Réveiller la liberté d’être et déployer nos ailes

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Un jour, il n’y a pas très longtemps, je corrigeais avec des consœurs et confrères, des copies d’étudiants d’une université réputée. Le thème dont les étudiants devaient parler : les soft skills, plus particulièrement l’estime de soi, la confiance en soi, les relations aux autres…

Certains étudiants s’étaient pliés à l’exercice avec plus de distance, sans véritablement se livrer, en gardant un ton conformiste. Mais la majorité s’était dévoilée. Et, copie après copie, ils soulevaient devant nous le voile de leurs états d’âme et de leurs états d’être. C’est en cela que cette séance de correction, que nous avions cru au départ être une simple formalité, est devenue pour nous une leçon de vie et un éclairage sur ce qui d’habitude n’est pas vu et n’est pas dit.

Ces étudiants et étudiantes voulaient-ils et voulaient-elles devenir demain des gestionnaires et financiers, salariés dans une entreprise ? Pour la grande majorité d’entre eux, non. Ils auraient aimé faire un tout autre métier, une toute autre activité, s’adonner à leur passion, qu’elle relève du sport, de l’art, de la musique, de la danse, de la cuisine ou encore du voyage et de la rencontre avec d’autres, ailleurs dans le monde.

Mais ils n’avaient pas fait ce choix de la passion, écrivaient-ils. Ils avaient fait le choix de la raison. Cela parce qu’ils ne voyaient pas comment il aurait pu en être autrement, ou pour ne pas trahir les projections et les rêves de leurs parents qui, pour certains, avaient fait des efforts financiers considérables pour leur permettre de se trouver là, ou encore par loyauté à leur culture sociale et aux schémas familiaux. Leur route était tracée depuis longtemps. Ils l’avaient accepté, même s’ils savaient que cela ne les rendrait pas heureux. Ils avaient fait un choix triste, ils le savaient, ils l’écrivaient. En conscience, avec une grande lucidité pour beaucoup d’entre eux, ils avaient renoncé à leurs rêves. C’étaient difficile soulignaient certains, mais c’était ainsi. Devions-nous nous inquiéter, demandait une étudiante, de cette forme de cynisme et de dépression grandissante qu’elle exprimait ? Non, répondait-elle elle-même. Elle assumait, car la vie est ainsi. Elle nous rassurait, nous qui étions totalement bouleversés par ces récits de vie que nous découvrions, conscients qu’au moment même où nous les lisions, il y avait quelque part, non loin de nous, des étudiantes et des étudiants qui avaient fait le choix de renoncer à leurs rêves et qui avaient accepté de plonger dans l’océan normalisé de la compétition acharnée, puisque tel était le modèle proposé.

Je n’ai pu m’empêcher d’avoir une vision à la lecture de ces copies, celle d’êtres humains, tout jeunes adultes, presque encore adolescents, qui repliaient progressivement et volontairement leurs ailes de lumière, renonçant par là-même en leur envol, pour venir s’enfermer, pas à pas et disciplinés, dans les tunnels et les couloirs sombres d’une future vie professionnelle totalement formatée. L’université apparaissait comme le sas exigeant qui les préparaient à cet avenir fermé.

Bien sûr, et heureusement, il y a des étudiants heureux.

C’est parce que je crois profondément qu’il nous appartient de nous donner l’autorisation de déployer nos ailes que j’aurai un très grand plaisir à co-animer avec Stéphanie Honoré et une équipe du Forum104 une journée sur le thème « Spiritualité et société » le 17 novembre, au Forum 104.
Information et inscription

Nous avons besoin d’ontologie

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Ontologique : qui concerne l’ontologie.

Ontologie : qui relève de l’être, théorie de l’être.

Opposé : ontique, qui se rapporte aux objets déterminés du monde. 

Ontologique : je connaissais ce mot, puis je l’ai perdu. Je l’ai retrouvé il y a quelques années. J’ai alors réalisé que mon approche relevait de l’ontologie, en d’autres termes de l’intégration, dans nos pratiques, des ressentis, du sensible, et du sens de la vie ; l’intégration de l’invisible qui nous entoure et qui vit en nous, qui fait que nous nous sentons en vie, que nous sommes en vie.

La culture dominante est ontique. Mais nos aspirations profondes sont ontologiques. Nous avons besoin d’ontologie.

Nous avons besoin d’ontologie.

Notre monde, nos sociétés, notre civilisation occidentale et nos vies en ont besoin. Car la seule approche centrée sur les objets, la matière et ce que nous contrôlons, nous coupe de nous-mêmes, et coupe l’humanité d’une partie d’elle-même. Cela la met en danger, et cela ne nous rend pas heureux.

Nous recherchons toutes et tous le bonheur. Il est ontologique.

La mort n’est pas la fin

Deux couvertures… mais un même contenu. A gauche la version française de mon dernier livre, paru chez Flammarion en février 2019. A droite, la version québécoise, édité chez Edito, en avril 2019. Je suis heureuse de cette traversée de l’Atlantique !

Parler de la mort, c’est parler de la vie. C’est aussi parler de la conscience, cette grande inconnue. Qu’en savons-nous ? Très peu de chose encore. 

Un débat agite actuellement la communauté scientifique.

