Mis en avant

Réussir le passage : ça veut dire quoi ?

Courant 2020, dans le sillage de la publication de mon livre « Oser l’invisible. Aux véritables sources de la performance durable », nous avons décidé de créer, avec mon confrère et ami Ivan Maltcheff, le processus Réussir le passage. Nous avons imaginé le construire autour de webconférences, de séminaires et d’accompagnement.

Cette initiative faisait suite à plus de 20 ans de cheminement partagé en entreprise et dans la société civile, avec comme point de repère et de militance commun l’axe TP-TS.

Par axe TP-TS, il faut entendre l’idée selon laquelle il ne peut y avoir de Transformations Sociales (TS) sans Transformations Personnelles (TP), et que ces dernières permettent, activent et orientent les premières. Entre TP et TS, la dynamique est interactive et systémique.

En 2020, notre intention était d’ouvrir résolument cette dynamique à la conscience, qu’elle soit individuelle ou collective. En d’autres termes, que devient la transformation, personnelle ou sociale, lorsqu’on l’observe et lorsqu’on la vit à l’échelle de la conscience. Et avec la conscience arrive bien sûr aussitôt l’impalpable, l’invisible, le subtil, le sensible, l’énergie…

Ceci, c’est le contexte. Nous sommes à présent en octobre 2022. Je reviens à l’objet et au titre de cet article : réussir le passage, cela veut dire quoi ? Pourquoi avoir nommé ainsi cette initiative ? Que signifie la notion de « passage » ?

La vie est une succession de passages

La vie est une succession de passages. Il y a les passages naturels de la vie que nous connaissons toutes et tous, de l’enfance à l’état d’adulte, en passant par l’adolescence.

D’autres passages nous confèrent un statut particulier aux yeux de la société, par exemple le passage qui de « mineur » nous transforme en « majeur », ou encore celui qui de « célibataire » nous fait passer au statut  « marié » si tel est notre engagement.

D’autres passages vont refléter la manière dont le système économique nous définis, d’ « actif » à « retraité » par exemple, ou de « salarié » à « indépendant ».

Tout au long de la vie, à travers nos choix propres, mais aussi au travers des normes sociales extérieures auxquelles nous sommes bien obligés de nous conformer, nous ne cessons de « passer ». Nous sommes des passeurs.

Il y a d’autres passages, plus personnels et intimes

Au cœur de ces passages, il y en a d’autres, beaucoup plus personnels, plus intimes.

Ces passages sont ceux que nous vivons intérieurement sur notre chemin de vie. Ils sont souvent liés à des épreuves ou à des grandes joies. Dans tous les cas, ils sont en lien avec des événements marquants dont nous nous souviendrons le plus souvent pour toujours.

Lorsqu’on y fait attention, et il faut généralement pour cela prendre un peu de recul sur soi, ces passages sont comme des portes, des marqueurs initiatiques sur le chemin d’évolution de notre être et de notre conscience.

Grâce à ces passages, dont nous sommes seuls à percevoir la force et l’intensité, nous avons grandi à nous-même. Notre regard sur la vie s’est élargi. De nouvelles compréhensions sur nous-mêmes et sur le monde qui nous entoure sont nées en nous.

Le plus souvent, notre cœur s’est ouvert, même s’il a dû, avant cela, panser ses plaies en réapprenant la douceur envers soi-même.

Les passages initiatiques jalonnent notre vie

Lorsque nous prenons conscience de ces passages initiatiques qui jalonnent notre vie, ou dont nous pressentons la survenance, nous réalisons que nous sommes les seuls maîtres à bord de notre destinée terrestre.

Nous sommes responsables de nos émotions, de notre manière de regarder et d’analyser, de nos choix, de nos prochains pas.

Certes, il faudra faire avec des contraintes extérieures, mais pour mieux définir notre propre chemin, celui que notre âme (ou notre conscience supérieure si on préfère l’appeler ainsi) nous invite à emprunter.

Quand les passages personnels rencontrent les passages collectifs

Il se trouve que ces passages initiatiques personnels se produisent et se vivent aujourd’hui à un moment très particulier de notre histoire collective.

Ce moment, que nous vivons ensemble, est celui où l’on parle de chute et de renaissance de civilisation, de naissance d’une nouvelle ère, de création de nouveaux mondes.

Bien malin qui pourra dire ce vers quoi nous allons, mais il semblerait bien que ce moment soit celui qui peut mener l’humanité à un niveau élargi de conscience, de bienveillance et de respect de la vie.

Ce grand moment, que nous pensons majeur dans l’histoire de l’humanité, pour ce que nous en connaissons, est fait de nombreuses perturbations et de risques collectifs, mais aussi d’immenses opportunités pour grandir à nous-mêmes.

Entre craintes et espoirs, il nous interpelle et nous questionne, tous et toutes, d’une façon ou d’une autre.

Ce moment résonne comme un passage subtil où individuel et collectif se nourrissent l’un l’autre, à une échelle tant matérielle que subtile.

Réussir le passage

C’est avec ce regard que nous avons créé « Réussir le passage » : pour nous rencontrer entre « passeurs intérieurs », pour nous inspirer, nous réassurer, pour élargir ensemble notre champ de vision, de perception et de compréhension, et pour nous aider à « être et agir dans le monde » le plus en conscience possible, riches de ces nouveaux états d’être qui se révèlent en nous et autour de nous.

Nous faisons partie des personnes qui sont convaincues que la force et l’authenticité de nos passages individuels orienteront (et sont déjà en train d’orienter) le passage collectif que vivent actuellement l’humanité et notre civilisation.

Pour cela, nous misons sur la pacification intérieure qui entraine la pacification extérieure, et sur le vivant qui se loge au cœur de nos vies.

Réussir le passage, c’est pour nous se sentir le plus pleinement conscients de ces processus entrecroisés, c’est garder sa stabilité intérieure lorsque tout semble bouger tout autour, c’est se faire le cadeau d’être pleinement soi dans le monde et agir depuis cet endroit intérieur, c’est sourire à la vie qui s’offre à nous et nous invite à nous découvrir, nous réaliser, créer et aimer.

Laurence Baranski

Professionnels de l’accompagnement des changements individuels et collectifs, et engagés sur un chemin d’évolution spirituelle depuis de nombreuses années, Laurence Baranski et Ivan Maltcheff sont tous deux coachs de dirigeant et animateurs. Ils interviennent au sein d’entreprises, d’institutions et d’associations et accompagnent également des particuliers. Parallèlement, ils cheminent ensemble depuis plus de 20 ans au coeur de la société civile, cet espace citoyen incroyablement vivant et créatif où se réinvente en ce moment même la vie en société.

Pour en savoir plus, voir le site web Réussir le passage : https://www.reussirlepassage.com. Vous y trouverez plus d’informations sur Réussir le passage et notamment sur les trois séminaires de 2 jours chacun que nous proposons : Mettre son leadership au service de la Vie, Être un activateur quantique, S’ouvrir à notre conscience galactique.

Mis en avant

Changement, transformation, métamorphose

android-wallpaper-beach-bird-s-eye-view-982263

Changement, transformation, métamorphose.

Ces mots sont presque synonymes. Ils sont pourtant différents. Bien sûr, c’est une question de sémantique. C’est aussi une question de perceptions, de projections, de vision. Voici une proposition de clarification :

Le changement est le processus qui nous permet d’aller d’un état A vers un état B. Tel que nous le concevons dans les organisations humaines, ce processus est avant tout linéaire, horizontal. Il peut être orienté, voire maîtrisé. Dans l’entreprise, c’est tout l’art de la gestion de projet.

La transformation est elle aussi un processus, mais un processus plus complexe, multidimensionnel. La transformation est à la fois horizontale et verticale. Alors que le changement perturbe nos habitudes, la transformation, elle, va plus loin. Elle nous bouscule dans notre être. Elle est une opportunité de grandir à nous-mêmes.

La métamorphose, quant à elle, n’est plus seulement le passage d’un état A à un état B, ou une évolution verticale et horizontale simultanée. Elle est un changement d’état. Changement de nos habitudes et de notre être, mais aussi de nos perceptions et du regard que nous portons sur nous-mêmes et sur la vie. Elle nous fait « autre », inconnu à ce que nous savions de nous-mêmes avant elle.

La métamorphose ouvre de nouveaux possibles dans tous les domaines de la vie. Edgar Morin écrit que « la métamorphose est une révolution qui se révolutionnerait elle-même, en permanence ». Et nous, pris dans le mouvement de la vie, nous sommes invités à lâcher prise avec l’ancien, et à accepter le nouveau en nous et autour de nous.

Sortir de l’enclos

Moralité de l’histoire : nous sommes responsables de notre chemin, de rester dans l’enclos ou pas. À l’injonction, car c’en était une, « Donnez-moi votre code », j’aurais dû répondre « Non, je ne peux pas et je ne veux pas vous le donner, car je ne suis pas certaine de ce que vous me dites. Trouvez Votre solution. Si je vous donne mon code, c’est moi qui serai emprisonnée. Or je veux avancer en liberté. ».  Voici l’histoire qui conduit à cette moralité… (cet article a initialement été publié sur le blog de Bienvenue au Grand Conseil Intergalactique)

Le mensonge, quoi qu’il en coûte

Il s’agit d’une anecdote qui m’est arrivée il y a quelques semaines. J’étais avec ma maman. Nous nous étions garées dans le parking de la plus grande pharmacie de la ville. Particularité de ce parking : pour en sortir il est nécessaire de disposer d’un code chiffré remis avec le ticket de caisse. En d’autres termes, seules les personnes qui ont acheté quelque chose à la pharmacie peuvent sortir du parking. On ne s’y gare donc que si on est certain de consommer. Ok, c’est bien un parking privé. Les propriétaires du lieu ont le droit de faire cela.

