Inventer demain

« Ils se sont réunis un samedi matin 
pour inventer le monde de demain

Ils étaient femmes et hommes de bonne volonté
voulant réfléchir au sort de l’Humanité
et au temps de l’après 
où les libertés seraient préservées

Ils souhaitaient essaimer des conseils du futur
pour imaginer le monde dans sept fois sept ans
en passager du vaisseau terre
et non en propriétaire

Il fallait pour se mettre en chemin
se tenir debout dans le déséquilibre du marcheur
être assuré que 
de la voûte plantaire
ils atteindraient la voûte céleste
en passant par le courage du cœur
qui leur ferait pousser des ailes
animées par le souffle de l’Amour

Ils avaient appris à incarner 
le changement pour les autres souhaité

A l’invisible du visible éveillés
ils se reliaient et écoutaient 
les forces du Mystère

Ils savaient qu’il faudrait
regarder le passé lucidement
dissoudre les peurs 
inscrites dans la mémoire de la mémoire
ne pas entretenir les colères stériles

L’à venir était cet inconnu
caché à découvrir

Sur le cahier de route
ils écrivaient à l’encre indélébile 
prendre des risques
dire non
revendiquer l’Habeas corpus
inventer des actions pacifiques
relier les résistances résilientes 
et encore encore et encore …

Ils étaient 22 à prendre la route
ils seraient 22 fois 22
et plus encore

Ils construiraient le monde de l’après
un monde solidaire respectueux du vivant
un creuset où l’esprit pénètrerait la matière
pour forger l’Homme de demain. »

Brigitte le 10 mai 2020

***

Depuis 20 ans je participe à des groupes citoyens de partage et de réflexion, j’en anime, j’en initie parfois. 
Depuis 2,5 ans nous échangeons avec quelques amis, de manière informelle. Nous tentons ensemble de nous comprendre et de mieux comprendre l’histoire du monde d’aujourd’hui. 
Il y a quelques mois j’avais diffusé un texte écrit dans ce contexte « Douceur et politique : et si l’amour guidait nos pas ? », texte qui avait fait l’objet d’une réunion ouverte à un public plus large. 
Si je diffuse aujourd’hui ce poème ci-dessus, compte-rendu poétique de notre dernière rencontre (virtuelle bien sûr), c’est tout d’abord parce que je le trouve magnifique, porteur d’un souffle d’espoir et d’un mouvement confiant. Merci Brigitte.
C’est aussi parce que je crois que, dans cette période de transition vers des futurs à imaginer et à créer ensemble, nous gagnerons à partager, échanger, et cheminer ensemble, par petits groupes. Cela n’enlève rien à la nécessité et à la beauté du chemin personnel, mais cela peut le nourrir. Interaction entre le personnel et le collectif, le spirituel et le social. 
Ce type de groupes, libres, ne peut bien sûr fonctionner que sur la bienveillance, l’écoute, le respect. Un travail à faire ensemble, un apprentissage à la fois individuel et collectif. C’est pour moi un des clés de la force et de la fluidité des futurs que nous serons capables de faire émerger. 
Laurence

Vous avez dit « dissonance cognitive » ?

L’expression « dissonance cognitive » est un peu barbare. Mais c’est aussi très important, particulièrement en ce moment. Si, vraiment. Permettez-moi de tenter d’expliquer pourquoi.

Je dis bien « tenter », parce que le principe même de la « dissonance cognitive » est qu’il est très difficile de réussir à se faire entendre, comprendre, et prendre au sérieux lorsqu’on veut exposer une idée. Je vais tout de même essayer de faire en sorte que vous me preniez au sérieux jusqu’au bout dans les lignes qui suivent, mais je ne suis pas du tout sûre d’y parvenir. Alors que vous commenciez peut-être à bien m’aimer, vous allez peut-être vous reculer en me regardant avec méfiance. Peut-être même vais-je perdre quelque ami.e.s car certain.e.s trouveront que je deviens infréquentable. Ou que je perds la tête. Pire, que je deviens dangereusement complotiste ! Je prends ce risque. Et merci infiniment par avance pour votre écoute attentive et bienveillante qui vont m’aider.

Alors, après cette longue introduction, la « dissonance cognitive », c’est quoi ?

Tout d’abord, c’est un processus étudié en science, c’est donc très sérieux. En « sciences humaines », et pour être plus précise en « psychologie sociale ».

En bref, la psychologie sociale étudie les interactions entre les mouvements collectifs, sociaux, et nos cerveaux et psychologies individuelles. Par exemple : comment apparaissent des mouvements de foule, dans un sens ou dans un autre ; ou comment en créer volontairement, c’est à dire en d’autres termes comment manipuler la foule.

Que vient faire la « dissonance cognitive » dans cette histoire de mouvements et de foules ? Elle y tient un rôle clé ! Mais c’est quoi ? Désolée si vous vous impatientez. C’est parce que j’ai l’impression de marcher sur des œufs. Je vais très lentement. J’accélère.

La dissonance cognitive est le processus par lequel nos cerveaux, mon cerveau, votre cerveau, vont être capables d’accepter une idée nouvelle ou pas.

Ce qui se passe généralement est que si une idée nouvelle est proche de ce que nous pensons et croyons habituellement, si cette idée vient confirmer notre vision du monde, si elle vient caresser dans le bon sens nos rêves et nos espoirs pour le futur, nous allons l’accepter et l’intégrer sans problème. Cette idée nouvelle deviendra alors un ingrédient supplémentaire qui nous permettra de penser un peu différemment, individuellement et collectivement, en apportant un peu de nouveauté ou d’espoir, mais sans remettre fondamentalement en question nos croyances individuelles et collectives. Notre cerveau est ainsi fait que ne sommes pas capables, ni surtout habitués, à faire des bonds d’idées trop grands. Nous préférons assurer prudemment chacun de nos pas lorsque nous traversons la rivière, plutôt que de faire un saut qui nous propulserait de l’autre côté.

C’est pourquoi, si une autre idée nouvelle est trop éloignée de ce que nous pensons et croyons habituellement, nous ne pourrons pas l’entendre ou pas l’accepter. Nous pourrons même la rejeter. Et parfois même la repousser violemment, parfois-même très très violemment. L’accepter deviendrait inacceptable, trop déstabilisant pour nous. Cela ne signifiera pas que cette idée est fausse, qu’elle ne repose sur aucuns fondements factuels et sérieux. Elle pourra être très juste et très vraie, mais tellement éloignée de nous et de notre perception, que nous la refuserons.

Dans le mythe de la Caverne, le philosophe Platon a très bien décrit ce processus au regard de ce que nous pouvons accepter sur ce qu’est la conscience, la connaissance et le sens de la vie par exemple. Les humains, disait-il en substance, préfèreront rester dans la caverne des ombres, plutôt de d’écouter les aventuriers et les pionniers qui, tout heureux, viendront leur dire qu’ils ont trouvé une nouvelle idée, plus large, plus ample, plus libératrice vis-à-vis de nos enferment cognitifs.
Dissonance cognitive, psychologie sociale, mouvements de foule, fonctionnement du cerveau, philosophie de Platon… Et alors ?