Nous avons d’un côté le courant historique, le plus important, qui affirme que tout, y compris la vie, naît à partir de la matière. Pour ce courant, la conscience est une émergence du cerveau. Pas de cerveau, pas de conscience.

De l’autre côté se trouve un courant récent, qui se qualifie de post-matérialiste. Les scientifiques qui en font partie posent l’hypothèse, notamment au vu de l’étude des phénomènes de mort provisoire et de médiumnité, que la conscience, ou « esprit », perdure après notre mort physique et même existait avant. En fait, nous baignerions dans un champ de conscience, hors du temps. Là se trouve notre véritable nature. Une main tendue vers les spiritualités universelles, dites de sagesse, qui depuis toujours nous invitent à la recherche de ce moi éternel, qui devient alors le Soi…

« La mort n’est pas la fin » est à la fois un voyage et un guide sur ces chemins des perceptions multidimensionnelles et de quête de soi… Une échappée de l’autre côté du voile, au-delà du mur de lumière, là où tout va plus vite que la vitesse de la lumière… 

Je vous souhaite une belle lecture, si le coeur vous en dit. N’hésitez pas à me faire part de vos impressions, de vos propres expériences, de vos témoignages…

 

Produire du sens, autrement

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Le courant de « l’autrement »

Je fais partie de ce courant de personnes qui depuis quelques années et même quelques décennies fait la promotion de « l’autrement » :

  • penser et agir ensemble autrement, de manière plus simple et plus pragmatique, depuis le sol et non pas hors sol,
  • produire autrement, dans le respect de l’environnement, de la nature et de ses cycles,
  • travailler autrement, en recherchant l’efficacité à travers la raison d’être de notre travail et le respect de nos valeurs, à contre-courant de la culture du paraître, de l’image, du toujours plus et de l’avoir.

Nous sommes nombreux à faire partie de ce courant, et nombreux sont celles et ceux qui le rejoignent, ou y aspirent.

Pourtant, que constate-t-on ?

Secteur privé, secteur public : le même non-sens

Dans le secteur privé, les décisions dites stratégiques qui vont entrainer des changements conséquents au niveau des organisations et des équipes, apparaissent aujourd’hui motivées par le seul désir de gagner une partie de Monopoly déshumanisée, une partie semble-t-il jouissive pour celles et ceux qui sont autour de la table en train de compter frénétiquement leur capital et d’en mesurer la croissance.

Entasser les billets reste la finalité recherchée, en dépit des discours humanistes ou écologiques énoncés qui ne sont qu’un vernis factice qui ne berne plus personne, même si, trop souvent, nous aimerions encore y croire.

Dans le secteur public, les exigences affichées – et certainement légitimes -, d’efficacité et de nécessaire réduction des coûts sont malheureusement trop souvent déclinés dans les organisations en dépit de tout bon sens, au mépris de ce qui a fait la richesse du secteur public : la recherche de la valorisation du bien commun au bénéfice de l’accroissement de la culture, de l’intelligence, ou encore de la qualité de vie pour tous.

L’accroissement du mal-être et du non-sens

Ainsi va la vie de nos entreprises et organisations.

Elles sont actuellement victimes d’une frénésie d’agitation qui produit chaque jour un peu plus de non-sens et de mal-être que l’on tente de rafistoler par des programmes de bien-être au travail. Ces programmes produisent certes des réussites et des victoires humaines, heureusement. Mais ces réussites sont marginales et semblent si fragiles face au tsunami de l’argent roi et de la rationalité économique et financière érigés en seule finalité.

Certes, l’émergence des entreprises libérées, humanistes, holocrates, solidaires… nous laissent aujourd’hui entrevoir d’autres futurs possibles, encore embryonnaires, mais heureusement porteurs d’un espoir salvateur.

Des personnes et des équipes déstabilisées et touchées au cœur

Pour l’heure, dans nos entreprises et organisations, ce sont les personnes qui payent les pots cassés.

En tant que coach et conseil en conduite du changement, j’admire l’implication de chacun pour atteindre au mieux les objectifs, pour délivrer des services ou des produits de qualité. L’engagement professionnel est réel. La conscience professionnelle domine. La raison en est simple : créer ensemble une œuvre collective, belle et utile, est une source d’estime de soi et de plaisir. Cela donne du sens à notre travail et à nos vies. Nous avons besoin de ce sens. Alors nous le produisons ensemble.

Pour autant, l’incohérence de plus en plus flagrante des décisions prises en haut lieu, dans des instances de gouvernance totalement déconnectées de la réalité vécue, dans les comités de direction, comex et autres conseils d’administration, agit comme une flèche qui vient toucher « les travailleurs » au cœur.

Cette incohérence décisionnelle, au nom de pseudo nécessités stratégiques et de ce qu’on appelle le progrès, entraine la négation des efforts intellectuels, créatifs et humains déployés au plus près de l’activité. Cette incohérence décisionnelle est une insulte à l’intelligence rationnelle, relationnelle et émotionnelle produite pour atteindre les objectifs qui étaient fixés, et qui soudainement sont radicalement modifiés.