En sortant de la pharmacie, alors que nous nous dirigions vers notre voiture, une dame très bien mise et chic, dans sa voiture, m’interpelle un peu fortement mais tout de même aimablement. Sa voiture est devant la barrière du parking qui nécessite un code pour se soulever.

– Je ne peux pas sortir, vous pouvez me donner votre code ? me demande-t-elle.

– Mais si je vous donne mon code et que vous l’utilisez, il ne sera plus valable pour moi et je ne pourrai plus sortir du parking !…

– Si, si, c’est le même code pour tout le monde qu’ils changent tous les quarts d’heure. Je suis simplement restée garée trop longtemps et mon code n’est plus valable.

– Je pourrai donc sortir, vous en êtes sûre ?!?…

– Oui, oui, bien sûr (son ton était très affirmatif).

– Bon, je vous le donne…

J’ai donné mon code. Vous doutez-vous de ce qui s’est passé ?

Arrivée à la barrière du parking, j’ai composé mon code dans le petit boitier prévu à cet effet, et… je n’ai pas pu sortir ! Mon code n’était plus valable, il était unique et personnel et la dame l’avait utilisé parce que je le lui avais volontairement donné. J’avais consenti, sans le savoir, à rester enfermée !

Ma maman est descendue de voiture. Elle est retournée à la pharmacie, elle a obtenu un code de remplacement sans problème heureusement, la barrière s’est levée avec le nouveau code, et nous avons pu partir. Tout cela ne fut donc pas bien grave.

Discernement et affirmation

Je repense souvent à cette mésaventure et à cette dame. Elle voulait sortir. Pour atteindre son objectif, elle m’a menti. Mentait-elle sciemment ou croyait-elle ce qu’elle m’a dit ? Je n’en sais rien bien sûr, mais compte tenu de son insistance et de son ton affirmatif, j’ai tendance à penser qu’elle savait très bien qu’elle me racontait n’importe quoi avec son histoire de code qui change tous les quarts d’heure. Dans tous les cas, elle se moquait complètement des conséquences pour moi et du risque que je reste bloquée. Elle ne pensait qu’à son propre chemin.

Il existe des personnes qui mentent sciemment, ou pas, et qui nous utilisent à leur profit en se moquant complètement de nous. Si ce n’est pas notre cas, et que nous sommes plutôt gentils et soucieux des autres, notre réaction naturelle sera de les croire. Nous avons du mal à penser qu’on pourrait nous rouler volontairement et nous manipuler. Et pourtant !

Quel enseignement ai-je tiré de cette histoire ? Pour ne pas tomber dans le piège, il faut deux choses, au moins.

– La première est de faire preuve de discernement. Dans le cas présent, j’avais un vrai doute, car rien ne me prouvait que la théorie de mon interlocutrice était juste. J’aurais dû vérifier avant de décider. Mais je me suis laissé embarquer dans son histoire et sa volonté.

– La seconde est de savoir dire « non », ce que je n’ai pas su faire, par gentillesse, naïveté ou faiblesse.

Le discernement et l’affirmation de soi, qui passent donc par vérifier et dire « non », sont des clés afin de ne pas être piégé.

Dire « non » pour dire « oui » à la vie

À présent, je ne vais pas dresser la liste de tous les mensonges dans lesquels nous pourrions être pris jusqu’à être bloqués, au profit de menteurs qui eux continuent leur route grâce à nos ressources. Ils seraient trop nombreux et cet inventaire à la Prévert, côté ombre, ne servirait pas à grand chose il me semble. Ce serait un peu plombant.

Qui sont « les menteurs » dont je parle ici ?

En fait, peu importe. Comme l’écrivait le philosophe Jean-Paul Sartre ou le thérapeute Jacques Salomé, ou les deux, je ne sais plus bien : « L’essentiel n’est pas ce que la vie a fait de toi, mais ce que tu fais de ce que la vie a fait de toi ». Nous sommes responsables de notre chemin, de rester dans l’enclos ou pas.

À l’injonction, car c’en était une, « Donnez-moi votre code », j’aurais dû répondre « Non, je ne peux pas et je ne veux pas, car je ne suis pas certaine de ce que vous me dites. Trouvez Votre solution. Si je vous donne mon code, c’est moi qui serai emprisonnée. Or je veux avancer en liberté. ». 

Se méfier des pseudo-vérités, est-ce de l’égoïsme ? Je ne crois pas, c’est seulement :

– à un premier niveau, une question de survie,

– et au-delà, le début de l’expression de notre souveraineté.

Merci à toutes celles et tous ceux qui dévoilent la fausseté des pseudo-vérités si nombreuses aujourd’hui. Elles et ils m’aident de manière irremplaçable à activer mon discernement et à dire sereinement « non ».

Pas un « non » guerrier d’opposition. Mais un « non » qui préserve ma liberté. En disant « non », je dis « oui » à mon désir de vie, de découverte et d’exploration. Je dis « oui » également au plaisir de vivre avec toutes les personnes qui comme moi auront dit « non » et donc « oui » à la vie libre et souveraine.

Un chemin pour avancer

Voulez-vous connaître certain de mes « oui » ? Je les partage avec plaisir. 

Oui, j’aime vraiment les personnes que j’aime.

Oui, dans mon cœur souffle un amour que j’ai envie de totalement libérer.

Oui, je crois vraiment que cet amour conduit à l’immortalité, car il est le souffle de mon âme qui évolue dans l’éternité. Je sais qu’’en ouvrant mon cœur, je la rejoins, tout en vivant sur la Terre.

Oui, des êtres et des consciences lumineuses existent sur d’autres plans de réalité, j’en ai rencontré.

Oui, ces êtres et ces consciences sont là pour nous aider, nous aimer et nous accompagner, car leur cœur est expansé et ils n’ont qu’une envie, celle de nous voir nous libérer.

Oui, nous vivons sur la Terre dans une matrice d’illusions dont il est possible de se dégager.

Oui, certains aimeraient que nous restions enfermés (autrement dit qu’on leur donne notre code) pour servir leurs seuls intérêts.

Oui nous pouvons nous échapper.

Oui, Gaïa est un être vivant, bien plus grand que ce qu’on nous a raconté.

Oui, il nous est possible de retrouver toutes ces vérités.

Oui, nous sommes en train de les révéler, parce que nous aurons dit « non »  à une extériorité qui manipule la réalité, et « oui » à notre intériorité qui sait la vérité.

Oui, un voile se lève.

Oui, des révélations immenses nous attendent et nous allons nous apercevoir que la réalité est bien différente de ce qu’on nous enseignait.

Oui, tout cela est une expérience qui nous permet de retrouver notre pleine souveraineté.

Oui, nous allons bientôt à nouveau danser en liberté.

La lumière engendre la lumière et les anges existent

Je ne sais plus quelle sagesse ancienne, toutes certainement, nous dit de remercier nos ennemis. Car ils nous permettent de trouver en nous des forces nouvelles pour sortir de l’enclos. Ils sont comme le tremplin sur lequel nous pouvons prendre appui pour nous élancer et aller plus loin.

Merci donc à celles et ceux qui veulent nous maintenir dans l’enclos. Mais il est l’heure à présent et nous sommes en train d’en sortir. Pour ce qui est de l’avenir, nous ne donnerons plus notre code, que ce soit celui du parking ou de notre vie. Nous le garderons pour nous, pour grandir ensemble, dans l’amour, la curiosité et la joie d’aimer.

Le lendemain, alors que je me garais à un autre endroit, dans une autre rue, une autre dame a tapé à la vitre de la voiture. « Vous voulez mon ticket de parcmètre?  » m’a-t-elle gentiment demandé. Elle a ajouté :  « Je m’en vais et il reste du temps« . J’ai dit « oui » et je l’ai remerciée.

Cela s’est passé très vite. La dame a disparu aussi vite d’elle était arrivée. J’ai regardé le ticket : il était valable toute la journée ! Etait-elle un ange ? Une lumière assurément. Et la vie venait de me dire : tout va bien, fais confiance et suis ton propre chemin. Nous ne sommes pas seuls sur ce chemin. Nous sommes ensemble, et nous sommes accompagnés.

***

Laurence Baranski est chercheuse indépendante sur les thèmes du changement, la Vie, la Conscience. Elle est également coach, enseignante et auteure.

Sites web :

Mais que se passe-t-il donc en ce moment sur la Terre ?

___

Je publie ici cet article initialement publié sur le blog de mon ouvrage « Bienvenue au Grand Conseil intergalactique ». J’ai toujours exploré la question du changement jusqu’à faire de son accompagnement mon métier. Dans ses dimensions relationnelles, interactionnelles, systémiques, transdisciplinaires il y a plus de 20 ans. Aujourd’hui à l’échelle galactique, subtile, énergétique, spirituelle, non duelle. Plaisir de partager, si cette lecture vous tente…

___

Rien ne tourne plus rond ! Mais que se passe-t-il en ce moment sur la Terre ?

Voilà une question bien complexe tant les réponses sont nombreuses ! Elles sont aussi personnelles car nous vivons toutes et tous une réalité partielle, résultat de notre champ de vision inévitablement limité, de nos perceptions toujours sélectives, de notre expérience filtrante. Nous portons chacun et chacune un regard subjectif sur la situation et privilégions en conséquence chacun et chacune une analyse particulière.