Confinés, nous vivons une période actuellement inédite et agitée. Elle l’est au niveau émotionnel. Elle va l’être au niveau économique et peut-être social. Elle l’est également au niveau intellectuel. Nos repères habituels s’effondrent. Effet du confinement imposé, nos propres structures mentales évoluent, dans un sens (gout retrouvé pour le plaisir de prendre son temps par exemple), ou dans un autre (peur et angoisse face à l’incertitude et au manque, autre exemple).

Les structures de la société elles-mêmes sont en train de vaciller. De nouvelles grilles de lecture de la société et des forces qui l’animent apparaissent. Pour expliquer tout cela, il y a bien sûr les analyses sociologiques et politiques classiques, que nous connaissons. Mais il y a aussi de nouvelles expressions et de nouvelles idées.

On entend ainsi parler de Nouvel Ordre Mondial, de vaccins et de puces injectées capables de nous tracer et même de nous contrôler. On entend parler de propagande généralisée et du voile de fumée provoqué par un virus qui ne sert qu’à masquer un effondrement économique et financiarisé pour mieux contrôler le monde d’après. On entend même parler de forces obscures motivées par un projet messianique sur l’humanité.

On entend également parler des dangers de la 5G, en même temps qu’un tout autre courant nous parle du pouvoir fabuleux de la 5D lié à l’expansion de nos consciences. De ce côté, on entend parler de la lumière et de ses forces, du pouvoir de nos rêves et de nos intentions, de la conscience sous ses différentes formes, incarnées et non incarnées, et de différents plans de réalité. Nous sommes invités ici à rêver en beau et en couleur pour faire émerger, grâce à notre pouvoir créateur, des mondes nouveaux, où l’amour, le respect et la bienveillance seront nos repères idéaux.

Tout cela est-il du grand n’importe quoi, ou est-ce vrai ? Et si c’était vrai ? Et si, effectivement, nous étions aujourd’hui invités à prendre du recul pour analyser autrement la vaste réalité dans laquelle nous cheminons ensemble.

Attention aux fake news bien sûr ! Grande vigilance !

Mais d’où viennent les fake news ? Des dynamiques sociétales qui vont dans le sens d’une préservation anesthésiée de nos anciennes grilles de compréhension du monde, ou des forces qui nous invitent à sortir de la caverne de Platon ? Et si la guerre dont on nous a parlé à la télé se jouait avant tout sur le terrain de l’information, de la propagande, et de la manipulation ? Ou en sommes-nous, individuellement, de notre propre compréhension et de notre propre dissonance cognitive ? Quelles idées nouvelles sommes-nous prêt.e.s à accepter ? A refuser ? Quelle réalité croyons-nous possible de créer ? Eh, dites, et si les extraterrestres existaient vraiment et que certains dirigeants humains le savaient ? Vous avez dit dissonance cognitive ? Pouvez-vous accepter cette idée ?

Ecoutons avant de prendre position. C’est à chacun de se faire son idée, son opinion et de décider à quel endroit poser son pied, pour faire son prochain pas et avancer.
Alors plus que jamais, information, discernement, et surtout paix. 🙏

Promis à celles et ceux qui me suivent, la prochaine fois j’écris un texte plus court. 😂 Merci à vous 🙏🙏🙏

Investir notre dimension spirituelle pour construire le monde de demain

J’ai posté il y a quelques mois (ou années je ne sais plus) un article qui présentait ma vision de l’humain. C’est une représentation que j’utilise et enseigne depuis plus de 20 ans, que le temps passe ! Rien d’original, il s’agit juste de ma manière de représenter ce que nous sommes : à savoir quatre dimensions en interaction qui ouvrent sur notre cinquième dimension. Ce qui sera original et inédit, est de construire le monde de demain en prenant en compte toutes nos dimensions, sans en brider aucune !

Je résume : 

Dans notre dimension physique, nous sommes un étonnant et complexe mécanisme. A nous de prendre soin de ce temple biologique et métabolique qui est le nôtre en harmonisant son fonctionnement, en paix, en coopération et en interdépendance avec notre environnement… Cela n’exclut nullement la médecine allopathique, mais invite à la prise en charge individuelle et à la responsabilisation vis-à-vis de notre propre santé. 

Nous sommes également des êtres « intellectuels ». Dans cette dimension, celle du mental, à nous de nous questionner, de nous informer, quitte à explorer des idées et des pensées auxquelles nous ne sommes pas habitués. A nous de dépasser nos habitudes intellectuelles, les aprioris, les préjugés… en musclant toujours plus notre discernement. Pour cela, il faut bien sûr être curieux et avoir envie d’explorer les idées encore non « grand public et au-dessous du mainstream »… en acceptant d’être parfois un peu bousculés… et si le monde extérieur n’était pas ce que nous avons longtemps cru ?…. 

Autre dimension : notre dimension émotionnelle. Elle est peut-être celle qui nous apporte le plus de joie pétillante ou paisible, mais aussi le plus de perturbations. Peur et angoisse sont le résultat de sa déstabilisation, comme la boue remonte à la surface lorsque l’eau du lac s’agite, pour une raison ou une autre (raison extérieure : un vent extérieur violent ; raison intérieure : nous avons nous-mêmes lancé un caillou dans le lac, sans anticiper les conséquences). 

Dans cette dimension émotionnelle, nous en sommes toutes et tous au même point. Vraiment au même point ! On peut chercher à compenser durant des années ses déséquilibres émotionnels, mais ils se rappelleront un jour à nous, sous une forme ou une autre. A nous de nous apaiser, de dénouer les nœuds émotionnels dans lesquels nous nous piégeons trop souvent tout seuls, à nous d’apaiser nos émotions, de les maitriser dirait Lao Tseu domptant son buffle (cf. cette représentation célèbre où l’on voit le sage sur un buffle, symbole de son ego) … et de percevoir grâce à cet apaisement l’enseignement libérateur qui, si la libération est réelle, nous donne toujours le sourire ! 

Et il y a notre dimension spirituelle. Elle est étymologiquement celle de l’esprit, du souffle et de la vie. Celle du mystère de la vie qui nous traverse et nous anime.  Qu’est-ce que la vie, qu’est-ce que l’esprit ? Qui le sait. 

Aujourd’hui les sciences modernes (sciences quantiques notamment) rejoignent les sciences de l’esprit (c’est à dire la spiritualité) pour nous inviter à ouvrir notre regard et notre cœur. Incroyable ! Nous sommes arrivés à un stade de l’histoire de l’humanité où l’on entend dire officiellement que l’amour est une force scientifique structurante, que le temps n’existe pas, que la mort est un changement d’état énergétique, que le cinquième élément (l’éther) doit être réintégré dans nos équations scientifiques, et que cela change tout à notre perception de ce qu’est la réalité, la vie et de ce que nous sommes nous-mêmes… 

En équilibrant nos quatre dimensions, ce qui est un vrai travail (c’est le travail thérapeutique, initiatique, de la connaissance de soi…) nous entrons alors dans notre cinquième dimension, notre dimension holistique. C’est celle de notre conscience, globale, infinie, qui peut s’expanser sans limites (si ce n’est celles que nous lui imposons). 