La résilience professionnelle

Pourtant, je le constate avec admiration à l’occasion de mes accompagnements : même lorsqu’elles sont stoppées en plein vol par des projectiles vraiment inattendus et imprévisibles, les personnes et les équipes se relèvent. Elles se remotivent et repartent.

Le monde est perturbé, trop souvent insensé ? Les décisions apparaissent incohérentes ? Qu’à cela ne tienne. Nous ré-inventons au niveau local de belles histoires que nous mettons en scène et que nous incarnons ensemble. Nous re-créons notre film, un film porteur de sens, générateur de créativité, et alimenté par une nourriture humaine vitale.

J’admire réellement la capacité de résilience et de remobilisation dont les dirigeants sincèrement impliqués dans le « faire » (ils restent nombreux), les managers conscients de leur responsabilité (nombreux également), et les collaborateurs investis (la très grande majorité) font preuve sur le terrain.  Il y a là une nouvelle manière de produire autrement du sens.

Trouver et produire du sens autrement

Le monde est agité. Il perd la tête à bien des égards. Mais c‘est ainsi, nous ne pouvons pas le changer, nous ne pouvons que nous changer nous-mêmes. Alors, localement, nous avons la responsabilité de faire, penser, ressentir, et dire les choses autrement. Nous avons la responsabilité de produire du sens à notre niveau.

Bravo à toutes celles et ceux qui, contre vents et marées, permettent ainsi au monde d’avancer et qui, mine de rien, construisent des digues, résistent concrètement aux vagues d’incohérence, permettent de vivre de superbes aventures humaines, et inventent au quotidien, sur le terrain, de nouveaux modèles managériaux.

De nombreux penseurs ont dit que le changement viendrait de petits groupes. Ces groupes, ces équipes, ces collaborateurs résilients préparent le véritable changement, celui de la production de sens qui prend sa source dans la réalité de nos vies et de nos expériences vécues.

Ce que vous êtes est aussi important que ce que vous faites

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J’ai récemment vu sur un bus une affiche avec cette phrase en commentaire qui disait en substance : « ce que vous êtes est aussi important que ce que vous faites ». Il s’agissait je crois, mais je n’en suis plus certaine car c’est l’idée qui a capté mon attention, d’une publicité pour une banque.

Nous savons généralement ce que nous faisons.

Mais savons-nous qui nous sommes ?

Si l’on en croit cette affiche publicitaire, la vie, même en entreprise et dans le monde des affaires, nous invite dorénavant à répondre à la question « qui suis-je ? » ! Mais qui suis-je ?

Un être biologique ? Un être pensant ? Un être émotionnel ? Un être spirituel ? Un peu tout cela à la fois…

Figé à tout jamais, tant mon équilibre est à présent stable ? Ou bien en constante évolution ? Si tel est le cas, où en suis-je aujourd’hui de cette évolution ?

Lesquelles de mes 4 dimensions, physique, intellectuelle, émotionnelle, et spirituelle s’expriment le plus aujourd’hui dans ma vie professionnelle ? Lesquelles sont en attente et en demande d’expression et d’expansion ?

Lesquelles de ces quatre dimensions de moi-même viennent le plus nourrir mes relations aux autres ? Les relations à moi-même ?

Au fond, est-ce que cela me convient ? Et, question qui n’est pas si inutile que cela lorsqu’on vit en société, est-ce que cela convient aux autres ? 

Voici quelques-unes des questions que l’on peut se poser à l’occasion d’un bilan de vie professionnel ou dans le cadre d’un coaching. Ces questions interrogent autant notre être social, affectif, que notre être profond. Qui plus est, elles nous transforment en élèves de Socrate, ce philosophe qui nous invitait, il a près de 2 500 ans, à nous connaître nous-mêmes.

Lâcher prise : oui ! Mais lâcher quoi ?

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En ce moment, tout et tout le monde nous invite à lâcher prise. Mais lâcher quoi ?

A l’échelle personnelle

A l’échelle personnelle, il y a deux écoles en matière de lâcher prise :

  • La première consiste à aller chercher dans nos profondeurs intérieures ce que l’on doit lâcher. Le risque est de passer beaucoup de temps en questionnement et séances de psycho-émo-spiritualogie diverses et variées. Chacun.e choisira sa technique. Au bout d’un certain temps (parfois des années), on peut en avoir assez (l’introspection c’est bien, mais à un moment donné il faut vivre se dit-on !) et on pourra se laisser tenter par la deuxième école.
  • La deuxième école nous dit que peu importe de connaître avec précision ce qu’on lâche. L’essentiel est de le laisser au passé, de le brûler, réellement ou symboliquement, et d’avancer, bien sûr sans se retourner. Mais, on le sait par expérience, si tout n’est pas réellement bien brûlé, la vie va nous resservir ce qui est encore là, à régler, à équilibrer. On se dira : encore ça ! Et on pourra alors être tenté.e de se (re)plonger dans des séances de psycho-émo-spiritualogie pour définitivement se libérer de ce qui est venu à nouveau nous perturber.

En fait, les deux écoles sont valables.

Tout dépend du moment de sa vie où l’on se trouve. Jusqu’à ce que l’on n’ait plus besoin ni de la première école, ni de la seconde. Juste du souffle de la vie. La libération ! C’est tout un chemin…

A l’échelle collective et sociale

Alors là, à l’échelle collective et sociale, c’est une toute autre histoire et il y a certainement beaucoup plus que deux écoles.