Je vais dresser ci-après un panorama rapide de réponses possibles, à ma manière. Certaines des réponses que j’apporte ne conviendront pas à tout le monde, trop éloignées de ce qu’il est possible d’imaginer. Elles résultent de mes questions et recherches, recherches elles-mêmes orientées, depuis que je suis en âge de m’interroger, sur ce que sont la vie, la conscience, et la réalité.

Je propose de répondre en observant la situation actuelle sous quatre angles de vue  : terrestre, extraterrestre, énergétique et non duel.

La réalité terrestre et matérielle

La réalité terrestre et matérielle est celle de notre quotidien. Elle est faite de joie mais aussi d’inquiétude, surtout en ce moment où tout semble partir à vau l’eau dans le monde.

Dans cette vision de la réalité, l’humanité évolue sur la planète Terre. Cette planète, la nôtre, est à notre connaissance la seule planète dans l’Univers qui accueille une espèce vivante aussi consciente et intelligente que nous, les humains. Nous sommes, dans cette vision terrestre et matérielle, le summum de l’évolution du vivant.

Perdus dans l’immensité galactique, nous avançons inexorablement sur la Terre le long de la flèche du temp, du passé vers le futur.

Sur cette planète, il y a des hauts et des bas dus à quelques cycles économiques, civilisationnels ou climatiques, par lesquels les spécialistes expliquent l’apparition et l’alternance sans fin de périodes de restrictions et de disettes, suivies de périodes plus fastes et glorieuses.

Sur cette Terre, il y a également la naissance et la mort. Et surtout, siècle après siècle, l’énergie des humains qui se battent sans relâche pour leurs idéaux, avec parfois quelques succès qui restent néanmoins sans cesse à confirmer, car rien n’est jamais acquis.

L’analyse de la situation

Les bouleversements de tous ordres que nous connaissons actuellement sur la planète sont, au travers de ce prisme, perçus comme une période de déstabilisation qui mixent problèmes sociaux, sanitaires, financiers, climatiques, guerriers,etc. Nous sommes entrainés de manière systémique vers « on ne sait pas bien quoi », mais assurément vers quelque chose de différent. Plus rien ne sera comment avant. Certains s’en accommodent très bien. La majorité des humains est bousculée et mise en fragilité. Mais si on est optimiste, on se dit qu’après la pluie viendra le beau temps, il suffit de tenir bon.

Comment appréhender le changement ?

Sous cet angle exclusivement terrestre et matériel, les sachants expliqueront que le changement doit s’analyser et se gérer en termes politiques et géopolitiques, « Politique » au sens matérialiste du terme (la politique n’a pas encore élargi son regard à l’immatériel). Et bien sûr, le changement s’analyse aussi avant tout en termes financiers puisque l’argent dirige aujourd’hui la marche du monde, plus que tout autre « bien commun » ou que toute autre valeur de coeur.

L’expérience montre heureusement qu’il s’analyse et s’exprime également en termes de solidarité entre les humains, dans la vraie vie. On voit en effet à quel point l’entraide et la coopération deviennent nécessaires et vitales pour garder le moral et la tête hors de l’eau.

La réalité extraterrestre et galactique

Mille milliards de galaxies, encore plus de soleils, encore plus de planètes ! Voilà de quoi serait fait notre Univers. Il est si vaste que ne sommes pas en mesure de l’imaginer dans sa complétude, ni de le saisir totalement par la pensée. Surtout si on ajoute à cette vastitude la possibilité d’existence d’Univers parallèles dont nous parlent de plus en plus les scientifiques, et que les médiums connaissent bien.

Sous cet angle de vue, notre perception de la réalité prend de l’ampleur. Les humains-terriens que nous sommes ne sont plus la seule forme de vie consciente et intelligente dans l’Univers. Il y en a d’autres, qu’elles nous ressemblent ou pas. Ici, dans cet Univers peut-être infini, la vie et la conscience sont beaucoup plus répandues qu’on ne le pensait dans la vision précédente.  Certaines de ces formes de vie sont densifiées, comme nous, d’autres plus éthérées.

C’est dans cette réalité qu’on parlera de présences extraterrestres (et intraterrestres) non humaines, de reptiliens, de pléiadiens (et de beaucoup d’autres), et plus largement d’alliances galactiques.  

Science-fiction ? Au cours des dernières décennies écoulées, plusieurs dirigeants de différents pays (Etats-Unis, Australie, Russie, etc., les sources sont faciles à trouver) ont déjà évoqué l’existence de telles présences sur la Terre et autour de la Terre. Les programmes spatiaux secrets en parlent également. Il suffit d’avoir la curiosité de chercher pour trouver quelques informations à ce sujet.

Dans cette vision toujours, la Terre est connue depuis longtemps par certaines de ces formes de vie extraterrestres, qui sont même perçues comme étant à l’origine que notre création ou tout au moins de notre modification génétique.

L’analyse de la situation

Vu sous l’angle de la réalité extraterrestre, ce qui se passe aujourd’hui sur la Terre n’est plus seulement un phénomène propre à la temporalité matérielle terrestre (avec sa lecture sanitaire, économique, sociale, guerrière, etc. de la situation). Cela devient une grande scénographie galactique, un incroyable combat cosmique qui n’est pas sans rappeler la Guerre des étoiles ou Stargate

Son enjeu ? Entre autres la prise de contrôle des richesses terrestres, richesses à la fois naturelles, vivantes, et énergétiques, y compris l’énergie humaine. Nous serions en train de vivre une tentative de prise de contrôle qui va de la Terre à l’espace galactique, et de l’espace galactique jusqu’à la Terre. Avec heureusement de nombreuses espèces évoluées œuvrant au service de la paix. Pour celles et ceux qui repoussent radicalement cette version, je vous inviterais volontiers à effectuer quelques recherches avant de tourner le dos à cette possibilité sans l’avoir sérieusement explorée.

Comment appréhender le changement ?

Le changement s’analyse ici à l’échelle galactique, à celle de la Conscience et de la Vie. Une échelle qui appelle une approche exopolitique, l’exopolitique étant « l’étude des relations entre notre civilisation et d’autres supposées civilisations intelligentes de l’Univers » (définition wikipédia). Cette discipline est apparue au début des années 2000.

La réalité subtile et énergétique

Une autre manière d’appréhender les grandes mutations que l’humanité connait aujourd’hui est de l’ordre du subtil, de l’énergétique et du spirituel. Dans cette vision, tout organisme vivant sur Terre est à la fois « matière visible » et « énergie-conscience non visible ».

Il s’agit ici de considérer, mais aussi de « voir », de « percevoir » ou de « ressentir », pour celles et ceux qui développent cette vision, que nous sommes en train d’accroître notre niveau vibratoire et d’élargir notre niveau de conscience. Cela n’a rien d’étonnant ni d’alarmant : c’est tout simplement le chemin naturel de l’évolution humaine.

L’humanité en est à cette phase de croissance. Notre esprit reprend de la vigueur. Il se déploie et nous incite à lâcher le trop plein de matérialité accumulée ces derniers siècles, voire millénaires.

Certains expriment cela en disant que nous sommes en train de donner naissance à la Nouvelle Terre, Terre qui elle-même est en train d’évoluer vibratoirement. La Terre ou plus exactement Gaïa, c’est à dire l’être énergétique vivant et conscient qui s’étend « dans » et « au-delà » de notre planète physique. Gaïa s’expanse et nous invite à nous expanser.

Alors bien sûr, au passage, cela bouscule les champs d’énergie qui nous entourent et dont nous sommes faits (que certains nomment égrégores ou champs karmiques ou samsara). Cela vient nous déstabiliser dans notre réalité quotidienne, matérielle et temporelle. Nous sommes, individuellement et collectivement, en phase de grand nettoyage énergétique ce qui entraine des périodes peu confortables à vivre.

Comment vivre avec le plus de légèreté cette période tour à tour enthousiasmante et déstabilisante ? En nous connectant à la Source, celle que certains nommeront Dieu, Conscience supérieure ou Âme des âmes. Quel que soit son nom, elle est bienveillance, bonté et amour inconditionnel.

L’analyse de la situation

La crise systémique (sanitaire, sociale, économique, écologique, guerrière…) que nous vivons actuellement devient dès lors une opportunité de croissance spirituelle exceptionnelle. C’est aussi l’espoir de nous retrouver ensemble, tout en restant bien ancrés sur la Terre, à des niveaux de fréquence vibratoire supérieurs, lumineux, et toujours plus reliés, unifiés, pacifiés.

Comment appréhender le changement ?

Le changement s’analyse ici en termes énergétiques, subtils, vibratoires et spirituels. De plus, c’est à noter, des êtres de lumière, tout comme nos chers défunts, sont ici nos amis et nos alliés au service de notre évolution.

La réalité non duelle

Les visions précédentes sont duelles : bien-mal, bons-méchants, évolution-involution. Prenons du recul et regardons la situation autrement, de plus haut, au-delà de cette dualité. L’analyse devient différente. De ce point de vue, tout n’est à présent qu’énergie et information, conscience et intentions. Tout est juste et à sa place. Il n’y a ni jugement ni comparaison.

Nous percevions des choses en disharmonie ou de manière violente ? Ceci n’était qu’une illusion et une déformation liées à nos perceptions humaines ordinaires limitées. Il nous appartenait de les rééquilibrer, les harmoniser, les apaiser, d’apprendre à voir autrement, à profiter avec gratitude de ce qui est donné sans penser à ce qui n’est plus.