A ce jour, nous avons en Occident sur-investi notre dimension intellectuelle. Nous composons tant bien que mal avec nos dimensions physiques et émotionnelles. Il est l’heure d’investir notre dimension spirituelle. Une fois en équilibre avec nos trois autres dimensions, elle nous ouvre à notre conscience, individuelle et collective. C’est sur ce terrain, et nul autre, que nous construirons du nouveau, le monde de demain. 

Pandémie, confinement, et illusions multidimensionnelles

En cette période de confinement, je suis très sensible aux posts pleins d’humour. Certains me font vraiment, mais alors vraiment, rire. Merci ! Merci aussi pour toutes ces musiques, nostalgiques ou joyeuses, belles. 

Je suis également sensible à tous les posts émouvants qui réveillent l’empathie et la compassion, pour les sans-abris, les femmes battues, les enfants maltraités, ou encore les drames, ailleurs, au-delà de l’épidémie actuelle. Avec vous de tout cœur, par la pensée, que puis-je faire d’autre…

Je suis captivée par le théâtre médiatico-politique stupéfiant et l’absurdité de la situation actuelle, avec son florilège de décisions de non-sens qui oscillent entre technocratie, enjeux financiers et serment d’Hipocrate, et avec ses pénuries, de masques notamment, pénuries soi-disant expliquées mais pourtant inexplicables.

Je remercie toutes celles et ceux, économistes et journalistes sérieux, qui nous expliquent ce à quoi pourra ressembler économiquement « l’après », et ce n’est pas gagné. Mais notre créativité citoyenne aura l’opportunité de reprendre le pouvoir ! Haut les cœurs, tout va devenir possible, je m’en réjouis ! 

Je me passionne encore plus en regardant, avec délectation je l’avoue, les vidéos de tous les lanceurs d’alerte qui œuvrent dans le domaine de l’investigation, que la pensée unique qualifie bien trop hâtivement de complotiste.
Je les remercie pour leurs recherches, pour la hauteur de vue qu’ils nous invitent à prendre, pour nous donner à voir la toile marchandisée dans laquelle nous ressemblons à la proie de l’araignée, toutes et tous confinés dans nos appartements et nos maisons, 3 milliards tout de même. 
Ces lanceurs et lanceuses d’alerte parlent d’enjeux financiers planétaires, d’une poignée de décideurs, d’agenda pour l’humanité, de vaccinations numérisées, de puces rfid, et de bien d’autres choses encore que l’on ne voit pas au premier coup d’œil. 

Et puis, à un moment donné, j’arrête de regarder ces films qui se jouent sous mes yeux. Il y en a bien d’autres. Dans le foisonnement des images et des messages, je ne capte que ceux qui attirent mon attention ou mon intuition, ceux que mes filtres me permettent de décoder. Tout plein d’autres échappent à ma vue, à ma sensibilité, et à mon entendement, j’en ai conscience. 

Et là je me dis : qu’importe que je voie tout, que je comprenne tout. Ou que je ne voie rien, que je ne comprenne rien. Tout cela n’est que forme vibratoire momentanée, cristallisations temporaires, jeux de force éphémères, illusions diverses et d’autant plus multidimensionnelles qu’elles semblent alimentées par un gigantesque processus de transformation. De ma propre transformation. Car tous ces films, ces images et ces messages parlent de moi-même avant tout. Ils sont le reflet de ce qui se joue en moi-même en ce moment-même. C’est pour cela qu’ils m’attirent, c’est pour cela que je les capte. 

Le confinement m’invite à les identifier, les apaiser, et les transmuter. A un certain niveau de réalité, ils vont continuer d’exister, leurs égrégores continueront de vibrer si d’autres les nourrissent. Mais si, moi, je ne m’y accroche pas, je peux dès maintenant m’en servir comme d’un escalier, pour m’élever et aller rechercher, en me hissant sur la pointe des pieds, l’étoile qui m’a toujours guidée. Cette étoile qui me disait déjà lorsque j’étais petite : 
– « Deviens qui tu es. » 
Ou encore : 
– « Tu es déjà celle que tu seras ». (Cela marche aussi, m’a dit mon étoile, pour la phrase : « Tu es déjà celui que tu seras. » 😉)
Je suis. 
Ou plutôt, je monte, marche après marche, l’escalier qui m’y conduit, en écoutant les anges de la vie me souffler doucement et tendrement dans l’oreille : « Tout va bien, aie confiance, tu es sur le bon chemin, car c’est ton chemin. » 
Alléluia, nous sommes sur le bon chemin ! Au-delà de l’agitation et des illusions….

Et pour le plaisir, seulement le plaisir, je replonge alors dans quelques posts rigolos, quelques articles décalés, ou quelques vidéos en apparence déjantées ! 😉

Les fondations du nouveau monde

« Nous avons toutes et tous connu des moments de crise existentielle. Elles se régulent parfois progressivement d’elles-mêmes. Ce n’était qu’une crise passagère. Tout rentre dans l’ordre et nous sommes soulagés de ce retour au calme. Nous nous réengageons alors, apaisés, sur les autoroutes professionnelles et sociales. 

Mais parfois, nous ne parvenons pas à rejoindre le flot de la vie normalisée. Nous restons en marge, incapables de bouger. Nous n’en avons plus la force ou plus l’envie. Nous avons le sentiment que notre maison intérieure s’est effondrée, comme si « elle avait été construite sur du sable » selon l’expression du psychiatre Wilhelm Reich. « Il faut construire ta maison sur du rocher, disait-il aussi. Ce rocher, c’est ta propre nature que tu as tuée en toi. » 

La crise que nous vivons est alors une invitation à aller à la rencontre de notre propre nature, de notre enfant intérieur diront certains, de notre enfant libre, ou encore de notre être profond…

Nous sommes, dans notre être profond, dans notre nature vivante, le véritable socle sur lequel le monde à venir va pouvoir et devoir ancrer ses nouvelles fondations

Ce socle est totalement invisible et immatériel. Pourtant, nous n’avons pas d’autre point de stabilité et d’enracinement. Tout le reste n’est que du sable sur lequel nous ne pourrons, au mieux, que reproduire d’anciennes hiérarchies, d’anciens modèles et d’anciens rapports de pouvoir aujourd’hui dépassés. 

En allant à la rencontre de nous-mêmes, nous modifions nos fondations et par là-même nous transformons peu à peu le monde. »

Extrait de mon prochain livre « Oser l’invisible », écrit en juin 2019, et dont la publication chez Chronique Sociale, initialement prévue en avril 2020, est un peu retardée compte tenu de la situation actuelle….

L’heure du saut quantique est-elle venue ?

Dans les espaces virtuels où j’aime me promener, de nombreux articles (qui parlent de santé, de spiritualité, d’économie, d’écologie, d’astrologie, d’alchimie …), nous invitent à prendre du recul et de la hauteur sur l’épidémie à laquelle les terriens sont confrontés.

J’aime ces articles qui s’élèvent au-delà du voile de pollution émotionnelle qui est très dense en certains endroits, particulièrement là où se trouvent les médias mainstream. 