Ceci dit, je ne vois pas bien comment nous pourrons collectivement lâcher prise avec l’ancien (dans le but de permettre au nouveau d’émerger), si nous ne faisons pas préalablement ce travail individuellement.

En matière de lâcher prise, la transformation personnelle est première sur la transformation collective et sociale.

Je pense que les dirigeants et futurs dirigeants sont les premiers à devoir effectuer ce travail sur eux-mêmes.

Que l’on considère le dirigeant en chacun de nous, en tant que dirigeant de sa vie. Ou les dirigeants qui, de part leur niveau de responsabilité et d’influence, ont le pouvoir d’influer sur les dynamiques collectives. A l’heure des grandes transformations d’aujourd’hui et de demain,  me semble-t-il, un sujet important, essentiel, vital.

Les nouveaux ingrédients de la métamorphose humaine

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Les sociétés occidentales sont matérialistes. Résultat : nous vivons aujourd’hui en déficit de spiritualité.

Ce déficit peut être difficile et pesant à vivre. C’est ainsi que nous sommes de plus en plus nombreux à chercher à nous reconnecter à la part de notre nature oubliée : celle du sensible, du subtil et du cœur.

De leur côté, les nouvelles sciences, notamment les sciences quantiques, nous offrent depuis quelques années un autre regard sur la vie, la mort, l’esprit, la conscience, le temps… Leurs hypothèses et découvertes rejoignent à bien des égards les enseignements spirituels des traditions de sagesse.

Des ponts se dressent aujourd’hui entre science et spiritualité. Une nouvelle vision de la vie est en train d’émerger. Elle fait apparaître de nouveaux espaces pour être, vivre et aimer…

La quête grandissante de spiritualité au sein de nos sociétés est un vrai phénomène de société. Cette quête a de multiples portes d’entrée. Elle bouscule toujours nos connaissances, certitudes, et croyances. Il reste encore de nombreux tabous culturels à lever pour élargir véritablement notre champ de vision et de perception… et vivre autrement ensemble, en société. Nous sommes en chemin…

La métamorphose qui nous attend, et dont les prémices sont déjà là, est avant tout une métamorphose du regard que nous portons sur nous-mêmes et sur la vie. C’est avant tout une métamorphose humaine.

Et si nous éclairions mutuellement nos chemins ?

forest-landscape-light-35600Pour le plaisir du partage : voici un texte écrit il y a quelques années déjà et qui vibre toujours en moi. Il exprime d’une certaine manière ma vision de l’essence du coaching, de l’accompagnement. J’aime cette idée selon laquelle, ensemble, nous tissons des fils de lumière en mouvement tout autour de la Terre…

Il est des personnes qui ne cherchent pas à nous enfermer dans leurs propres croyances, ni à nous utiliser au service de leurs propres projets, ni à nous faire parler leur langage, ni à nous faire partager à tout prix leurs rêves et leurs espoirs. Il est des personnes qui ne cherchent pas à nous faire porter leur croix, eût-elle la légèreté de la lumière.

Il est des personnes qui nous écoutent avant de se raconter. Des personnes qui n’ont rien à nous prouver ; qui savent entrer dans notre univers lorsque nous les y invitons, pour mieux nous comprendre, en douceur, sans violence ; qui savent ne pas juger ; qui parlent peu, mais juste, de manière unique, adaptée à ce que nous sommes, à nos doutes, à nos peurs, à nos faiblesses. Des personnes qui nous apaisent et nous réchauffent ; qui nous aident à nous libérer ; qui voient d’abord en nous le potentiel de vie et de créativité ; qui respectent nos rêves. Des personnes qui en connaissent la puissance. Il est des personnes qui nous permettent de grandir et de nous construire.

Ces personnes-là sont toujours trop rares. Mais elles existent. Nous en avons tous, un jour, rencontrées. Un parent, un professeur, un enfant, un ami, un thérapeute, un artiste, un inconnu… Des révélateurs, des catalyseurs, des guides, des passeurs. Des éclaireurs. Des éclaireurs qui ne nous parlent pas de leur chemin mais qui rendent visible le nôtre, le temps d’un instant, le temps d’une parole, le temps d’une rencontre ; qui nous permettent de voir plus loin, qui nous autorisent à nous donner l’autorisation de voir plus loin. Des éclaireurs qui nous permettent de comprendre la direction que l’on était en train de prendre, qui nous aident à percevoir le sentier que l’on souhaiterait à présent plus que tout emprunter. Juste pour voir, ou pour expérimenter, pour tester, pour découvrir, pour rencontrer.

Puis on se retrouve seul. Parfois le chemin reste éclairé. Parfois, il s’obscurcit à nouveau. Le noir, le doute, la solitude. Mais on garde le souvenir de ce que l’on a vu, perçu. Une flamme brille, intérieure. Notre propre vérité.