Bien sûr, ce n’est pas facile lorsque notre conscience reste enfermée sous la coupole terrestre de la matérialité temporelle, cimentée par la pensée matérialiste et de plus en plus transhumaniste.

Mais si nous y parvenons, alors il n’y a plus de filtres, si ce n’est peut-être la voûte céleste et atmique. Ici, tout est relié. Il n’y a pas de fin. La mort elle-même n’est qu’une continuité, un changement d’état de notre conscience. Nous sommes Un tout au long des plans de réalité, et nous sommes reliés à l’Un. Nous sommes ensemble, toujours, et jamais séparés. Nous sommes un être divin (nous l’avons toujours été mais nous l’avions oublié), en même temps que cette créature incarnée sur la Terre et certainement démultipliée dans différentes réalités simultanées.

Ici, il n’y pas de temps non plus. Seulement un appel vers toujours plus d’unité. Notre cœur est ouvert. Bien sûr, l’amour peut être partout, dans toutes les perceptions de la réalité. Il a ici la particularité d’être inconditionnel, instant après instant, toujours plus généreux et expansé.

L’analyse de la situation

La situation de crise systémique que nous vivons actuellement devient ici une illusion enfin révélée. La douce et puissante musique de la vie consciente envahit l’espace. La crise était un obstacle à dépasser ou à transmuter et une invitation à grandir en verticalité. Le voile d’Isis s’est levé. De mortels nous sommes devenus immortels. Nous sommes pleinement conscients que l’élévation toujours plus aimante ne tenait qu’au réveil de notre capacité à aimer. Nous sommes.

Comment appréhender le changement ?

Le changement se perçoit ici en termes mystiques et initiatiques, mais aussi en termes d’humilité, de simplicité et de plaisir d’être, de créer et de partager.

Quelle approche privilégier ?

Quel regard devrait prévaloir selon vous aujourd’hui sur la Terre ? Quelle approche du changement devrions-nous développer en priorité ? Quelles portes d’entrée privilégier pour garder le cap et permettre à l’humanité d’évoluer ?

L’approche politique et géopolitique matérialistes ?

Dans cette réalité, on se battra essentiellement sur le terrain des idées. On sera d’accord ou pas d’accord. On mettra en avant tel ou tel argument. Les combats pourront être rudes, l’histoire l’a montré.  Une fois les choses calmées, on cherchera à appliquer la justice des hommes, celle qui condamne les hors-jeux, les crimes et les génocides contre l’humanité.

L’approche exopolitique ?

L’espace galactique et cosmique est passionnant et tellement peuplé ! Chaque pas est une source de découvertes incroyables. On s’y bat aussi cela dit, avec des armes ou avec son esprit, selon son niveau d’évolution et de conscience. On pourra s’y faire beaucoup de nouveaux amis, souvent par le biais de contacts subtils et télépathiques. Mais attention, on pourra y trouver également des non-amis et des manipulations par prise de contrôle des énergies et mêmes des esprits. La curiosité n’exclut donc pas la prudence et le discernement.

L’approche subtile et énergétique ?

Le chemin spirituel promet également des découvertes étonnantes. Un chemin en quête de Soi qui n’est pas toujours facile mais qui est littéralement magique puisque, plus on avance, plus « l’âme agit ». Un chemin de prise de recul, d’acceptation et d’apaisement vibratoire. Un chemin également actif au-delà de nous-mêmes, car tout est relié. Un disciple demanda un jour au sage Ramana Maharshi comment il pouvait passer tout son temps à méditer dans le silence alors que la guerre faisait rage dehors et que tant de personnes souffraient. « Qui sait si la situation ne serait pas pire dans monde si je n’étais pas là, silencieux et immobile, en train de méditer ? » répondit-il en substance. Si je m’apaise, je contribue à l’apaisement dans le monde.

L’approche non duelle ?

Ce sera alors le regard de l’amour véritablement inconditionnel. Mais peut-on tout aimer ? Peut-on tout pardonner ? Peut-on véritablement choisir l’amour à chacun de ses pas, dans chacune de ses paroles, chacun de ses actes, même le plus insignifiant en apparence ? Chacun répondra pour lui-même, pour elle-même.

Et nous pourrons, bien sûr, naviguer entre ces réalités et tenter de les combiner, dans un équilibre qu’il nous appartiendra de stabiliser, parfois emportés par nos idées, parfois par nos émotions, parfois par nos fantasmes, parfois par nos idéaux. Jusqu’à atteindre peut-être un niveau de pratique qui nous permettra d’agir simultanément sur ces différents niveaux de réalité. Nous sommes des apprentis. Et quel apprentissage !

Nous sommes des apprentis… incarnés

Quant à vous, quel regard développez-vous en priorité ?

  • En est-il un que vous rejetez ?
  • En est-il un que vous avez envie de développer plus que vous ne l’aviez fait dans le passé ?
  • Dans quelle réalité êtes-vous le plus à l’aise ?

Je crois personnellement que c’est en élargissant notre regard, sans crainte ni limite, avec discernement et bienveillance, que nous grandirons et que notre monde pourra véritablement changer. Sans cela, nous ne ferons que reproduire des recettes que nous connaissons déjà et qui nous tirent vers le bas au lieu de nous élever.

J’arrive au terme de cet article et je m’aperçois qu’il y manque une dimension évidemment capitale sur laquelle je n’ai pas suffisamment insisté : celle de la Nature, qui est aussi celle de notre corps physique, temple incarné et sacré par lequel tout se joue, s’expérimente et s’expanse. À l’échelle de la conscience humaine, il n’y a pas de réalité sans notre corps. Il est et il sera notre véritable guide vers nos futurs espérés, pour peu que nous sachions véritablement l’écouter et surtout le respecter. Son intelligence sensible et organique est encore tellement sous-estimée !

Le tableau ci-dessous reprend les éléments descriptifs des différentes réalités évoquées dans cet article. Il est incomplet. C’est un premier niveau de réflexion à enrichir.

Laurence Baranski est chercheuse indépendante sur les thèmes du changement, la Vie, la Conscience, coach, enseignante et auteure.

Sites web :

Les nouveaux mondes sont déjà là, en nous, entre nous et autour de nous

Quels que soient nos secteurs d’investissement professionnel, nos engagements citoyens, ou encore notre analyse de la situation sociale, sanitaire et écologique actuelle, il y a un point sur lequel nous pouvons toutes et tous être d’accord : nous vivons une époque bouleversée et déstabilisante à bien des égards. Tant et si bien que le monde de demain ne sera plus jamais comme celui d’avant dit-on.

Mais comment sera-t-il ? Il sera ce que nous en ferons. Il pourra ressembler à nos plus beaux rêves pour nous-mêmes et pour l’humanité, si nous le décidons et si nous y croyons.

C’est ce vers quoi nous proposons de cheminer en empruntant la voie de l’harmonisation, en nous-mêmes, de notre action dans le monde et de l’expansion de notre être. Cette voie révèle les nouveaux mondes, en nous, entre nous et autour de nous. C’est le propos de cet article et l’intention du processus Réussir le passage.

Tous nos repères sont bousculés

Nos repères économiques, sociaux et culturels sont donc aujourd’hui bousculés. Mais plus encore, c’est notre perception de la réalité dans son ensemble qui est remise en question.

Considérons le champ des sciences quantiques, c’est à dire des sciences de l’infiniment petit, de ce qui invisible à nos yeux physiques et imperceptible à nos sens communs. Les théories qui sont à la base de ces sciences se prouvent bien sûr, grâce au travail de scientifiques curieux et audacieux.

Mais elles s’éprouvent aussi, car nos intentions, pensées et projections y tiennent une place centrale. Ces sciences nous apprennent que ces dimensions sensibles et invisibles de nous-mêmes ont le pouvoir d’influencer le réel.

Plus encore, elles nous disent que le réel ne serait qu’une projection probable à un instant donné d’une impression de réalité dont la vastitude et les possibles nous échappent !

Tout ne serait que tissage multi et trans-dimensionnel d’informations qui dansent entre elles une chorégraphie dont nous n’avons qu’une infime perception. Nous quittons la seule matérialité. La réalité quant à elle devient bien plus complexe que nous ne le pensions.

Incroyable début de 21ème siècle ! Il nous fait entrer dans un monde où tous nos anciens repères deviennent obsolètes ! Il nous transforme en équilibristes contraints de chercher de nouveaux points de stabilité. Ce n’est certainement qu’un début. Où trouver nos nouveaux points de repères ?

La voie de l’extériorité

Faut-il aller chercher nos nouveaux points de repères du côté des institutions et des modes de gouvernance ? Oui, certainement. Depuis l’époque néolithique nous vivons en clans, en sociétés et en collectifs. Et nous savons toutes et tous, pour l’avoir expérimenté, que les choses ne se font pas toutes seules. L’auto-organisation a ses limites.

Nous avons ainsi besoin de revisiter et de réinventer ensemble nos modèles d’organisation et de régulation. C’est en train de se faire en de multiples endroits dans le monde par et dans l’action. Pensons par exemple aux habitats partagés, aux tentatives de gouvernance holacratique, à l’intelligence collective, aux archipels citoyens et même à l’entreprise quantique vers laquelle s’aventurent certains dirigeants.

Cette première voie est celle de l’extériorité, c’est à dire de l’action sur ce qui est extérieur à nous. Cette voie est nécessaire. L’emprunter donne la satisfaction de modeler ensemble le réel extérieur de manière plus adaptée aux connaissances d’aujourd’hui, et aux aspirations des humains que nous sommes.