Depuis déjà longtemps, nous étions nombreux à penser que notre civilisation marchait sur la tête et que nous ne pouvions plus continuer à maltraiter autant la vie et la nature, à mépriser autant l’être, au seul profit de l’avoir. 

Et si l’épidémie actuelle était véritablement l’occasion pour l’humanité de réaliser un saut quantique ? Et si nous étions réellement face aux prémices très concrets d’un changement de civilisation ? Et si nos consciences étaient vraiment prêtes à s’ouvrir, à s’élargir, à s’expanser ?

Il y a bien des manières de regarder, d’analyser et de vivre l’épidémie actuelle, due à un virus que l’on ne connaît pas, lancé dans la nature par on ne sait qui, ni pour quoi (même si de multiples théories circulent, certaines très convaincantes). 

Nous sommes actuellement dans la crise. On m’a dit qu’en écriture chinoise, le mot « crise » est une association de deux caractères, l’un signifiant « danger » et l’autre « opportunité », deux facettes d’une même réalité à la fois ombre et lumière.  J’ai recensé ci-dessous quelques-un.e.s de ces dangers et opportunités. Ce ne sont que les premières idées qui me sont venues spontanément. Chacun.e pourra compléter…

Les facettes de la crise La crise côté « Danger » La crise côté « Opportunité »
Médias (mainstream)Parlent surtout des morts98% des malades guéris (à ce jour) et invitation à prendre soin des plus faibles
SantéTouche les personnes fragilesRenforce notre immunité
ÉconomieDes laissés pour compte isolés, en marge du systèmeDe nouvelles solidarités
Écologie Avant on suffoquaitLa pollution diminue
SpiritualitéExtériorité : ne chercher les réponses qu’à l’extérieurIntériorité : chercher les réponses en soi
Énergie généréeÉnergie de peur et d’angoisseÉnergie de joie et de reconnaissance 
ConsciencePeurAmour

Quelle que soit l’évolution de l’épidémie, regardons bien la colonne « opportunité ». Et si les questions qui allaient se poser, à nous citoyens, à nos sociétés et à l’humanité étaient les suivantes : 

Qu’allons-nous faire de ces opportunités dans la durée ? 

Jusqu’où les ferons-nous grandir ?

– Autrement dit, jusqu’où allons-nous, individuellement et collectivement, aller vers et dans l’amour, la joie et la reconnaissance de la vie, l’intériorité, les nouvelles solidarités, la conscience de ce qu’est la « bonne santé », notre regard sur la guérison et sur la mort, notre capacité à vivre au présent, pas dans l’angoisse d’un futur inquiétant fantasmé. 

– Saurons-nous les faire grandir même après la crise ? 

– Saurons-nous déjouer les tentatives de récupération de ces opportunités, si tentatives il y a, avec le risque de faire redescendre notre niveau de conscience ?

– Bref, allons-nous véritablement et durablement changer de paradigme ? 

– Allons-nous nous centrer, individuellement et collectivement, sur ce qui compte vraiment pour nous et sur ce que nous voulons vraiment faire de la vie et de nos vies ? 

Le futur est entre nos mains.

Réveiller la liberté d’être et déployer nos ailes

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Un jour, il n’y a pas très longtemps, je corrigeais avec des consœurs et confrères, des copies d’étudiants d’une université réputée. Le thème dont les étudiants devaient parler : les soft skills, plus particulièrement l’estime de soi, la confiance en soi, les relations aux autres…

Certains étudiants s’étaient pliés à l’exercice avec plus de distance, sans véritablement se livrer, en gardant un ton conformiste. Mais la majorité s’était dévoilée. Et, copie après copie, ils soulevaient devant nous le voile de leurs états d’âme et de leurs états d’être. C’est en cela que cette séance de correction, que nous avions cru au départ être une simple formalité, est devenue pour nous une leçon de vie et un éclairage sur ce qui d’habitude n’est pas vu et n’est pas dit.

Ces étudiants et étudiantes voulaient-ils et voulaient-elles devenir demain des gestionnaires et financiers, salariés dans une entreprise ? Pour la grande majorité d’entre eux, non. Ils auraient aimé faire un tout autre métier, une toute autre activité, s’adonner à leur passion, qu’elle relève du sport, de l’art, de la musique, de la danse, de la cuisine ou encore du voyage et de la rencontre avec d’autres, ailleurs dans le monde.

Mais ils n’avaient pas fait ce choix de la passion, écrivaient-ils. Ils avaient fait le choix de la raison. Cela parce qu’ils ne voyaient pas comment il aurait pu en être autrement, ou pour ne pas trahir les projections et les rêves de leurs parents qui, pour certains, avaient fait des efforts financiers considérables pour leur permettre de se trouver là, ou encore par loyauté à leur culture sociale et aux schémas familiaux. Leur route était tracée depuis longtemps. Ils l’avaient accepté, même s’ils savaient que cela ne les rendrait pas heureux. Ils avaient fait un choix triste, ils le savaient, ils l’écrivaient. En conscience, avec une grande lucidité pour beaucoup d’entre eux, ils avaient renoncé à leurs rêves. C’étaient difficile soulignaient certains, mais c’était ainsi. Devions-nous nous inquiéter, demandait une étudiante, de cette forme de cynisme et de dépression grandissante qu’elle exprimait ? Non, répondait-elle elle-même. Elle assumait, car la vie est ainsi. Elle nous rassurait, nous qui étions totalement bouleversés par ces récits de vie que nous découvrions, conscients qu’au moment même où nous les lisions, il y avait quelque part, non loin de nous, des étudiantes et des étudiants qui avaient fait le choix de renoncer à leurs rêves et qui avaient accepté de plonger dans l’océan normalisé de la compétition acharnée, puisque tel était le modèle proposé.

Je n’ai pu m’empêcher d’avoir une vision à la lecture de ces copies, celle d’êtres humains, tout jeunes adultes, presque encore adolescents, qui repliaient progressivement et volontairement leurs ailes de lumière, renonçant par là-même en leur envol, pour venir s’enfermer, pas à pas et disciplinés, dans les tunnels et les couloirs sombres d’une future vie professionnelle totalement formatée. L’université apparaissait comme le sas exigeant qui les préparaient à cet avenir fermé.

Bien sûr, et heureusement, il y a des étudiants heureux.

C’est parce que je crois profondément qu’il nous appartient de nous donner l’autorisation de déployer nos ailes que j’aurai un très grand plaisir à co-animer avec Stéphanie Honoré et une équipe du Forum104 une journée sur le thème « Spiritualité et société » le 17 novembre, au Forum 104.
Information et inscription

Nous avons besoin d’ontologie

Osez l'invisible

Ontologique : qui concerne l’ontologie.

Ontologie : qui relève de l’être, théorie de l’être.

Opposé : ontique, qui se rapporte aux objets déterminés du monde. 

