La voie de l’initiation spirituelle : revenir chez soi

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« … Il y a donc bien différents niveaux vibratoires. Il y a, si on se réfère à la doctrine judéo-chrétienne toujours très imagée, celui des anges, celui des archanges et encore celui des séraphins, et d’autres encore. Notre conscience, évolutive, vibre à l’un de ces niveaux vibratoires. Nous rêvons de nous y reconnecter, car là se trouve notre sentiment d’unité. Nous y sommes chez nous. Lorsque nous atteignons le plan vibratoire qui est le nôtre, nous nous sentons en harmonie, dans le point-instant.

Il existe un chemin pour y retourner de notre vivant, au cours de sa vie terrestre. C’est la voie de l’initiation spirituelle. C’est la voie qu’emprunte l’aspirant qui part à la rencontre d’Isis et dont il soulèvera peut-être le voile. C’est celle du sage hindou qui passera une grande partie de sa vie à méditer dans une grotte, puis peut-être ensuite à enseigner. C’est celle de ce philosophe grec, comme Pythagore, parti plus de vingt ans suivre l’enseignement des initiés et des grands prêtres d’Égypte, de Sumer ou de Babylone, avant d’enseigner à son tour en Occident. C’est celle du jeune Indien d’Amazonie, qui aura appris au cœur de la forêt le pouvoir des plantes et des énergies, et qui aura certainement bu, avant cela, de l’ayahuasca, une drogue pour les Occidentaux, un breuvage sacré qui expanse la conscience pour le chaman averti.

Mais c’est aussi, de nos jours, la voie choisie par cet.te inconnu.e qui, quel que soit l’endroit sur la planète, tout en assurant les responsabilités de son quotidien, orientera toute son énergie et ses choix de vie vers la recherche de la réponse à cette simple question : Qui suis-je ?

Le chemin initiatique est ouvert à chacun et chacune. C’est cependant une voie exigeante qui implique un travail sur soi continu, sincère et authentique… »

Laurence Baranski, extrait de « La mort n’est pas la fin », Flammarion, 2019

Je me pose une question : est-il possible d’emprunter cette voie dans le monde du business et des entreprises ? 

 

La mort n’est pas la fin

Deux couvertures… mais un même contenu. A gauche la version française de mon dernier livre, paru chez Flammarion en février 2019. A droite, la version québécoise, édité chez Edito, en avril 2019. Je suis heureuse de cette traversée de l’Atlantique !

Parler de la mort, c’est parler de la vie. C’est aussi parler de la conscience, cette grande inconnue. Qu’en savons-nous ? Très peu de chose encore. 

Un débat agite actuellement la communauté scientifique.

Nous avons d’un côté le courant historique, le plus important, qui affirme que tout, y compris la vie, naît à partir de la matière. Pour ce courant, la conscience est une émergence du cerveau. Pas de cerveau, pas de conscience.

De l’autre côté se trouve un courant récent, qui se qualifie de post-matérialiste. Les scientifiques qui en font partie posent l’hypothèse, notamment au vu de l’étude des phénomènes de mort provisoire et de médiumnité, que la conscience, ou « esprit », perdure après notre mort physique et même existait avant. En fait, nous baignerions dans un champ de conscience, hors du temps. Là se trouve notre véritable nature. Une main tendue vers les spiritualités universelles, dites de sagesse, qui depuis toujours nous invitent à la recherche de ce moi éternel, qui devient alors le Soi…

« La mort n’est pas la fin » est à la fois un voyage et un guide sur ces chemins des perceptions multidimensionnelles et de quête de soi… Une échappée de l’autre côté du voile, au-delà du mur de lumière, là où tout va plus vite que la vitesse de la lumière… 

Je vous souhaite une belle lecture, si le coeur vous en dit. N’hésitez pas à me faire part de vos impressions, de vos propres expériences, de vos témoignages…

 

Produire du sens, autrement

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Le courant de « l’autrement »

Je fais partie de ce courant de personnes qui depuis quelques années et même quelques décennies fait la promotion de « l’autrement » :

  • penser et agir ensemble autrement, de manière plus simple et plus pragmatique, depuis le sol et non pas hors sol,
  • produire autrement, dans le respect de l’environnement, de la nature et de ses cycles,
  • travailler autrement, en recherchant l’efficacité à travers la raison d’être de notre travail et le respect de nos valeurs, à contre-courant de la culture du paraître, de l’image, du toujours plus et de l’avoir.