Mais cette voie est-elle suffisante ? La réponse semble bien négative, car nous savons toutes et tous la fragilité de nos organisations humaines lorsque nos egos, rigidités et certitudes qui s’installent progressivement s’en mêlent.

De plus, aucun projet collectif, aussi merveilleux soit-il, ne pourra apporter de réponses à nos questions existentielles personnelles. Et quelles sont les questions qui nous animent et nous ancrent véritablement ? Celles qui concernent le sens et la sève de notre existence sur cette Terre. Où trouver des réponses ?

La voie de l’intériorité

Il existe une autre voie pour les humains en quête de repères. C’est la voie de l’intériorité, c’est à dire du voyage à l’intérieur de soi-même. Le développement personnel et le cheminement spirituel y contribuent, tout comme la pratique de l’art ou du théâtre, de la musique et du chant, ou de toutes les activités simples et authentiques que nous réalisons en conscience et avec plaisir.

Cette voie est celle de l’exploration de nos perceptions et de nos champs de conscience, de l’ouverture du cœur, de la reliance à la Vie, de la rencontre avec notre âme.

C’est un chemin qui passe par de grandes remises en question personnelles. Celles et ceux qui l’empruntent le savent. Mais il passe aussi par un émerveillement grandissant et une sérénité bienfaisante qui porte en elle le pouvoir de se régénérer, nous offrant ainsi dans la durée la fluidité indispensable au maintien de notre équilibre, quels que soient les remous extérieurs.

Mais cette deuxième voie est-elle suffisante pour autant ? Car nous ne vivons pas seuls. Nous vivons avec les autres dont la personnalité, les perceptions et les compréhensions seront tôt au tard différentes des nôtres. Saurons-nous, en toutes circonstances, gérer ces différences dans la paix et l’acceptation ? Saurons-nous, dans la relation aux autres et particulièrement en situation de stress, élargir toujours plus le respect et la fraternité à l’échelle de l’humanité ?

Une troisième voie : l’interaction

Il existe une troisième voie qui offre des repères et nous conduit à l’équilibre dynamique. C’est celle de l’interaction.

Emprunter cette troisième voie présuppose que nous ayons déjà expérimenté les deux précédentes, leurs puissances et leurs limites, jusqu’à comprendre qu’aucune des deux, explorées seules, n’est en elle-même totalement suffisante. Elle présuppose également que nous recherchions en nous une cohérence, une unification, un lien équilibrant.

La voie de l’interaction est celle de la synthèse, en nous-mêmes, de l’intériorité et de l’extériorité, de la verticalité et de l’horizontalité.

C’est la voie de l’harmonisation entre la part de nous qui agit dans le monde et celle qui libère la puissance et l’originalité de nos mondes intérieurs.

C’est la voie de la résolution en nous-mêmes des contradictions et des tensions.

C’est aussi la voie de la présence à soi, aux autres et au monde dans l’instant.

C’est la voie du dépassement constant de nos propres limites pour nous autoriser à être toujours plus pleinement qui nous sommes dans le monde.

La voie de l’interaction entre l’intériorité et l’extériorité est aussi celle de la renaissance à soi, à l’image du bébé qui nait au monde, de la chenille qui devient papillon, de la métamorphose consciente, ici et maintenant, sur la Terre. Cette voie n’est pas toujours confortable, mais elle est toujours réjouissante pour qui sait s’émerveiller d’être en vie.

Un chemin d’expansion connecté à l’essentiel

Emprunter la voie de l’interaction nous mène dans des espaces qui pendant longtemps n’ont pas eu droit de cité dans les univers professionnels et sociaux d’antan. Mais les temps changent. Nos champs de vision, d’expression, et d’action, que ce soit à l’échelle collective ou individuelle, demandent à s’élargir.

Nous sommes aujourd’hui invités à grandir à nous-mêmes et nous en avons besoin. Cette invitation passe par :

  • l’autorisation que nous nous donnons de ressentir et d’expérimenter la connexion aux dimensions invisibles de nous-mêmes et du monde extérieur, et aux grandes sources d’inspiration que sont l’amour, la sagesse et la beauté.
  • la construction de notre vie autour de notre essentiel tout en prenant conscience de la puissance des collectifs lorsqu’eux aussi sont alignés,
  • la joie d’œuvrer avec les autres dans la simplicité et l’authenticité de qui on est.

Nous devenons ainsi des activateurs quantiques, c’est à dire « des personnes qui agissent à partir d’un champ d’énergie et d’information plus vaste que notre seule conscience ordinaire » (*), celle-là même qui avait donné naissance aux anciens repères à présent dépassés.

Nous apprenons à désapprendre pour laisser venir le nouveau : nouvelles manières de regarder, d’analyser, de penser, de se parler, de ressentir, de créer.

Peu à peu, avec le temps, nous apprenons à stabiliser cette connexion et cet alignement, tout en agissant dans le monde, là où notre engagement nous conduit.

Nous développons la capacité à interagir en « conseils de sagesse » avec les autres et avec nos pairs, en toutes circonstances, dans la découverte et l’acceptation inconditionnelle de l’autre.

Entre l’intériorité et l’extériorité qui se nourrissent ainsi l’une l’autre, le chemin de l’interaction est infini, voyage aux confins des dimensions les plus vastes de nous-mêmes qui elles-mêmes évoluent dans les dimensions les plus vastes de l’univers galactique. L’ensemble se logeant en réalité dans le cœur de nos cœurs, notre véritable point de stabilité retrouvé, à la fois en mouvement et pourtant immobile, comme un point en dehors du temps.

Co-créer des Citées de lumière

Nous voilà à présent plus grands. Nous sommes bien sûr les mêmes, les deux pieds bien posés sur la Terre, pleinement conscients de nos responsabilités et les assumant. Mais nous sommes en même temps différents, plus légers, plus apaisés. Nous avons gagné en confiance et en assurance. Notre vision s’est élargie.

Celles et ceux qui cheminent sur la voie de l’interaction se reconnaissent généralement entre eux. Ils ne seront pas forcément amis, mais ils percevront chez l’autre « un quelque chose de différent » qui est de l’ordre de l’éveil au monde et à notre nature profonde.

Ils percevront aussi souvent une lumière, cette même lumière de conscience qui pourra se répandre sur nos Cités, nos sociétés et nos collectifs si nous prenons le temps de l’activer.

Voici, pour terminer ce texte, quelques verbatim de pèlerins qui avancent en conscience au croisement de leurs désirs de contribuer à transformer le monde et de trouver le sens de leur vie :

  • « Chacun de nous vit son expérience : nous sommes des êtres en coévolution »,
  • « Apprendre dans la joie d’être, ici et maintenant »,
  • « Se couper du mental pour être dans le ressenti, en présence »,
  • « Sortir du bocal non pas par des mots, mais par des pratiques qui relient »,
  • « Nous nourrir de tout ce qui nous aide à nous élever »,
  • « Savoir faire silence ensemble »,
  • « Ressentir la présence de l’invisible »,
  • « Partager la fréquence de l’amour »,
  • « La réalité est bien plus grande que ce que l’on peut en voir »,
  • « Je suis bien plus grand que ce que je vois de moi ».

Les nouveaux mondes sont déjà là, en nous, entre nous et autour de nous. À nous d’y croire et de continuer à les révéler et à les incarner. Nous sommes les créateurs et les créatrices de la réalité que nous souhaitons voir advenir et de ses nouveaux repères. N’en doutons pas. À nous de tracer notre chemin d’expansion, connectés à notre essentiel.

***

Imaginé et animé par Laurence Baranski et Ivan Maltcheff, Réussir le passage s’articule autour de séminaires, webconférences et événements.

Pour en savoir plus sur Réussir le passage, vous pouvez consulter le site Oser l’invisible et cliquer sur l’onglet « Réussir le passage ».

Pour accéder directement aux 3 séminaires Réussir le passage : Mettre son leadership au service de la Vie, Être un activateur quantique, S’ouvrir à notre conscience galactique (bientôt en ligne).

Pour en savoir plus sur les webconférences Réussir le passage : la chaine Youtube Réussir le passage.

Pour en savoir plus sur les événements : visionner le Replay des premières rencontres Conscience et Citoyenneté. Prochaines rencontres : le 10 décembre 2022.

(*) « Activateur quantique : personne qui agit à partir d’un champ d’énergie et d’information plus vaste que sa seule conscience ordinaire » : définition que nous donnons de l’activateur quantique dans l’approche Réussir le passage. L’expression « activation quantique » est empruntée au physicien quantique Amit Goswami (Comment l’activisme quantique peut sauver l’humanité, ADA Editions, 2013).

Visuel : Helena Lopes – unsplash

Dystopie, Anamorphose et Anamnèse

Et si les dystopies n’étaient que des anamorphoses qu’il est possible de modifier voire de transmuter par le pouvoir (et le courage) de l’anamnèse ? Si comme moi vous auriez été incapable de comprendre ou seulement de prononcer spontanément cette phrase, laissez-moi vous raconter comment elle m’est venue à l’esprit et combien elle est d’actualité il me semble.

Dystopie

Ces derniers mois, des mots qui ne faisaient pas partie de mon vocabulaire quotidien (qui est assez basique) sont venus résonner à mes oreilles. Je les ai lus dans des articles d’analyse, ou entendus dans des vidéos ou conférences.

Certains de ces mots m’amènent à m’interroger sur ce que mon imaginaire (densifié par mes émotions et mes pensées) est capable de projeter sur le réel et sur le futur.