Ontologique : je connaissais ce mot, puis je l’ai perdu. Je l’ai retrouvé il y a quelques années. J’ai alors réalisé que mon approche relevait de l’ontologie, en d’autres termes de l’intégration, dans nos pratiques, des ressentis, du sensible, et du sens de la vie ; l’intégration de l’invisible qui nous entoure et qui vit en nous, qui fait que nous nous sentons en vie, que nous sommes en vie.

La culture dominante est ontique. Mais nos aspirations profondes sont ontologiques. Nous avons besoin d’ontologie.

Nous avons besoin d’ontologie.

Notre monde, nos sociétés, notre civilisation occidentale et nos vies en ont besoin. Car la seule approche centrée sur les objets, la matière et ce que nous contrôlons, nous coupe de nous-mêmes, et coupe l’humanité d’une partie d’elle-même. Cela la met en danger, et cela ne nous rend pas heureux.

Nous recherchons toutes et tous le bonheur. Il est ontologique.

La mort n’est pas la fin

Deux couvertures… mais un même contenu. A gauche la version française de mon dernier livre, paru chez Flammarion en février 2019. A droite, la version québécoise, édité chez Edito, en avril 2019. Je suis heureuse de cette traversée de l’Atlantique !

Parler de la mort, c’est parler de la vie. C’est aussi parler de la conscience, cette grande inconnue. Qu’en savons-nous ? Très peu de chose encore. 

Un débat agite actuellement la communauté scientifique.

Nous avons d’un côté le courant historique, le plus important, qui affirme que tout, y compris la vie, naît à partir de la matière. Pour ce courant, la conscience est une émergence du cerveau. Pas de cerveau, pas de conscience.

De l’autre côté se trouve un courant récent, qui se qualifie de post-matérialiste. Les scientifiques qui en font partie posent l’hypothèse, notamment au vu de l’étude des phénomènes de mort provisoire et de médiumnité, que la conscience, ou « esprit », perdure après notre mort physique et même existait avant. En fait, nous baignerions dans un champ de conscience, hors du temps. Là se trouve notre véritable nature. Une main tendue vers les spiritualités universelles, dites de sagesse, qui depuis toujours nous invitent à la recherche de ce moi éternel, qui devient alors le Soi…

« La mort n’est pas la fin » est à la fois un voyage et un guide sur ces chemins des perceptions multidimensionnelles et de quête de soi… Une échappée de l’autre côté du voile, au-delà du mur de lumière, là où tout va plus vite que la vitesse de la lumière… 

Je vous souhaite une belle lecture, si le coeur vous en dit. N’hésitez pas à me faire part de vos impressions, de vos propres expériences, de vos témoignages…

 

Produire du sens, autrement

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Le courant de « l’autrement »

Je fais partie de ce courant de personnes qui depuis quelques années et même quelques décennies fait la promotion de « l’autrement » :

  • penser et agir ensemble autrement, de manière plus simple et plus pragmatique, depuis le sol et non pas hors sol,
  • produire autrement, dans le respect de l’environnement, de la nature et de ses cycles,
  • travailler autrement, en recherchant l’efficacité à travers la raison d’être de notre travail et le respect de nos valeurs, à contre-courant de la culture du paraître, de l’image, du toujours plus et de l’avoir.

Nous sommes nombreux à faire partie de ce courant, et nombreux sont celles et ceux qui le rejoignent, ou y aspirent.

Pourtant, que constate-t-on ?

Secteur privé, secteur public : le même non-sens

Dans le secteur privé, les décisions dites stratégiques qui vont entrainer des changements conséquents au niveau des organisations et des équipes, apparaissent aujourd’hui motivées par le seul désir de gagner une partie de Monopoly déshumanisée, une partie semble-t-il jouissive pour celles et ceux qui sont autour de la table en train de compter frénétiquement leur capital et d’en mesurer la croissance.

Entasser les billets reste la finalité recherchée, en dépit des discours humanistes ou écologiques énoncés qui ne sont qu’un vernis factice qui ne berne plus personne, même si, trop souvent, nous aimerions encore y croire.

Dans le secteur public, les exigences affichées – et certainement légitimes -, d’efficacité et de nécessaire réduction des coûts sont malheureusement trop souvent déclinés dans les organisations en dépit de tout bon sens, au mépris de ce qui a fait la richesse du secteur public : la recherche de la valorisation du bien commun au bénéfice de l’accroissement de la culture, de l’intelligence, ou encore de la qualité de vie pour tous.

L’accroissement du mal-être et du non-sens

Ainsi va la vie de nos entreprises et organisations.

Elles sont actuellement victimes d’une frénésie d’agitation qui produit chaque jour un peu plus de non-sens et de mal-être que l’on tente de rafistoler par des programmes de bien-être au travail. Ces programmes produisent certes des réussites et des victoires humaines, heureusement. Mais ces réussites sont marginales et semblent si fragiles face au tsunami de l’argent roi et de la rationalité économique et financière érigés en seule finalité.

Certes, l’émergence des entreprises libérées, humanistes, holocrates, solidaires… nous laissent aujourd’hui entrevoir d’autres futurs possibles, encore embryonnaires, mais heureusement porteurs d’un espoir salvateur.

Des personnes et des équipes déstabilisées et touchées au cœur

Pour l’heure, dans nos entreprises et organisations, ce sont les personnes qui payent les pots cassés.

En tant que coach et conseil en conduite du changement, j’admire l’implication de chacun pour atteindre au mieux les objectifs, pour délivrer des services ou des produits de qualité. L’engagement professionnel est réel. La conscience professionnelle domine. La raison en est simple : créer ensemble une œuvre collective, belle et utile, est une source d’estime de soi et de plaisir. Cela donne du sens à notre travail et à nos vies. Nous avons besoin de ce sens. Alors nous le produisons ensemble.

Pour autant, l’incohérence de plus en plus flagrante des décisions prises en haut lieu, dans des instances de gouvernance totalement déconnectées de la réalité vécue, dans les comités de direction, comex et autres conseils d’administration, agit comme une flèche qui vient toucher « les travailleurs » au cœur.

Cette incohérence décisionnelle, au nom de pseudo nécessités stratégiques et de ce qu’on appelle le progrès, entraine la négation des efforts intellectuels, créatifs et humains déployés au plus près de l’activité. Cette incohérence décisionnelle est une insulte à l’intelligence rationnelle, relationnelle et émotionnelle produite pour atteindre les objectifs qui étaient fixés, et qui soudainement sont radicalement modifiés.

La résilience professionnelle

Pourtant, je le constate avec admiration à l’occasion de mes accompagnements : même lorsqu’elles sont stoppées en plein vol par des projectiles vraiment inattendus et imprévisibles, les personnes et les équipes se relèvent. Elles se remotivent et repartent.

Le monde est perturbé, trop souvent insensé ? Les décisions apparaissent incohérentes ? Qu’à cela ne tienne. Nous ré-inventons au niveau local de belles histoires que nous mettons en scène et que nous incarnons ensemble. Nous re-créons notre film, un film porteur de sens, générateur de créativité, et alimenté par une nourriture humaine vitale.

J’admire réellement la capacité de résilience et de remobilisation dont les dirigeants sincèrement impliqués dans le « faire » (ils restent nombreux), les managers conscients de leur responsabilité (nombreux également), et les collaborateurs investis (la très grande majorité) font preuve sur le terrain.  Il y a là une nouvelle manière de produire autrement du sens.