Nous sommes nombreux à faire partie de ce courant, et nombreux sont celles et ceux qui le rejoignent, ou y aspirent.

Pourtant, que constate-t-on ?

Secteur privé, secteur public : le même non-sens

Dans le secteur privé, les décisions dites stratégiques qui vont entrainer des changements conséquents au niveau des organisations et des équipes, apparaissent aujourd’hui motivées par le seul désir de gagner une partie de Monopoly déshumanisée, une partie semble-t-il jouissive pour celles et ceux qui sont autour de la table en train de compter frénétiquement leur capital et d’en mesurer la croissance.

Entasser les billets reste la finalité recherchée, en dépit des discours humanistes ou écologiques énoncés qui ne sont qu’un vernis factice qui ne berne plus personne, même si, trop souvent, nous aimerions encore y croire.

Dans le secteur public, les exigences affichées – et certainement légitimes -, d’efficacité et de nécessaire réduction des coûts sont malheureusement trop souvent déclinés dans les organisations en dépit de tout bon sens, au mépris de ce qui a fait la richesse du secteur public : la recherche de la valorisation du bien commun au bénéfice de l’accroissement de la culture, de l’intelligence, ou encore de la qualité de vie pour tous.

L’accroissement du mal-être et du non-sens

Ainsi va la vie de nos entreprises et organisations.

Elles sont actuellement victimes d’une frénésie d’agitation qui produit chaque jour un peu plus de non-sens et de mal-être que l’on tente de rafistoler par des programmes de bien-être au travail. Ces programmes produisent certes des réussites et des victoires humaines, heureusement. Mais ces réussites sont marginales et semblent si fragiles face au tsunami de l’argent roi et de la rationalité économique et financière érigés en seule finalité.

Certes, l’émergence des entreprises libérées, humanistes, holocrates, solidaires… nous laissent aujourd’hui entrevoir d’autres futurs possibles, encore embryonnaires, mais heureusement porteurs d’un espoir salvateur.

Des personnes et des équipes déstabilisées et touchées au cœur

Pour l’heure, dans nos entreprises et organisations, ce sont les personnes qui payent les pots cassés.

En tant que coach et conseil en conduite du changement, j’admire l’implication de chacun pour atteindre au mieux les objectifs, pour délivrer des services ou des produits de qualité. L’engagement professionnel est réel. La conscience professionnelle domine. La raison en est simple : créer ensemble une œuvre collective, belle et utile, est une source d’estime de soi et de plaisir. Cela donne du sens à notre travail et à nos vies. Nous avons besoin de ce sens. Alors nous le produisons ensemble.

Pour autant, l’incohérence de plus en plus flagrante des décisions prises en haut lieu, dans des instances de gouvernance totalement déconnectées de la réalité vécue, dans les comités de direction, comex et autres conseils d’administration, agit comme une flèche qui vient toucher « les travailleurs » au cœur.

Cette incohérence décisionnelle, au nom de pseudo nécessités stratégiques et de ce qu’on appelle le progrès, entraine la négation des efforts intellectuels, créatifs et humains déployés au plus près de l’activité. Cette incohérence décisionnelle est une insulte à l’intelligence rationnelle, relationnelle et émotionnelle produite pour atteindre les objectifs qui étaient fixés, et qui soudainement sont radicalement modifiés.