Un mot par exemple : Dystopie. Une dystopie est un récit de fiction qui décrit un monde utopique sombre (comme par exemple le livre « 1984 », de George Orwell). L’opposé de dystopie étant, comme vous le savez, utopie.

En ramenant à moi ce mot, je me dis alors que je peux focaliser mon attention sur une dystopie… ou pas !

Anamorphose

D’autres mots m’interrogent sur la nature de ce qu’on perçoit et sur la capacité de notre imagination à tordre le réel. D’ailleurs, le réel existe-t-il vraiment ?

Un mot par exemple : Anamorphose. Il y a plusieurs définitions à ce mot, la principale étant « Image déformée (selon des règles précises) que donne un miroir courbe ». Par extension, en art, une anamorphose est aussi une illusion d’optique, un trompe l’oeil (comme l’image d’illustration en trompe-l’oeil, Cratère Opéra1, crédit StudioSubito2).

Anamnèse

D’autres mots me ramènent à moi, à mon histoire et à la manière dont je m’en saisis pour mieux me comprendre.

Un mot par exemple : Anamnèse. L’anamnèse est le retour à la mémoire du passé vécu et oublié ou refoulé. L’anamnèse s’oppose à amnésie. L’anamnèse c’est « je me souviens ». Elle peut nous amener très loin à la rencontre de notre véritable essence.

Les mots et l’imaginaire

Ainsi, et si les dystopies n’étaient que des anamorphoses qu’il est possible de modifier voire de transmuter par le pouvoir (et le courage) de l’anamnèse ?

Que de mots j’ignore et qui sont pourtant des chemins de libération de mon imaginaire qui, en noir et blanc ou en couleurs selon mon humeur, ne cesse de projeter sur l’écran de la vie un film qu’on appelle la réalité. Merci les mots. Loin de la Novlangue, vous êtes des clés qui à leur manière nous aident à cesser de croire que la matrice qui nous enserre est une fatalité.

J’ai soudainement envie d’apprendre une foultitude de mots oubliés par mon cerveau bien trop paresseux et compressé, et avec eux de révéler l’architecture des mondes nouveaux qui n’attendent que notre regard décalé pour se dévoiler à nous. Ces nouveaux mondes sont déjà là, bien sûr. A nous de les rêver et de les projeter 👍

PS : l’illustration en trompe-l’oeil de cet article (Cratère Opéra1, crédit StudioSubito2) montre à quel point nos perceptions sont relatives et conditionnent nos états d’être et nos comportements (le jeune garçon semble craindre de poser le pied sur le sol, dans ce qu’Il/elle voit être un cratère). Plus nous projetons du positif sécurisant, plus c’est l’inverse qui se passe. Nous sommes confiants et avançons joyeusement. Et notez que dans les deux cas, le sol est là, et on peut avancer ! 😉 Prenons quelques secondes, ou minutes, ou plus, et projetons nos plus beaux rêves pour le futur 🌈💓

Un appel à la douceur

Je voudrais ce matin faire tout simplement un appel à la douceur. 

Ces derniers jours, j’ai pu constater autour de moi combien de personnes ont du mal à traverser la période actuelle. 

Ce sont des personnes sensibles, intelligentes, et conscientes. Mais le brouillard économique, social et relationnel environnant est pour certaines très dense et difficile à traverser. Avancer par temps de brume n’est pas facile. 

J’ai la chance d’être entourée d’ami.e.s et d’une famille ouverte, dans le respect des autres, de leurs pensées et décisions. Je mesure à quel point c’est précieux. Qu’il est précieux de placer la douceur des relations et le cœur avant tout chose. Je remercie la vie de ce cadeau. 

J’y suis certainement pour quelque chose puisque notre posture personnelle conditionne notre environnement et crée notre réalité. Mais je vois bien que les autres autour de moi, de leur côté, font de même. 

Nous sommes co-responsables et c’est ensemble que nous créons un espace de paix où il est toujours possible d’être soi, d’être apprécié.e et d’apprécier, d’imaginer, de rêver. 

La période que nous traversons ensemble est très particulière. Fragmentée, incompréhensible et déstabilisante, elle est aussi violente. 

Puissent nos cœurs s’ouvrir toujours plus pour accueillir dans l’instant, instant après instant, la beauté et la puissance de la vie, et l’amour de l’autre. 

Pour ce qui est de la suite, je suis à titre personnel convaincue que nous sommes les cellules imaginales de nouveaux mondes en émergence qui sauront se régénérer à la lumière de nos cœurs et à la cohérence de nos consciences. 

Pour l’heure, nous sommes toutes et tous pris dans un mouvement qui nous échappe. 

Mais nous sommes ensemble, main dans la main, même à distance. Plaçons la douceur au-dessus de tout. Soyons toujours plus nombreux et nombreuses à faire cela. 

Inspirateur

« Quelle motivation peut alors découvrir l’homme de demain s’il veut assurer la survie de son espèce ? …

Cette motivation, qui restera toujours la recherche du plaisir, il faut apprendre à l’homme à en trouver l’assouvissement non plus par l’acquisition seulement de connaissances professionnelles, non plus par une promotion sociale établie suivant les règles de la dominance hiérarchique professionnelle, mais dans la créativité, dans l’obtention d’un pouvoir politique par classes fonctionnelles (Note LB : sous-entendu des fonctions et contributions réelles), et dans l’acquisition d’une information généralisée…

Il faut motiver l’homme de demain pour qu’il comprenne que ce n’est qu’en s’occupant des autres, ou plus exactement des rapports des hommes entre eux, de tous les hommes quels qu’ils soient, qu’il pourra trouver la sécurité, la gratification, le plaisir…

Nous entrons dans une ère où toutes les « valeurs » anciennes établies pour favoriser la dominance hiérarchique doivent s’effondrer.

Les règles morales, les lois, le travail, la propriété, tous ces règlements de manoeuvre qui sentent la caserne ou le camp de concentration ne résulte que de l’inconscience de l’homme ayant abouti à des structures socio-économiques imparfaites…

L’avenir que nous proposons paraît trop beau pour être réalisable. Et cependant, une réflexion logique permet de trouver des arguments solides pour affirmer qu’il demeure possible. »
Henri Laborit, La nouvelle grille.


****

Le biologiste iconoclaste Henri Laborit a été et reste un de mes maîtres à penser.

Nous avions avec Jacques Robin inséré cette citation de lui dans « L’Urgence de la Métamorphose » écrit en 2007.


Plus tard, j’ai hésité à reprendre cette citation en me disant que c’était un peu fort tout de même. Eh bien non, aujourd’hui je pense que ce n’était pas trop fort, et que le Dr Laborit était bien un visionnaire.


Alors je mets cette citation ici, aujourd’hui, pour partage. Merci Monsieur 🙏

Bienvenue au Grand Conseil Intergalactique

Depuis plus de 30 ans j’explore les liens qui existent entre la transformation personnelle et la transformation collective, à la fois dans ma vie personnelle, mon engagement social-citoyen, et bien sûr dans l’univers professionnel, celui des entreprises et du leadership.

J’ai toujours intégré dans mon questionnement la dimension ontologique et métaphysique de l’être humain.

Il y a 20 ans encore, on ne pouvait pas en parler ouvertement, il y avait comme un tabou.

C’est différent aujourd’hui. On voit apparaitre de toutes parts des appels et des questionnements sur la spiritualité, l’alignement personnel, et même l’âme…

J’ai continué de mon côté ma quête de sens et mon propre chemin initiatique.

Je le partage dans ce dernier ouvrage intitulé « Bienvenu au Grand Conseil Intergalactique. Le livre des gardiens et des gardiennes de la Connaissance ». Un livre dans lequel j’ai inclus 33 lois spirituelles pour se repérer sur le chemin de l’éveil.

Si vous souhaitez en savoir plus sur cette publication, tout d’abord merci, et voici le lien : https://grandconseilintergalactique.fr

Les quatre voies de la Connaissance

J’ai été très inspirée par la grille de lecture d’exploration de la Connaissance proposée par Luc Bigé dans le cadre de la Webconférence « Réussir le passage » de juillet  (voir la vidéo que j’ai diffusée précédemment et que l’on peut retrouver ici : https://youtu.be/U-mAboX63A0). 

Lors de son intervention, Luc nous a invités à explorer systématiquement toute question ou tout problème sous quatre angles :

  • scientifique,
  • systémique/complexe, 
  • symbolique, 
  • connaissance directe. 

Cette proposition n’a pas été une révélation à proprement parler, mais une clarification majeure. Un peu comme lorsqu’on trouve la réponse à ces jeux de logique que l’on fait l’été sur la plage, en vacances, lorsque l’esprit se donne le temps de vagabonder et de voir autrement ce qu’il sait mais qu’il ne prend plus le temps de requestionner, et qu’il s’étonne de ne pas avoir perçu plus tôt la réponse dès lors qu’elle lui est donnée (généralement en bas de page, de manière inversée, ou à la fin du livret de jeux).

Je remercie chaleureusement Luc, et j’espère qu’il ne m’en voudra pas de préciser ici la nature de cette clarification. Voilà ce qui m’apparaît plus clairement aujourd’hui… 

La voie scientifique/matérialiste

S’agissant de la première voie d’accès à la Connaissance, la voie scientifique, l’enjeu d’aujourd’hui (dans nos activités, la société…) n’est pas de refuser tout ce qui est scientifique et matérialiste (en d’autres termes de lutter contre le réductionnisme matérialiste très prégnant aujourd’hui en supprimant cette voie d’accès elle-même), mais de s’ouvrir scientifiquement à une perception plus vaste de ce que sont la nature et le fonctionnement de l’humain, de la conscience, de la Vie (qui reste un mystère tout de même !), de ce qu’est le réel. 