Trouver et produire du sens autrement

Le monde est agité. Il perd la tête à bien des égards. Mais c‘est ainsi, nous ne pouvons pas le changer, nous ne pouvons que nous changer nous-mêmes. Alors, localement, nous avons la responsabilité de faire, penser, ressentir, et dire les choses autrement. Nous avons la responsabilité de produire du sens à notre niveau.

Bravo à toutes celles et ceux qui, contre vents et marées, permettent ainsi au monde d’avancer et qui, mine de rien, construisent des digues, résistent concrètement aux vagues d’incohérence, permettent de vivre de superbes aventures humaines, et inventent au quotidien, sur le terrain, de nouveaux modèles managériaux.

De nombreux penseurs ont dit que le changement viendrait de petits groupes. Ces groupes, ces équipes, ces collaborateurs résilients préparent le véritable changement, celui de la production de sens qui prend sa source dans la réalité de nos vies et de nos expériences vécues.

Ce que vous êtes est aussi important que ce que vous faites

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J’ai récemment vu sur un bus une affiche avec cette phrase en commentaire qui disait en substance : « ce que vous êtes est aussi important que ce que vous faites ». Il s’agissait je crois, mais je n’en suis plus certaine car c’est l’idée qui a capté mon attention, d’une publicité pour une banque.

Nous savons généralement ce que nous faisons.

Mais savons-nous qui nous sommes ?

Si l’on en croit cette affiche publicitaire, la vie, même en entreprise et dans le monde des affaires, nous invite dorénavant à répondre à la question « qui suis-je ? » ! Mais qui suis-je ?

Un être biologique ? Un être pensant ? Un être émotionnel ? Un être spirituel ? Un peu tout cela à la fois…

Figé à tout jamais, tant mon équilibre est à présent stable ? Ou bien en constante évolution ? Si tel est le cas, où en suis-je aujourd’hui de cette évolution ?

Lesquelles de mes 4 dimensions, physique, intellectuelle, émotionnelle, et spirituelle s’expriment le plus aujourd’hui dans ma vie professionnelle ? Lesquelles sont en attente et en demande d’expression et d’expansion ?

Lesquelles de ces quatre dimensions de moi-même viennent le plus nourrir mes relations aux autres ? Les relations à moi-même ?

Au fond, est-ce que cela me convient ? Et, question qui n’est pas si inutile que cela lorsqu’on vit en société, est-ce que cela convient aux autres ? 

Voici quelques-unes des questions que l’on peut se poser à l’occasion d’un bilan de vie professionnel ou dans le cadre d’un coaching. Ces questions interrogent autant notre être social, affectif, que notre être profond. Qui plus est, elles nous transforment en élèves de Socrate, ce philosophe qui nous invitait, il a près de 2 500 ans, à nous connaître nous-mêmes.

Lâcher prise : oui ! Mais lâcher quoi ?

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En ce moment, tout et tout le monde nous invite à lâcher prise. Mais lâcher quoi ?

A l’échelle personnelle

A l’échelle personnelle, il y a deux écoles en matière de lâcher prise :

  • La première consiste à aller chercher dans nos profondeurs intérieures ce que l’on doit lâcher. Le risque est de passer beaucoup de temps en questionnement et séances de psycho-émo-spiritualogie diverses et variées. Chacun.e choisira sa technique. Au bout d’un certain temps (parfois des années), on peut en avoir assez (l’introspection c’est bien, mais à un moment donné il faut vivre se dit-on !) et on pourra se laisser tenter par la deuxième école.
  • La deuxième école nous dit que peu importe de connaître avec précision ce qu’on lâche. L’essentiel est de le laisser au passé, de le brûler, réellement ou symboliquement, et d’avancer, bien sûr sans se retourner. Mais, on le sait par expérience, si tout n’est pas réellement bien brûlé, la vie va nous resservir ce qui est encore là, à régler, à équilibrer. On se dira : encore ça ! Et on pourra alors être tenté.e de se (re)plonger dans des séances de psycho-émo-spiritualogie pour définitivement se libérer de ce qui est venu à nouveau nous perturber.

En fait, les deux écoles sont valables.

Tout dépend du moment de sa vie où l’on se trouve. Jusqu’à ce que l’on n’ait plus besoin ni de la première école, ni de la seconde. Juste du souffle de la vie. La libération ! C’est tout un chemin…

A l’échelle collective et sociale

Alors là, à l’échelle collective et sociale, c’est une toute autre histoire et il y a certainement beaucoup plus que deux écoles.

Ceci dit, je ne vois pas bien comment nous pourrons collectivement lâcher prise avec l’ancien (dans le but de permettre au nouveau d’émerger), si nous ne faisons pas préalablement ce travail individuellement.

En matière de lâcher prise, la transformation personnelle est première sur la transformation collective et sociale.

Je pense que les dirigeants et futurs dirigeants sont les premiers à devoir effectuer ce travail sur eux-mêmes.

Que l’on considère le dirigeant en chacun de nous, en tant que dirigeant de sa vie. Ou les dirigeants qui, de part leur niveau de responsabilité et d’influence, ont le pouvoir d’influer sur les dynamiques collectives. A l’heure des grandes transformations d’aujourd’hui et de demain,  me semble-t-il, un sujet important, essentiel, vital.

Les nouveaux ingrédients de la métamorphose humaine

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Les sociétés occidentales sont matérialistes. Résultat : nous vivons aujourd’hui en déficit de spiritualité.

Ce déficit peut être difficile et pesant à vivre. C’est ainsi que nous sommes de plus en plus nombreux à chercher à nous reconnecter à la part de notre nature oubliée : celle du sensible, du subtil et du cœur.

De leur côté, les nouvelles sciences, notamment les sciences quantiques, nous offrent depuis quelques années un autre regard sur la vie, la mort, l’esprit, la conscience, le temps… Leurs hypothèses et découvertes rejoignent à bien des égards les enseignements spirituels des traditions de sagesse.

Des ponts se dressent aujourd’hui entre science et spiritualité. Une nouvelle vision de la vie est en train d’émerger. Elle fait apparaître de nouveaux espaces pour être, vivre et aimer…

La quête grandissante de spiritualité au sein de nos sociétés est un vrai phénomène de société. Cette quête a de multiples portes d’entrée. Elle bouscule toujours nos connaissances, certitudes, et croyances. Il reste encore de nombreux tabous culturels à lever pour élargir véritablement notre champ de vision et de perception… et vivre autrement ensemble, en société. Nous sommes en chemin…

La métamorphose qui nous attend, et dont les prémices sont déjà là, est avant tout une métamorphose du regard que nous portons sur nous-mêmes et sur la vie. C’est avant tout une métamorphose humaine.

