Il permet aux étudiants de voyager, de se rencontrer, d’apprendre autrement, de fertiliser les savoirs. Félicitation aux initiateurs de ce programme ! Jusque-là tout va bien.

CE QUI ME CHOQUE ? Sur cette longue fresque de 134 mètres de long, on voit des visages d’hommes et de femmes, les couples Erasmus, et des visages d’enfants, les enfants Erasmus. Tous visiblement heureux et souriants. Nous nous réjouissons pour eux.
Mais, c’est mon étonnement, ils sont tous blancs ! (à l’exception d’un réunionnais en début de fresque à la peau légèrement plus bronzée).

EST-CE CELA l’EUROPE AUJOURD’HUI ? N’y a-t-il pas déjà, dans les lycées et les universités européennes, des étudiants à la peau café au lait, noire, ou aux yeux bridés ? Et si oui, où sont-ils sur cette fresque ?
Le ministère des affaires étrangères, allié à la RATP, et aux responsables du programme Erasmus qui ont validé cette fresque voudraient-ils nous faire passer un message subliminal autour de la couleur de la peau d’Europe ? Un message qui dirait que la vraie Europe est blanche ? Moi qui suis animée de la conviction que le métissage est l’avenir de l’humanité, je ne peux le croire. C’est un oubli, forcément, mais qui en dit long sur nos prismes déformants, nos aprioris, nos croyances profondes, les germes d’un racisme latent que nous portons en nous, et le manque d’ouverture qui est toujours notre signature lorsque nous ne faisons pas l’effort de considérer « l’autre » comme un autre « nous ».

Par curiosité et intérêt, je suis en train de lire le livre d’entretiens entre le sociologue Dominique Wolton et le Pape François. Je n’en suis qu’au début. A propos de l’Europe, le Pape François regrette que ce vieux continent soit devenue « grand-mère ». Il ajoute qu’en ce moment « elle a peur, elle se ferme ». Il la voudrait « mère » dit-il. Je suis d’accord. Une mère qui accueille tous ses enfants, issus de tous les croisements, pourvu qu’ils soient d’amour.

QU’ON SE LE DISE ! Non seulement l’Europe est aujourd’hui multiculturelle et multiconfessionnelle, mais elle est aussi colorée. Elle est bigarrée. Elle est métissée. Cela en fait sa richesse d’aujourd’hui et de demain. Il faut le dire et l’écrire en grand et en long sur les murs des couloirs des métros et d’ailleurs, là où passent chaque jour des milliers de personnes.

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Merci d’avoir lu ce post jusqu’au bout. Je lirai avec plaisir vos commentaires. Peut-être d’ailleurs découvrirai-je grâce à eux quelque chose qui m’a échappé dans cette fresque et dans ses intentions.

En savoir plus :

Coming out spirituel : le regard d’Olivier Clerc…

Olivier Clerc est écrivain, formateur et conférencier franco-suisse. Il est surtout spécialiste du pardon et du développement personnel, et passionné de spiritualité. Il a lu Le coming out spirtuel. Voici ce qu’il écrit sur son blog
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En février 2017, Abdennour Bidar lançait une pétition intitulée « Coming out spirituel ». Dans la même lancée, ce mois de septembre 2017, les Editions Trédaniel publient le livre de Laurence Baranski qui porte quasiment le même nom « Le coming out spirituel ».

C’est un livre courageux, puisque l’auteure ose y aborder ce qu’un grand nombre d’entre nous pensons, croyons ou avons vécu… sans trop oser en parler ouvertement, par peur des conséquences. Son livre traite non seulement du sens de la vie, mais de la conscience, de la mort, des NDE, de la communication avec les mondes invisibles, des origines de l’humanité, des extra-terrestres, et j’en passe.

Un livre courageux, disais-je, parce qu’aborder ces thèmes dans la culture actuelle peut effectivement faire courir de gros risques. A l’époque de l’Inquisition, les mécréants pouvaient finir brûlés sur le bûcher ; aujourd’hui, ceux qui remettent en question les dogmes du scientisme dominant risquent d’être « grillés » dans leur vie professionnelle et privée. Le scientisme, c’est cette religion qui ne dit pas son nom, et qui a enfermé le monde moderne dans sa seule dimension visible, mesurable et objective. Le scientisme, c’est la transformation de la science véritable en dogmes indiscutables, dogmes que le célèbre biologiste Rupert Sheldrake a brillamment exposés dans son livre « Réenchanter la science » (traduction polie de « The Science Delusion », soit « L’illusion scientifique », plus explicite en anglais), ce qui lui a valu l’insigne honneur d’être censuré sur TED.com, une première mondiale…

Je précise – pour l’avoir rencontrée plusieurs fois par le passé – que Laurence Baranski n’est pas une illuminée, une « flyée » comme disent les Québécois, ni quoi que ce soit de ce genre. Elle est coach de dirigeants, elle a tout à fait les pieds sur terre et la tête sur les épaules.

Son livre et sa démarche relèvent du même esprit qui anime l’INREES et la revue Inexploré depuis 10 ans, dont les statuts disent : « s’intéresser à ces expériences que nous n’arrivons pas à expliquer et que nous qualifions d’extraordinaires, voir de “surnaturelles”, tout en conservant les deux pieds sur terre ».

De la même manière que la science véritable n’a pu naître qu’en se libérant du joug de la religion qui dominait jusque-là, le « nouveau paradigme » ne naîtra à son tour qu’en s’émancipant du carcan étroit dans lequel une certaine science a voulu enfermer la réalité, en en niant des pans entiers parmi les plus essentiels. Dans toutes les discplines scientifiques, d’éminents savants abondent d’ailleurs déjà dans ce sens, mais il reste encore beaucoup de résistance à surmonter.

Comme l’a clairement expliqué Ken Wilber (notamment dans Une brève histoire de tout), les résistances actuelles s’expliquent par une confusion entre ce qui est pré-rationnel et ce qui est post-rationnel, c’est-à-dire ce qui vient avant ou après la raison qui gouverne actuellement en maître. Le pré-rationnel était gouverné par toutes sortes de croyances, dogmes et superstitions, c’était le règne de l’obscurantisme, dont la science a dû s’extraire. Le post-rationnel, qui n’est pas le retour en arrière tant redouté mais un vrai bond en avant, va au-delà de la seule raison pour aborder le monde sensible, spirituel, invisible, mais en s’appuyant sur tous les acquis de la science et de la raison qu’il intègre et dépasse.

Le « Coming out spirituel » de Laurence Baranski est donc un livre de notre époque, totalement en phase avec les questions que nous nous posons, avec le mouvement d’éveil des consciences qui ne cesse de grossir depuis plus de 30 ans. Il ne nous invite pas à croire ceci ou ne pas croire cela. Il nous invite plutôt à ouvrir les yeux, à réfléchir, à tester, à élargir notre conscience et nos horizons, à découvrir de nombreux faits, théories, idées différents de ceux qui nous ont été imposés jusqu’ici.

Et si le monde n’était pas seulement ce qu’on nous en a dit jusqu’ici ?…

Lire l’article, et plus encore, sur le blog d’Olivier Clerc