C’est une invitation à éviter le piège des certitudes, voire du scientisme, et à toujours douter et questionner nos connaissances. « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien » disait Socrate, qui ajoutait « tandis que les autres croient savoir ce qu’ils ne savent pas. » En lisant cette phrase, je me dis que je dois toujours me méfier de ne pas être « les autres » dont parle le philosophe. Cela relève d’une vigilance et d’une ouverture personnelle. 

J’en discutais récemment avec un ami qui me redisait tout l’intérêt, s’agissant de cet axe de la connaissance, de l’apport du physicien français Jean-Pierre Granier-Mallet. On pourrait également citer Nassim Haramein et tant d’autres qui élargissent nos compréhensions et perceptions sur le monde qui nous entoure et au sein duquel nous évoluons…

La voie systémique/complexe

En ce qui concerne l’approche systémique/complexe de la connaissance, il s’agit de penser notre monde, notre réalité, la Nature dont nous faisons partie (dont nous n’avons toujours qu’une vision tronquée liée à nos perceptions elles-mêmes limitées)… donc de penser tout cela en termes de coopération, de coévolution, d’interactions.

C’est sous cette égide que j’ai placé mon métier de conseil que j’exerce depuis des dizaines d’années à présent (!), et c’est celle de tous mes confrères et consœurs, et des dirigeants, qui mettent en avant l’intelligence collective, la co-responsabilité ou encore des modèles de fonctionnements collectifs comme la sociocratie ou l’holacratie. C’est aussi le domaine de l’économie circulaire, du développement durable lorsqu’il n’est pas « greenwashisé », de la permaculture, plus largement des biens communs et d’une réflexion sur le partage des richesses par opposition à un système de captation des richesses qui maintient et renforce les hiérarchies de pourvoir. 

Qu’il y aurait à dire à ce sujet auquel nous sommes nombreux à être sensibles ! Un grand merci, sur ce volet, au « Groupe des dix » dans la filiation duquel je me reconnais (https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_des_dix_(France)), et bien sûr à Edgar Morin, qui fête cette année ces 100 ans, et qui a consacré sa vie de chercheur à théoriser la Pensée complexe.

La voie symbolique

Pour la troisième voie de connaissance, la voie symbolique, il s’agit de sortir la tête du guidon de l’action immédiate, et de prendre le temps de donner du sens à que ce que nous sommes en train de faire et de vivre, individuellement et collectivement, à la lumière des grands mythes, des archétypes, des symboles

Ce champ de la connaissance nous invite, sauf à être très érudit, à faire appel à des spécialistes qui ont pris le temps d’apprendre cette lecture du monde, pour mieux nous la proposer. Comme par exemple « le langage des oiseaux » : une vraie merveille lorsqu’on sait l’entendre !

Ce cadran est celui du « temps où l’on prend conscience que l’on respire » ou, comme l’écrivait un jour Edgar Morin, celui du décentrage, du déségocentrage, et du désethnocentrage, pour recontacter la dimension universelle de nos vies. Et par là-même entrer dans la conscience que nous ne faisons que répéter des grands mythes et des cycles, décennies après décennies, siècles après siècles, millénaires après millénaires.

Cette répétition n’est pas grave, elle est même peut-être inhérente à la condition terrestre (ce que je crois personnellement), l’essentiel étant d’en avoir conscience pour mettre justement de la conscience dans nos agissements individuels et collectifs, et éviter de tomber toujours sur les mêmes écueils. Pour grandir à nous-mêmes, grandir en sagesse. 

La voie de la connaissance directe

Enfin, la quatrième voie d’accès est celle de la connaissance directe, de l’intuition, du chamanisme dit-Luc Bigé, de la conscience de l’éternel instant. C’est le temps de l’être, le temps du mystique, le temps de l’éveil. C’est cette dimension que nous sommes de plus en plus nombreux à appeler de nos voeux, à revendiquer même, bien que le mot soit inapproprié puisqu’on ne peut revendiquer cette dimension : elle « est », tout comme « nous sommes ». 

Pour illustrer cet appel grandissant, je citerai par exemple le dernier ouvrage coordonné par Catherine Voynnet-Fourboul auquel j’ai eu le plaisir de participer « Leadership spirituel en pratiques » (EMS, 2021), mais aussi l’aspiration de plus en plus perceptible, au sein des sociétés et même de l’humanité d’aujourd’hui, à plus de sens dans nos vies, à plus de spiritualité, de sensible et de subtil. 

C’est tout l’enjeu auquel Ivan Maltcheff et moi-même souhaitons apporter notre part de Colibri au travers du processus de partage et d’inspiration « Réussir le passage », via des webconférences, des séminaires, des événements (pour en savoir plus sur nos séminaires : https://laurencebaranski.com/seminaire-reussir-le-passage/)

La reliance

Grâce à la conférence de Luc Bigé, quelque chose dans ma tête s’est ordonné, tout en renforçant ma conscience que ces quatre voies restent liées. Ceci dans la droite ligne de la proposition du scientifique et philosophe René Descartes, sous l’influence duquel nous avons séparé les éléments du réel pour mieux les étudier et les connaître, oubliant que son célèbre ouvrage « Le discours de la méthode » (publié en 1637) nous invitait ensuite à relier ces éléments du réel, car la Vie ne se découpe pas. La vie est. 

La connaître nous demande de l’explorer à la fois sous l’angle scientifique, systémique, symbolique et de la connaissance immédiate. 

Tout oubli d’une de ces dimensions, ou toute cristallisation sur une ou quelques dimensions seulement, revient à une amputation de la connaissance, et donc à une amputation de nous-mêmes. Personnellement, j’ai envie de vivre entière. Je milite donc pour la reliance, pour une connaissance multifacette, irriguée de toutes nos sensibilités et intelligences !

Réussir le passage

« Merci. J’ai quitté cette bulle, rempli d’une force inouïe qui m’encourage à m’investir encore davantage dans mon rôle de passeur ! « 

« J’ai été touchée par la qualité de présence des participants, pour leur parcours et leur authenticité.  J’ai renforcé en moi la conviction de ma place dans cet univers et la mission que je porte avec enthousiasme aujourd’hui. »

« Il est bon de savoir que nous pouvons appartenir à un monde de reliance et de « vivance » auquel nous raccrocher pour recharger nos batteries d’amour, de bienveillance et d’authenticité…  »

« Je pense souvent à ce week-end, qui m’a fait me reconnecter à la joie, la coopération, la bienveillance et la co construction…bref à l’humanité. »

« Merci d’avoir permis ces rencontres et créé ces liens. Un Grand merci à vous tous pour votre présence, votre amour et votre énergie. Cela fait tellement de bien de se sentir accueillie, juste comme on est. »

« Notre groupe m’a convaincu que le collectif peut être merveilleux, une forme d’égrégore de puissance dans lequel je peux retrouver de l’énergie et me nourrir de toutes nos individualités et singularités. »  

« Merci à tous pour tous ces partages et ressentis, et à Laurence et Ivan de nous avoir guidés ces deux jours sur nos chemins… »

Voici quelques-uns des retours des participants au séminaire « Réussir le passage. Le leadership au service de la Vie » de juin 2021.

Deux jours pour se connecter à l’essentiel et à son essentiel, pour se reconnecter à soi et agir en conscience depuis l’être. Nous sommes bien plus que notre corps, nos émotions, nos pensées ou encore notre rôle professionnel et social…

Un séminaire pour toutes celles et tous ceux, dirigeants, chefs de projet, acteurs de la transformation, activistes citoyens qui, comme nous, pensent que nous vivons aujourd’hui une phase inédite de l’aventure humaine où de nombreuses opportunités créatrices sont à portée de nos mains, de nos coeurs et de nos consciences. A nous de leur donner naissance et de continuer à les faire croître, en puisant au plus profond de nous-mêmes, de notre justesse et de notre authenticité….

Le prochain séminaire aura lieu les 27 et 28 novembre. Pour plus d’informations et inscription, c’est ICI.

Aimer pour transformer

Je partage en ce moment sur ma page FB (pas sur linkedin, réseau qui j’ai l’impression se prête moins à ce type de messages… j’ai l’impression, mais peut-être pas… ) des posts dans lesquels j’invite (et je m’invite en même temps) à élever nos vibrations et à aimer, aimer, aimer. Merci pour les « like » et commentaires que je reçois.

Souvent, lorsqu’on en appelle à l’amour, c’est qu’on a besoin d’être aimé soi-même. C’est pareil pour l’appel à la justice, ou à la fraternité, ou à la générosité. C’est souvent parce qu’on a besoin de justice, ou de fraternité, ou de générosité. Parce qu’on a une blessure à soigner de ce côté-là.

Vous savez, ceci en vertu de ce qui semble être une loi d’incarnation : ce que je dis ou fais, est en fait ce dont j’ai besoin pour moi-même ; ce que je dis aux autres ou fais pour les autres est ce que j’ai besoin de recevoir ou, surtout, de me donner à moi-même.

.J’ai constaté cela chez moi et chez les autres : lorsqu’on parle d’un sujet, souvent ce n’est pas parce qu’on « sait super bien faire » avec ce sujet. C’est qu’on est en quête existentielle sur ce sujet. C’est que ce sujet est un noeud intérieur à résoudre. Comme par exemple une personne qui parlera de pouvoir partagé, mais qui aura en fait intérieurement un problème de partage de pouvoir à régler. Ou une personne qui fera de la générosité son cheval de bataille, alors qu’elle aura un problème à régler avec « donner ».