La résilience professionnelle

Pourtant, je le constate avec admiration à l’occasion de mes accompagnements : même lorsqu’elles sont stoppées en plein vol par des projectiles vraiment inattendus et imprévisibles, les personnes et les équipes se relèvent. Elles se remotivent et repartent.

Le monde est perturbé, trop souvent insensé ? Les décisions apparaissent incohérentes ? Qu’à cela ne tienne. Nous ré-inventons au niveau local de belles histoires que nous mettons en scène et que nous incarnons ensemble. Nous re-créons notre film, un film porteur de sens, générateur de créativité, et alimenté par une nourriture humaine vitale.

J’admire réellement la capacité de résilience et de remobilisation dont les dirigeants sincèrement impliqués dans le « faire » (ils restent nombreux), les managers conscients de leur responsabilité (nombreux également), et les collaborateurs investis (la très grande majorité) font preuve sur le terrain.  Il y a là une nouvelle manière de produire autrement du sens.

Trouver et produire du sens autrement

Le monde est agité. Il perd la tête à bien des égards. Mais c‘est ainsi, nous ne pouvons pas le changer, nous ne pouvons que nous changer nous-mêmes. Alors, localement, nous avons la responsabilité de faire, penser, ressentir, et dire les choses autrement. Nous avons la responsabilité de produire du sens à notre niveau.

Bravo à toutes celles et ceux qui, contre vents et marées, permettent ainsi au monde d’avancer et qui, mine de rien, construisent des digues, résistent concrètement aux vagues d’incohérence, permettent de vivre de superbes aventures humaines, et inventent au quotidien, sur le terrain, de nouveaux modèles managériaux.

De nombreux penseurs ont dit que le changement viendrait de petits groupes. Ces groupes, ces équipes, ces collaborateurs résilients préparent le véritable changement, celui de la production de sens qui prend sa source dans la réalité de nos vies et de nos expériences vécues.

Ce que vous êtes est aussi important que ce que vous faites

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J’ai récemment vu sur un bus une affiche avec cette phrase en commentaire qui disait en substance : « ce que vous êtes est aussi important que ce que vous faites ». Il s’agissait je crois, mais je n’en suis plus certaine car c’est l’idée qui a capté mon attention, d’une publicité pour une banque.

Nous savons généralement ce que nous faisons.

Mais savons-nous qui nous sommes ?

Si l’on en croit cette affiche publicitaire, la vie, même en entreprise et dans le monde des affaires, nous invite dorénavant à répondre à la question « qui suis-je ? » ! Mais qui suis-je ?

Un être biologique ? Un être pensant ? Un être émotionnel ? Un être spirituel ? Un peu tout cela à la fois…

Figé à tout jamais, tant mon équilibre est à présent stable ? Ou bien en constante évolution ? Si tel est le cas, où en suis-je aujourd’hui de cette évolution ?

Lesquelles de mes 4 dimensions, physique, intellectuelle, émotionnelle, et spirituelle s’expriment le plus aujourd’hui dans ma vie professionnelle ? Lesquelles sont en attente et en demande d’expression et d’expansion ?

Lesquelles de ces quatre dimensions de moi-même viennent le plus nourrir mes relations aux autres ? Les relations à moi-même ?

Au fond, est-ce que cela me convient ? Et, question qui n’est pas si inutile que cela lorsqu’on vit en société, est-ce que cela convient aux autres ? 

Voici quelques-unes des questions que l’on peut se poser à l’occasion d’un bilan de vie professionnel ou dans le cadre d’un coaching. Ces questions interrogent autant notre être social, affectif, que notre être profond. Qui plus est, elles nous transforment en élèves de Socrate, ce philosophe qui nous invitait, il a près de 2 500 ans, à nous connaître nous-mêmes.

Lâcher prise : oui ! Mais lâcher quoi ?

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En ce moment, tout et tout le monde nous invite à lâcher prise. Mais lâcher quoi ?