Oui, ces personnes-là existent. Loin des certitudes dogmatiques, elles savent qu’aucune vérité n’est absolue. Elles pressentent que la connaissance est sans fin. Alors elles cherchent, guidées par la joie que procure la compréhension de ce qui était incompréhensible jusqu’alors, par la joie de la curiosité satisfaite, par la joie de la fulgurance du savoir qui enfin fait sens. Elles avancent, tels des pèlerins. Et la lumière qui émane de leur lanterne nous permet de voir au-delà de ce que nous savions de nous-mêmes. Même longtemps après les avoir quittées, nous gardons pour elles une profonde reconnaissance. Parfois même, dit-on, une reconnaissance « éternelle ».

Chemins de vie qui se croisent et se décroisent. Création d’une toile de fils de lumière en mouvement sur la surface de la Terre.

Certainement avons-nous tous été un jour révélateur, catalyseur, guide, passeur pour un autre que nous, pour d’autres que nous. Peut-être l’avons-nous su, peut-être pas. Qu’importe, si nous avons donné. Donné de l’espoir, donné de l’envie, donné de la vie. Qu’importe, si nous avons permis à l’autre de nourrir sa propre vie, et à son tour d’éclairer d’autres chemins de vie. Tout comme d’autres l’ont fait pour nous. C’est cadeau !

Réciprocité, altérité. Pour grandir ensemble, en conscience.

Juste « énorme » !

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Il y a dans notre société un sujet tout simple, mais énorme !

Qu’est-ce qui justifie les inégalités hommes-femmes ?

Et comment se fait-il que les écarts constatés, au niveau salarial, mais aussi professionnel et culturel, ne soient pas encore comblés !

C’est juste incompréhensible ! Vraiment énorme !

La mixité sociale et sa richesse

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La vitalité sociale, le métissage et la mixité culturelle se développent merveilleusement bien dans ce qu’il est convenu d’appeler les banlieues et les quartiers, mais aussi dans les villes et les campagnes. Le pire existe peut-être, le meilleur aussi. Surtout le meilleur. Pourquoi n’en parlons-nous pas davantage ?

Pourquoi les élus, les membres des institutions françaises ou encore des conseils d’administration et des Comex sont-ils si peu représentatifs de la mosaïque sociale, culturelle et ethnique qu’est la France ?

Non, nous ne nous regardons pas tous en chiens de faïence ! Et oui, nous faisons des fêtes ensemble, nous nous entraidons, nous vivons ensemble, partout en France, partout dans le monde.

Le potentiel des liens humains de qualité, nourris d’amour, d’attention, et d’empathie, est immense, ici et ailleurs, sur la planète.

Vers une métamorphose consciente…

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La vie est « plus » que ce que nous avons pris l’habitude de croire qu’elle est.

Nous sommes « plus » que ce que nous pensons être.

L’Univers est « plus » que ce que nous en percevons.

Quant à la vie et à la conscience, qui restent des mystères tant pour les sciences que pour les Églises d’aujourd’hui, elles sont les nouveaux terrains d’exploration de l’humanité, nos nouveaux espaces de conquête, nos nouveaux champs du savoir et de la connaissance.

Sur ces différents sujets, une parole est en train de se libérer. Elle est nourrie de sensibilité. Elle se situe au croisement des nouvelles sciences et de la spiritualité.

Elle s’applique à équilibrer les énergies masculines et féminines et laisse beaucoup d’espace à ces dernières tant le féminin a été malmené et muselé ces derniers siècles. Il a du retard à rattraper.

Cette parole nouvelle qui ose aujourd’hui se faire entendre est salutaire : elle est comme le chaînon manquant qui va nous permettre d’entrer véritablement dans une nouvelle ère.

Il est l’heure d’emprunter cette voie, celle de la métamorphose consciente.

Que veut-on : la guerre ou la paix ?

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On pourrait croire que j’ai « une dent » contre les entreprises de transport en commun. Il y a quelques semaines, je publiais un article sur la fresque qui donne à voir une Europe bien pâle dans les couloirs du métro de la gare Montparnasse.

C’est à présent les murs de la gare Saint Lazare, côté métro, et pire ceux de la station de métro Opéra, qui m’ont choquée, plus encore scandalisée, plus encore sidérée, immobilisée. J’en ai perdu le nord (impossible de trouver la direction Gallieni de la ligne 3 durant plusieurs minutes) et j’ai failli arriver en retard à mon RV. Mais, je vous assure, je n’ai rien contre les transports en commun, bien au contraire.

L’objet du scandale ?

Il se trouve sur un immense mur de grands escaliers de la station de métro de la gare Saint-Lazare. Je l’ai d’abord vu de loin. Je me suis dit  « qu’est-ce que c’est que cela ? » pensant que mes yeux me trompaient. J’ai regardé plus attentivement en me tournant dans l’axe de ma première vision furtive. En affichage géant, comme au cinéma, ou comme dans la vraie vie, la guerre en pleine action. Je n’en croyais pas mes yeux !

J’ai demandé à un monsieur qui attendait là, immobile, si cela ne le choquait pas, car moi si. Non, il n’avait même pas l’air de l’avoir vue.

On sait le pouvoir subliminal des images, leur impact sur nos cerveaux et nos humeurs, sur nos conditionnements et formatages intellectuels et psychologiques. On sait parallèlement que des milliers de personnes, adultes et enfants de tous âges, passent là chaque semaine, jour après jour. Et que leur donne-t-on à voir ? La guerre comme si on y était !