Et si nous éclairions mutuellement nos chemins ?

forest-landscape-light-35600Pour le plaisir du partage : voici un texte écrit il y a quelques années déjà et qui vibre toujours en moi. Il exprime d’une certaine manière ma vision de l’essence du coaching, de l’accompagnement. J’aime cette idée selon laquelle, ensemble, nous tissons des fils de lumière en mouvement tout autour de la Terre…

Il est des personnes qui ne cherchent pas à nous enfermer dans leurs propres croyances, ni à nous utiliser au service de leurs propres projets, ni à nous faire parler leur langage, ni à nous faire partager à tout prix leurs rêves et leurs espoirs. Il est des personnes qui ne cherchent pas à nous faire porter leur croix, eût-elle la légèreté de la lumière.

Il est des personnes qui nous écoutent avant de se raconter. Des personnes qui n’ont rien à nous prouver ; qui savent entrer dans notre univers lorsque nous les y invitons, pour mieux nous comprendre, en douceur, sans violence ; qui savent ne pas juger ; qui parlent peu, mais juste, de manière unique, adaptée à ce que nous sommes, à nos doutes, à nos peurs, à nos faiblesses. Des personnes qui nous apaisent et nous réchauffent ; qui nous aident à nous libérer ; qui voient d’abord en nous le potentiel de vie et de créativité ; qui respectent nos rêves. Des personnes qui en connaissent la puissance. Il est des personnes qui nous permettent de grandir et de nous construire.

Ces personnes-là sont toujours trop rares. Mais elles existent. Nous en avons tous, un jour, rencontrées. Un parent, un professeur, un enfant, un ami, un thérapeute, un artiste, un inconnu… Des révélateurs, des catalyseurs, des guides, des passeurs. Des éclaireurs. Des éclaireurs qui ne nous parlent pas de leur chemin mais qui rendent visible le nôtre, le temps d’un instant, le temps d’une parole, le temps d’une rencontre ; qui nous permettent de voir plus loin, qui nous autorisent à nous donner l’autorisation de voir plus loin. Des éclaireurs qui nous permettent de comprendre la direction que l’on était en train de prendre, qui nous aident à percevoir le sentier que l’on souhaiterait à présent plus que tout emprunter. Juste pour voir, ou pour expérimenter, pour tester, pour découvrir, pour rencontrer.

Puis on se retrouve seul. Parfois le chemin reste éclairé. Parfois, il s’obscurcit à nouveau. Le noir, le doute, la solitude. Mais on garde le souvenir de ce que l’on a vu, perçu. Une flamme brille, intérieure. Notre propre vérité.

Oui, ces personnes-là existent. Loin des certitudes dogmatiques, elles savent qu’aucune vérité n’est absolue. Elles pressentent que la connaissance est sans fin. Alors elles cherchent, guidées par la joie que procure la compréhension de ce qui était incompréhensible jusqu’alors, par la joie de la curiosité satisfaite, par la joie de la fulgurance du savoir qui enfin fait sens. Elles avancent, tels des pèlerins. Et la lumière qui émane de leur lanterne nous permet de voir au-delà de ce que nous savions de nous-mêmes. Même longtemps après les avoir quittées, nous gardons pour elles une profonde reconnaissance. Parfois même, dit-on, une reconnaissance « éternelle ».

Chemins de vie qui se croisent et se décroisent. Création d’une toile de fils de lumière en mouvement sur la surface de la Terre.

Certainement avons-nous tous été un jour révélateur, catalyseur, guide, passeur pour un autre que nous, pour d’autres que nous. Peut-être l’avons-nous su, peut-être pas. Qu’importe, si nous avons donné. Donné de l’espoir, donné de l’envie, donné de la vie. Qu’importe, si nous avons permis à l’autre de nourrir sa propre vie, et à son tour d’éclairer d’autres chemins de vie. Tout comme d’autres l’ont fait pour nous. C’est cadeau !

Réciprocité, altérité. Pour grandir ensemble, en conscience.

Juste « énorme » !

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Il y a dans notre société un sujet tout simple, mais énorme !

Qu’est-ce qui justifie les inégalités hommes-femmes ?

Et comment se fait-il que les écarts constatés, au niveau salarial, mais aussi professionnel et culturel, ne soient pas encore comblés !

C’est juste incompréhensible ! Vraiment énorme !

La mixité sociale et sa richesse

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La vitalité sociale, le métissage et la mixité culturelle se développent merveilleusement bien dans ce qu’il est convenu d’appeler les banlieues et les quartiers, mais aussi dans les villes et les campagnes. Le pire existe peut-être, le meilleur aussi. Surtout le meilleur. Pourquoi n’en parlons-nous pas davantage ?

Pourquoi les élus, les membres des institutions françaises ou encore des conseils d’administration et des Comex sont-ils si peu représentatifs de la mosaïque sociale, culturelle et ethnique qu’est la France ?

Non, nous ne nous regardons pas tous en chiens de faïence ! Et oui, nous faisons des fêtes ensemble, nous nous entraidons, nous vivons ensemble, partout en France, partout dans le monde.

Le potentiel des liens humains de qualité, nourris d’amour, d’attention, et d’empathie, est immense, ici et ailleurs, sur la planète.

Vers une métamorphose consciente…

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La vie est « plus » que ce que nous avons pris l’habitude de croire qu’elle est.

Nous sommes « plus » que ce que nous pensons être.

L’Univers est « plus » que ce que nous en percevons.

Quant à la vie et à la conscience, qui restent des mystères tant pour les sciences que pour les Églises d’aujourd’hui, elles sont les nouveaux terrains d’exploration de l’humanité, nos nouveaux espaces de conquête, nos nouveaux champs du savoir et de la connaissance.

Sur ces différents sujets, une parole est en train de se libérer. Elle est nourrie de sensibilité. Elle se situe au croisement des nouvelles sciences et de la spiritualité.

Elle s’applique à équilibrer les énergies masculines et féminines et laisse beaucoup d’espace à ces dernières tant le féminin a été malmené et muselé ces derniers siècles. Il a du retard à rattraper.

Cette parole nouvelle qui ose aujourd’hui se faire entendre est salutaire : elle est comme le chaînon manquant qui va nous permettre d’entrer véritablement dans une nouvelle ère.

Il est l’heure d’emprunter cette voie, celle de la métamorphose consciente.

Que veut-on : la guerre ou la paix ?

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On pourrait croire que j’ai « une dent » contre les entreprises de transport en commun. Il y a quelques semaines, je publiais un article sur la fresque qui donne à voir une Europe bien pâle dans les couloirs du métro de la gare Montparnasse.

C’est à présent les murs de la gare Saint Lazare, côté métro, et pire ceux de la station de métro Opéra, qui m’ont choquée, plus encore scandalisée, plus encore sidérée, immobilisée. J’en ai perdu le nord (impossible de trouver la direction Gallieni de la ligne 3 durant plusieurs minutes) et j’ai failli arriver en retard à mon RV. Mais, je vous assure, je n’ai rien contre les transports en commun, bien au contraire.

L’objet du scandale ?

Il se trouve sur un immense mur de grands escaliers de la station de métro de la gare Saint-Lazare. Je l’ai d’abord vu de loin. Je me suis dit  « qu’est-ce que c’est que cela ? » pensant que mes yeux me trompaient. J’ai regardé plus attentivement en me tournant dans l’axe de ma première vision furtive. En affichage géant, comme au cinéma, ou comme dans la vraie vie, la guerre en pleine action. Je n’en croyais pas mes yeux !