A l’échelle personnelle

A l’échelle personnelle, il y a deux écoles en matière de lâcher prise :

  • La première consiste à aller chercher dans nos profondeurs intérieures ce que l’on doit lâcher. Le risque est de passer beaucoup de temps en questionnement et séances de psycho-émo-spiritualogie diverses et variées. Chacun.e choisira sa technique. Au bout d’un certain temps (parfois des années), on peut en avoir assez (l’introspection c’est bien, mais à un moment donné il faut vivre se dit-on !) et on pourra se laisser tenter par la deuxième école.
  • La deuxième école nous dit que peu importe de connaître avec précision ce qu’on lâche. L’essentiel est de le laisser au passé, de le brûler, réellement ou symboliquement, et d’avancer, bien sûr sans se retourner. Mais, on le sait par expérience, si tout n’est pas réellement bien brûlé, la vie va nous resservir ce qui est encore là, à régler, à équilibrer. On se dira : encore ça ! Et on pourra alors être tenté.e de se (re)plonger dans des séances de psycho-émo-spiritualogie pour définitivement se libérer de ce qui est venu à nouveau nous perturber.

En fait, les deux écoles sont valables.

Tout dépend du moment de sa vie où l’on se trouve. Jusqu’à ce que l’on n’ait plus besoin ni de la première école, ni de la seconde. Juste du souffle de la vie. La libération ! C’est tout un chemin…

A l’échelle collective et sociale

Alors là, à l’échelle collective et sociale, c’est une toute autre histoire et il y a certainement beaucoup plus que deux écoles.

Ceci dit, je ne vois pas bien comment nous pourrons collectivement lâcher prise avec l’ancien (dans le but de permettre au nouveau d’émerger), si nous ne faisons pas préalablement ce travail individuellement.

En matière de lâcher prise, la transformation personnelle est première sur la transformation collective et sociale.

Je pense que les dirigeants et futurs dirigeants sont les premiers à devoir effectuer ce travail sur eux-mêmes.

Que l’on considère le dirigeant en chacun de nous, en tant que dirigeant de sa vie. Ou les dirigeants qui, de part leur niveau de responsabilité et d’influence, ont le pouvoir d’influer sur les dynamiques collectives. A l’heure des grandes transformations d’aujourd’hui et de demain,  me semble-t-il, un sujet important, essentiel, vital.

Les nouveaux ingrédients de la métamorphose humaine

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Les sociétés occidentales sont matérialistes. Résultat : nous vivons aujourd’hui en déficit de spiritualité.

Ce déficit peut être difficile et pesant à vivre. C’est ainsi que nous sommes de plus en plus nombreux à chercher à nous reconnecter à la part de notre nature oubliée : celle du sensible, du subtil et du cœur.

De leur côté, les nouvelles sciences, notamment les sciences quantiques, nous offrent depuis quelques années un autre regard sur la vie, la mort, l’esprit, la conscience, le temps… Leurs hypothèses et découvertes rejoignent à bien des égards les enseignements spirituels des traditions de sagesse.

Des ponts se dressent aujourd’hui entre science et spiritualité. Une nouvelle vision de la vie est en train d’émerger. Elle fait apparaître de nouveaux espaces pour être, vivre et aimer…

La quête grandissante de spiritualité au sein de nos sociétés est un vrai phénomène de société. Cette quête a de multiples portes d’entrée. Elle bouscule toujours nos connaissances, certitudes, et croyances. Il reste encore de nombreux tabous culturels à lever pour élargir véritablement notre champ de vision et de perception… et vivre autrement ensemble, en société. Nous sommes en chemin…

La métamorphose qui nous attend, et dont les prémices sont déjà là, est avant tout une métamorphose du regard que nous portons sur nous-mêmes et sur la vie. C’est avant tout une métamorphose humaine.

Pour en savoir plus sur les conférences que je propose, je vous invite à me contacter. Avec plaisir pour échanger avec vous autour de ces sujets transformateurs…