Ils ont fait cela aussi ?

J’ai repris mes esprits et le métro. J’ai oublié. Mais quelques minutes plus tard, arrivée à la station Opéra, je me suis dit : « ce n’est pas vrai, ils n’ont pas fait cela ! ». Eh bien si, ils l’ont fait. La totalité des murs de la station opéra est recouverte de la même affiche. Pas seulement à l’emplacement des publicités habituelles. Non, partout, jusque dans le moindre recoin. Un peu comme si nous avions tapissé la totalité de notre salle de séjour avec des images de guerre et d’hommes au combat. Quoi de plus naturel après tout ? Nous aurions bien le droit. Cela dit, à l’heure des contrôles renforcés, si cela se savait, les services de l’ordre commenceraient certainement à porter un regard soupçonneux. Guerre, armes, combat…  Apologie de la violence ? Incitation à la haine ?

Ça s’appelle le marketing aujourd’hui

Eh bien, de telles images, il est possible de les afficher, en grand, dans des espaces publics. Cela s’appelle le marketing, la publicité, le commerce ! C’est très sérieux ! L’entretien et le renouveau de nos transports en commun est à ce prix certainement. On voudrait d’ailleurs nous préparer à un état de guerre prochain, hypothétique, mais on ne sait jamais, on ne s’y prendrait pas mieux. En l’occurrence, pour ces images-là, il s’agit de la promotion d’une série américaine d’un jeu vidéo « la plus vendue de l’histoire, derrière Super Mario et Pokémon » dixit Wikipédia, et semble-t-il adepte des paradis fiscaux. Je préfère vraiment les Pokémon !

Questions aux dirigeants et décideurs

Mesdames et messieurs qui faites de tels choix commerciaux, ne pensez-vous pas que les grandes entreprises dédiées au service public (comme les autres d’ailleurs) ont une responsabilité quant à la qualité environnementale et visuelle des espaces fréquentés justement par le public ?

Ne pensez-vous pas que vous avez une responsabilité quant à l’impact de vos choix sur nos cerveaux et notre sensibilité, dans la mesure où nous sommes obligés de passer par là ?

Ne savez-vous pas que le beau génère du beau, et qu’une image de paix incite à la paix ? Et que le contraire est vrai aussi ?

A chaque fois que je passe par là, je suis choquée… et je me questionne !

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« Par là » c’est le long couloir de la station de métro « Montparnasse Bienvenue » à Paris. Depuis le 7 juillet une longue fresque célèbre les 30 ans du programme européen Erasmus.

Ce programme, qui a donc 30 ans, « consiste en un échange d’étudiants entre les différents pays ayant signé l’accord. Cela comprend les 25 pays européens, ainsi que l’Islande, la Suisse, le Liechtenstein, la Norvège, la Bulgarie, la Turquie et la Roumanie. »
Ce programme est souvent jugé formidable. Il permet aux étudiants de voyager, de se rencontrer, d’apprendre autrement, de fertiliser les savoirs. Félicitation aux initiateurs de ce programme ! Jusque-là tout va bien.

Ce qui me choque ?

Sur cette longue fresque de 134 mètres de long, on voit des visages d’hommes et de femmes, les couples Erasmus, et des visages d’enfants, les enfants Erasmus. Tous visiblement heureux et souriants. Nous nous réjouissons pour eux.
Mais, c’est mon étonnement, ils sont tous blancs ! (à l’exception d’un réunionnais en début de fresque à la peau légèrement plus bronzée).

Est-ce cela l’Europe aujourd’hui ?

N’y a-t-il pas déjà, dans les lycées et les universités européennes, des étudiants à la peau café au lait, noire, ou aux yeux bridés ? Et si oui, où sont-ils sur cette fresque ?
Le ministère des affaires étrangères, allié à la RATP, et aux responsables du programme Erasmus qui ont validé cette fresque voudraient-ils nous faire passer un message subliminal autour de la couleur de la peau d’Europe ? Un message qui dirait que la vraie Europe est blanche ? Moi qui suis animée de la conviction que le métissage est l’avenir de l’humanité, je ne peux le croire. C’est un oubli, forcément, mais qui en dit long sur nos prismes déformants, nos aprioris, nos croyances profondes, les germes d’un racisme latent que nous portons en nous, et le manque d’ouverture qui est toujours notre signature lorsque nous ne faisons pas l’effort de considérer « l’autre » comme un autre « nous ».

Par curiosité et intérêt, je suis en train de lire le livre d’entretiens entre le sociologue Dominique Wolton et le Pape François. Je n’en suis qu’au début. A propos de l’Europe, le Pape François regrette que ce vieux continent soit devenue « grand-mère ». Il ajoute qu’en ce moment « elle a peur, elle se ferme ». Il la voudrait « mère » dit-il. Je suis d’accord. Une mère qui accueille tous ses enfants, issus de tous les croisements, pourvu qu’ils soient d’amour.

Qu’on se le dise !

Non seulement l’Europe est aujourd’hui multiculturelle et multiconfessionnelle, mais elle est aussi colorée. Elle est bigarrée. Elle est métissée. Cela en fait sa richesse d’aujourd’hui et de demain. Il faut le dire et l’écrire en grand et en long sur les murs des couloirs des métros et d’ailleurs, là où passent chaque jour des milliers de personnes.