J’ai demandé à un monsieur qui attendait là, immobile, si cela ne le choquait pas, car moi si. Non, il n’avait même pas l’air de l’avoir vue.

On sait le pouvoir subliminal des images, leur impact sur nos cerveaux et nos humeurs, sur nos conditionnements et formatages intellectuels et psychologiques. On sait parallèlement que des milliers de personnes, adultes et enfants de tous âges, passent là chaque semaine, jour après jour. Et que leur donne-t-on à voir ? La guerre comme si on y était !

Ils ont fait cela aussi ?

J’ai repris mes esprits et le métro. J’ai oublié. Mais quelques minutes plus tard, arrivée à la station Opéra, je me suis dit : « ce n’est pas vrai, ils n’ont pas fait cela ! ». Eh bien si, ils l’ont fait. La totalité des murs de la station opéra est recouverte de la même affiche. Pas seulement à l’emplacement des publicités habituelles. Non, partout, jusque dans le moindre recoin. Un peu comme si nous avions tapissé la totalité de notre salle de séjour avec des images de guerre et d’hommes au combat. Quoi de plus naturel après tout ? Nous aurions bien le droit. Cela dit, à l’heure des contrôles renforcés, si cela se savait, les services de l’ordre commenceraient certainement à porter un regard soupçonneux. Guerre, armes, combat…  Apologie de la violence ? Incitation à la haine ?

Ça s’appelle le marketing aujourd’hui

Eh bien, de telles images, il est possible de les afficher, en grand, dans des espaces publics. Cela s’appelle le marketing, la publicité, le commerce ! C’est très sérieux ! L’entretien et le renouveau de nos transports en commun est à ce prix certainement. On voudrait d’ailleurs nous préparer à un état de guerre prochain, hypothétique, mais on ne sait jamais, on ne s’y prendrait pas mieux. En l’occurrence, pour ces images-là, il s’agit de la promotion d’une série américaine d’un jeu vidéo « la plus vendue de l’histoire, derrière Super Mario et Pokémon » dixit Wikipédia, et semble-t-il adepte des paradis fiscaux. Je préfère vraiment les Pokémon !

Questions aux dirigeants et décideurs

Mesdames et messieurs qui faites de tels choix commerciaux, ne pensez-vous pas que les grandes entreprises dédiées au service public (comme les autres d’ailleurs) ont une responsabilité quant à la qualité environnementale et visuelle des espaces fréquentés justement par le public ?

Ne pensez-vous pas que vous avez une responsabilité quant à l’impact de vos choix sur nos cerveaux et notre sensibilité, dans la mesure où nous sommes obligés de passer par là ?

Ne savez-vous pas que le beau génère du beau, et qu’une image de paix incite à la paix ? Et que le contraire est vrai aussi ?

A chaque fois que je passe par là, je suis choquée… et je me questionne !

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« Par là » c’est le long couloir de la station de métro « Montparnasse Bienvenue » à Paris. Depuis le 7 juillet une longue fresque célèbre les 30 ans du programme européen Erasmus.

Ce programme, qui a donc 30 ans, « consiste en un échange d’étudiants entre les différents pays ayant signé l’accord. Cela comprend les 25 pays européens, ainsi que l’Islande, la Suisse, le Liechtenstein, la Norvège, la Bulgarie, la Turquie et la Roumanie. »
Ce programme est souvent jugé formidable. Il permet aux étudiants de voyager, de se rencontrer, d’apprendre autrement, de fertiliser les savoirs. Félicitation aux initiateurs de ce programme ! Jusque-là tout va bien.

Ce qui me choque ?

Sur cette longue fresque de 134 mètres de long, on voit des visages d’hommes et de femmes, les couples Erasmus, et des visages d’enfants, les enfants Erasmus. Tous visiblement heureux et souriants. Nous nous réjouissons pour eux.
Mais, c’est mon étonnement, ils sont tous blancs ! (à l’exception d’un réunionnais en début de fresque à la peau légèrement plus bronzée).

Est-ce cela l’Europe aujourd’hui ?

N’y a-t-il pas déjà, dans les lycées et les universités européennes, des étudiants à la peau café au lait, noire, ou aux yeux bridés ? Et si oui, où sont-ils sur cette fresque ?
Le ministère des affaires étrangères, allié à la RATP, et aux responsables du programme Erasmus qui ont validé cette fresque voudraient-ils nous faire passer un message subliminal autour de la couleur de la peau d’Europe ? Un message qui dirait que la vraie Europe est blanche ? Moi qui suis animée de la conviction que le métissage est l’avenir de l’humanité, je ne peux le croire. C’est un oubli, forcément, mais qui en dit long sur nos prismes déformants, nos aprioris, nos croyances profondes, les germes d’un racisme latent que nous portons en nous, et le manque d’ouverture qui est toujours notre signature lorsque nous ne faisons pas l’effort de considérer « l’autre » comme un autre « nous ».

Par curiosité et intérêt, je suis en train de lire le livre d’entretiens entre le sociologue Dominique Wolton et le Pape François. Je n’en suis qu’au début. A propos de l’Europe, le Pape François regrette que ce vieux continent soit devenue « grand-mère ». Il ajoute qu’en ce moment « elle a peur, elle se ferme ». Il la voudrait « mère » dit-il. Je suis d’accord. Une mère qui accueille tous ses enfants, issus de tous les croisements, pourvu qu’ils soient d’amour.

Qu’on se le dise !

Non seulement l’Europe est aujourd’hui multiculturelle et multiconfessionnelle, mais elle est aussi colorée. Elle est bigarrée. Elle est métissée. Cela en fait sa richesse d’aujourd’hui et de demain. Il faut le dire et l’écrire en grand et en long sur les murs des couloirs des métros et d’ailleurs, là où passent chaque jour des milliers de personnes.

***
Merci d’avoir lu ce post jusqu’au bout. Je lirai avec plaisir vos commentaires. Peut-être d’ailleurs découvrirai-je grâce à eux quelque chose qui m’a échappé dans cette fresque et dans ses intentions.

En savoir plus :

L’intelligence de la société civile

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La société civile est cet espace où se développent de multiples réseaux et mouvements citoyens et associatifs, dans tous les domaines du « vivre ensemble ». On s’y rencontre, on échange des visions et des idées, on les mets en oeuvre. La société civile est de plus en plus consciente d’elle-même. Elle est vivante car de plus en plus reliée en archipels animés. Elle est active et force de propositions.

Sa voix, où plutôt ses voix, celles des citoyens qui réfléchissent et agissent, méritent d’être davantage entendues et ses propositions mises en débat.

Pourquoi les médias, encore eux, mais également les politiques, mettent-ils autant de temps à voir qu’il y a là des propositions pour une autre voie, une autre vie, une autre économie… ?

Les dirigeants d’entreprise ont là, eux aussi, à portée de main, de multiples sources de créativité et d’innovation. Des passerelles commencent à se créer. Ce mouvement peut encore être largement accéléré, au bénéfice de tous.