***
Merci d’avoir lu ce post jusqu’au bout. Je lirai avec plaisir vos commentaires. Peut-être d’ailleurs découvrirai-je grâce à eux quelque chose qui m’a échappé dans cette fresque et dans ses intentions.

En savoir plus :

L’intelligence de la société civile

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La société civile est cet espace où se développent de multiples réseaux et mouvements citoyens et associatifs, dans tous les domaines du « vivre ensemble ». On s’y rencontre, on échange des visions et des idées, on les mets en oeuvre. La société civile est de plus en plus consciente d’elle-même. Elle est vivante car de plus en plus reliée en archipels animés. Elle est active et force de propositions.

Sa voix, où plutôt ses voix, celles des citoyens qui réfléchissent et agissent, méritent d’être davantage entendues et ses propositions mises en débat.

Pourquoi les médias, encore eux, mais également les politiques, mettent-ils autant de temps à voir qu’il y a là des propositions pour une autre voie, une autre vie, une autre économie… ?

Les dirigeants d’entreprise ont là, eux aussi, à portée de main, de multiples sources de créativité et d’innovation. Des passerelles commencent à se créer. Ce mouvement peut encore être largement accéléré, au bénéfice de tous.

Coming out spirituel : le regard d’Olivier Clerc…

Olivier Clerc est écrivain, formateur et conférencier franco-suisse. Il est surtout spécialiste du pardon et du développement personnel, et passionné de spiritualité. Il a lu Le coming out spirtuel. Voici ce qu’il écrit sur son blog

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En février 2017, Abdennour Bidar lançait une pétition intitulée « Coming out spirituel ». Dans la même lancée, ce mois de septembre 2017, les Editions Trédaniel publient le livre de Laurence Baranski qui porte quasiment le même nom « Le coming out spirituel ».

C’est un livre courageux, puisque l’auteure ose y aborder ce qu’un grand nombre d’entre nous pensons, croyons ou avons vécu… sans trop oser en parler ouvertement, par peur des conséquences. Son livre traite non seulement du sens de la vie, mais de la conscience, de la mort, des NDE, de la communication avec les mondes invisibles, des origines de l’humanité, des extra-terrestres, et j’en passe.

Un livre courageux, disais-je, parce qu’aborder ces thèmes dans la culture actuelle peut effectivement faire courir de gros risques. A l’époque de l’Inquisition, les mécréants pouvaient finir brûlés sur le bûcher ; aujourd’hui, ceux qui remettent en question les dogmes du scientisme dominant risquent d’être « grillés » dans leur vie professionnelle et privée. Le scientisme, c’est cette religion qui ne dit pas son nom, et qui a enfermé le monde moderne dans sa seule dimension visible, mesurable et objective. Le scientisme, c’est la transformation de la science véritable en dogmes indiscutables, dogmes que le célèbre biologiste Rupert Sheldrake a brillamment exposés dans son livre « Réenchanter la science » (traduction polie de « The Science Delusion », soit « L’illusion scientifique », plus explicite en anglais), ce qui lui a valu l’insigne honneur d’être censuré sur TED.com, une première mondiale…

Je précise – pour l’avoir rencontrée plusieurs fois par le passé – que Laurence Baranski n’est pas une illuminée, une « flyée » comme disent les Québécois, ni quoi que ce soit de ce genre. Elle est coach de dirigeants, elle a tout à fait les pieds sur terre et la tête sur les épaules.

Son livre et sa démarche relèvent du même esprit qui anime l’INREES et la revue Inexploré depuis 10 ans, dont les statuts disent : « s’intéresser à ces expériences que nous n’arrivons pas à expliquer et que nous qualifions d’extraordinaires, voir de “surnaturelles”, tout en conservant les deux pieds sur terre ».

De la même manière que la science véritable n’a pu naître qu’en se libérant du joug de la religion qui dominait jusque-là, le « nouveau paradigme » ne naîtra à son tour qu’en s’émancipant du carcan étroit dans lequel une certaine science a voulu enfermer la réalité, en en niant des pans entiers parmi les plus essentiels. Dans toutes les discplines scientifiques, d’éminents savants abondent d’ailleurs déjà dans ce sens, mais il reste encore beaucoup de résistance à surmonter.

Comme l’a clairement expliqué Ken Wilber (notamment dans Une brève histoire de tout), les résistances actuelles s’expliquent par une confusion entre ce qui est pré-rationnel et ce qui est post-rationnel, c’est-à-dire ce qui vient avant ou après la raison qui gouverne actuellement en maître. Le pré-rationnel était gouverné par toutes sortes de croyances, dogmes et superstitions, c’était le règne de l’obscurantisme, dont la science a dû s’extraire. Le post-rationnel, qui n’est pas le retour en arrière tant redouté mais un vrai bond en avant, va au-delà de la seule raison pour aborder le monde sensible, spirituel, invisible, mais en s’appuyant sur tous les acquis de la science et de la raison qu’il intègre et dépasse.

Le « Coming out spirituel » de Laurence Baranski est donc un livre de notre époque, totalement en phase avec les questions que nous nous posons, avec le mouvement d’éveil des consciences qui ne cesse de grossir depuis plus de 30 ans. Il ne nous invite pas à croire ceci ou ne pas croire cela. Il nous invite plutôt à ouvrir les yeux, à réfléchir, à tester, à élargir notre conscience et nos horizons, à découvrir de nombreux faits, théories, idées différents de ceux qui nous ont été imposés jusqu’ici.

Et si le monde n’était pas seulement ce qu’on nous en a dit jusqu’ici ?…

Lire l’article, et plus encore, sur le blog d’Olivier Clerc

Science et spiritualité

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Aujourd’hui, la science rencontre la spiritualité.

Le regard que nous portons sur ce que nous considérons être « le réel » et sur « l’humain » va en être bouleversé : le temps, la réalité, la vie, la mort, l’existence possible d’un mur de lumière, nos potentialités…

Tous ces sujets commencent à être requestionnés. Cette évolution est à la fois intellectuelle et sensible.

Elle est un des ingrédients indispensables à la métamorphose en cours…

La mondialisation « oui », mais quelle mondialisation ?

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Il existe une idée reçue considérablement répandue qui affirme que le peuple serait réfractaire à la mondialisation. Un idée qui sous-entend que le peuple est un peu arriéré, n’a rien compris au sens de l’histoire, et nagerait à contre-courant. Mais il me semble que « non ».

Personne n’est contre la mondialisation. Nous sommes tous, ou presque, prêts à découvrir le monde, profiter de sa beauté, de sa diversité, de son humanité et de son hospitalité au-delà des frontières de notre propre pays.

Ce contre quoi nous sommes, c’est une mondialisation qui a pour principale finalité la recherche de profits financiers toujours plus grands, par la consommation effrénée notamment, au détriments de la vie et de la nature. Ce n’est pas la même chose. Il me semble que « les peuples » ne nagent pas à contre-courant ; ils ont seulement « une envie d’autre chose ». En arrière-plan, c’est une vision politique et économique « autre » qui se dessine, une autre mondialisation, d’autres rapports humains, un autre rapport à la nature, à la propriété, à la vie et au sens que nous lui donnons, individuellement et collectivement…

Parlons politique

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Nous utilisons aujourd’hui abusivement le mot « politique ».

Dans sa définition initiale, la politique est la capacité à développer une vision et un projet avec les citoyens, au bénéfice de la vie de chacun et de tous dans la cité.

Mais nous avons substitué à cette définition initiale des visions de court terme et trop souvent des querelles intestines assorties de « petites phrases » qui ne cessent de rebondir les unes sur les autres, au fil des jours qui passent.

Les médias disent souvent, sur un ton entendu, parfois fataliste, parfois gourmand, en commentant telle ou telle joute verbale ou telle ou telle posture  : « C’est la politique ! ».  Non, ce n’est pas de la politique !

Nous méritons tous mieux, y compris celles et ceux qui sont aujourd’hui engagés en politique. Ce sujet a à voir avec ce que signifient, aujourd’hui, les mots « hiérarchie », « diriger », « exercer le pouvoir », à l’échelle de la société comme à celle des entreprises et des institutions. Il a également à voir avec la vie, la conscience et l’univers. Ce que nous en savons et leurs parts de mystère et d’inconnu qui nous échappent. La politique a à voir avec le projet que nous souhaitons pour l’humanité, sur la planète Terre.

Un souffle nouveau pourrait être en train de se lever. Il fait vibrer les mots confiance, transparence, bienveillance, et transformation, autant que conscience de nos interdépendances et coopération, et, en même temps, responsabilité, pragmatisme, et efficacité… Serait-ce possible ? Rêvons et surtout agissons !

Changement, transformation, métamorphose

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Changement, transformation, métamorphose.

Ces mots sont presque synonymes. Ils sont pourtant différents. Bien sûr, c’est une question de sémantique, de perceptions et de projections. Voici une proposition de clarification :

Le changement est le processus qui nous permet d’aller d’un état A vers un état B. Tel que nous le concevons dans les organisations humaines, ce processus est avant tout linéaire, horizontal. Il peut être orienté, voire maîtrisé. Dans l’entreprise, c’est tout l’art de la gestion de projet.

La transformation est elle aussi un processus, mais un processus plus complexe, multidimensionnel. La transformation est à la fois horizontale et verticale. Alors que le changement perturbe nos habitudes, la transformation, elle, va plus loin. Elle nous bouscule dans notre être. Elle est une opportunité de grandir à nous-mêmes.

La métamorphose, quant à elle, n’est plus seulement le passage d’un état A à un état B, ou une évolution verticale et horizontale simultanée. Elle est un changement d’état. Changement de nos habitudes et de notre être, mais aussi de nos perceptions et du regard que nous portons sur nous-mêmes et sur la vie. Elle nous fait « autre », inconnu à ce que nous savions de nous-mêmes avant elle.

La métamorphose ouvre de nouveaux possibles dans tous les domaines de la vie. Edgar Morin écrit que « la métamorphose est une révolution qui se révolutionnerait elle-même ». Et nous, pris dans le mouvement de la vie, sommes invités à lâcher prise avec l’ancien, et à accepter le nouveau en nous et autour de nous.