Nous sommes tellement attendrissants, nous les humains. Attendrissants car derrière toutes nos activités, absolument toutes, que nous en soyons conscients ou pas, ce que nous faisons de plus essentiel est de nous aider à dépasser, grâce aux autres, nos difficultés intérieures. Nous sommes attendrissants tellement nous avons besoin de cette bienveillance réciproque pour grandir en conscience et entrer dans la paix intérieure, et donc, si nous y parvenons, dans la paix extérieure.

Puis il arrive un jour dans la vie, sur son propre chemin initiatique, où on a compris que la demande que l’on formulait vers l’extérieur, les vérités que l’on communiquait vers l’extérieur, sont en fait une demande que l’on se faisait de soi envers soi, un message que l’on se donnait à soi-même. Alors on devient capable d’entendre pour soi-même l’enseignement, et on devient capable d’y répondre pour soi-même. Souvent, on continue de faire et de dire comme avant les vérités qui font sens pour nous. Mais on sait à présent que le processus d’amour et de douceur est avant tout intérieur, de soi vers soi, de son âme vers son enfant intérieur, en passant par cette partie de nous, incarnée, qui vit l’expérience terrestre comme elle peut et sans véritablement comprendre tout de ce qui lui arrive. Que ces parties-là de nous-mêmes méritent notre amour et notre fierté, où que l’on en soit sur le chemin de l’évolution ! En réalité, nous en sommes toutes et tous au même endroit : celui de l’éveil à soi, à l’amour et à la vie.

Mais bref, je m’égare car ce n’est pas du tout ce que je voulais dire aujourd’hui !

En fait, si j’appelle à élever nos vibrations d’amour, comme d’autres le font, comme beaucoup d’autres, comme vous le faites aussi peut-être, c’est parce que je ressens de plus en plus l’importance de mettre en action notre pouvoir vibratoire.

Vous savez, comme lorsqu’on s’expanse… Vous ressentez peut-être cela en méditation ou via d’autres pratiques spirituelles…. On sent que nos corps énergétiques s’ouvrent, s’épanouissent comme une fleur qui déploie ses pétales. Ou encore, on se sent grandir, on sent que notre conscience a pris de la hauteur, nos yeux intérieurs s’ouvrent et l’invisible devient visible, l’immatériel devient palpable, un sourire envahit l’espace et toutes nos cellules sont en joie….

A chaque fois que nous nous expansons ainsi, nous émettons des vibrations tout autour de nous. Ces vibrations ont véritablement le pouvoir de dissoudre tout ce qui nous alourdit, toute la couche de pollution émotionnelle qui nous étouffe individuellement et collectivement. C’est comme si des rayons du soleil partaient de nous et transperçaient, puis transmutaient, tous les nuages autour. C’est spirituel, c’est physique, c’est scientifique, c’est énergétique, c’est vibratoire, c’est fréquentiel. Lorsque nous faisons cela, nous éclairons notre monde et le monde. Cela fonctionne aussi sans méditation, mais à chaque fois que nous ouvrons notre coeur, à chaque fois que nous aimons.

C’est pour cela qu’il est important de continuer à nous expanser et à laisser partir ces rayons de soleil depuis notre coeur, depuis notre centrale intérieure d’amour. Et si au passage, en plus, cela vient réparer, adoucir et soigner notre propre besoin d’amour, de fraternité, de générosité, notre rapport au pouvoir, et nous apprend à donner-recevoir, c’est tant mieux !

Lorsque nous aimons, nous transmuttons véritablement le brouillard. Nous ouvrons l’horizon. Nous créons le futur. Nous préparons le terrain sur lequel nos rêves vont venir transformer le réel. Nous laissons l’amour se révéler. Oh, que les consciences tout autour se réjouissent ! Que nos consciences supérieures aussi !

Merci de m’avoir lue.

Laurence

Bilan personnel

En fin d’année, je fais toujours mon bilan, et je projette mes rêves pour l’année à venir. Je faisais ce matin le point sur mes livres, et je suis remontée un peu plus loin dans le temps.

En 2016, il y a eu « J’ai fait trois fois le tour de la Terre. Réveiller les feux sacrés de la Connaissance« , une trilogie de 740 pages publiée en auto-édition ; avec une amie nous avions créé Lahnat Editions, une lumineuse aventure. Et un voyage aux frontières de la connaissance historique, scientifique, mythique, spirituelle. Un pas vers l’extérieur de la matrice ; il fallait que j’écrive ce livre et que je le propose, c’était incontournable pour moi.

En 2017, l’écriture de « Le coming out spirituel » s’est imposée. Des rayons de lumière sont arrivés jusqu’à moi, clairs, précis, comme si chacun d’eux était un chapitre. C’était limpide dans mon expérience, et sans appel : il existe une autre réalité que celle qu’on nous impose ou nous propose, et il est important de le dire et de la partager.

En 2018, J’ai posé les mots de « La mort n’est pas la fin« , édité en France et repris au Québec. Un signe de reconnaissance qui m’a touchée. Pour ce livre, j’ai été accompagnée de 2 amis décédés, avec une sorte de puits de lumière au-dessus de moi qui remontait très haut, jusqu’aux espaces les plus accessibles à ma conscience supérieure. Gratitude envers les êtres qui ont veillé et m’ont aidée à ce que l’énergie sacrée soit respectée, je le souhaite du fond du coeur.

Au printemps 2019, j’ai eu un passage à vide, pas inquiétant, mais l’idée m’est venue d’écrire ce que je pourrais dire de mieux sur le changement de société en intégrant la conscience et la spiritualité, au cas où tout s’arrêterait. « Oser l’invisible« , publié en 2020, est né comme une évidence. La vie, c’est le lien, le souffle, l’amour et il est possible de créer une société à partir de là. C’est en réalité la seule voie.

Mon dernier né, « Le rêve de Réto« , a déjà 20 ans. Il attendait sagement son heure, l’heure du rêve qui devient réalité, celle de la Terre qui réalise le Grand Passage, celle de l’humanité qui s’éveille.

Et la suite ?

Au printemps 2019, juste après « Oser l’invisible« , et toujours avec cette idée que tout pourrait s’arrêter, j’ai écrit « Bienvenue au Grand Conseil intergalactique« , en hommage à nos amis galactiques qui veillent eux aussi, rebaptisé « 33 lois spirituelles pour se repérer sur le chemin de l’éveil« . Un livre qui parle de la Connaissance et de l’alchimie véritable, la nôtre, intérieure. Un manuscrit qui n’a pas encore trouvé son point de chute. Peut-être pour 2021, j’en fais le voeux. Et d’autres projets, peut-être…

Un grand merci à mes lecteurs et lectrices pour ces partages par livres interposés.

Un grand merci également à mes éditeurs qui me font confiance et m’aident à porter au-delà de moi ce qui m’anime : contribuer à l’ouverture de nos consciences et de nos coeurs.

La Connaissance est Amour, l’Amour est Connaissance. Et cela m’empêche en rien le pragmatisme et l’efficacité ! Au contraire, cela les redéfinit, et leur donne de l’ampleur et du sens.

Le rêve de Réto, un récit initiatique

Le Rêve de Réto sortira officiellement le 7 décembre 2020. Il est possible de le commander dès à présent sur le site de l’éditeur Libre2lire.

Trop heureuse de partager avec vous ce récit initiatique qui est aussi mon rêve de vie.

Interview

Laurence Baranski, qui êtes-vous ?

Professionnellement, je suis coach et consultante. J’accompagne des dirigeants et des équipes dans leurs projets d’évolution et de changement. Mais je préfère dire que je suis une « chercheuse-citoyenne ». Depuis que je suis petite, deux questions m’animent : « qui suis-je ? » et « quel est ce monde dans lequel je suis née ? ». Ces deux questions ont guidé ma vie, intérieure et extérieure, et continuent de me guider.

Quelles ont été vos sources d’inspiration ?

L’écriture est entrée dans ma vie alors que j’avais 36 ans, après une expérience de sortie hors du corps. Je me suis retrouvée dans un espace infiniment lumineux. Une sensation d’évidence vibrait en moi et autour de moi. Elle disait : « Tout est amour, tout est lumière dans ce monde ».

Tout de suite après cette expérience, je me suis mise à écrire en 7 jours et 7 nuits (en dormant très peu) un manuscrit autobiographique que j’ai intitulé « Quatre saison vers la lumière » (j’avais 36 ans, et je venais de vivre 4 saisons de 9 ans avant cette expérience qui me faisait entrer dans la lumière). Les mots venaient tout seuls, et très vite. J’ai réalisé que la vie, toute vie, est un parcours initiatique.

Depuis, j’ai publié une douzaine de livres, parfois à deux, parfois en coordination, ou seule. Dans ce dernier cas, et surtout pour mes derniers livres qui parlent de spiritualité et de conscience, ils s’imposent à moi. Je les écris très vite. C’est un peu comme si je « sortais un pain du four ». Mais ce n’est pas de l’écriture automatique. Je pense que c’est le résultat d’une longue maturation liée à mes recherche personnelles, intellectuelles, et expérientielles, qui à un moment donné ont besoin de naître, de s’incarner.

C’est ainsi que j’ai écrit Le rêve de Réto, dans cet élan d’inspiration toujours assortie d’une grande joie. Je voyais les mots, les scènes, et elles s’écrivaient sur l’écran de l’ordinateur. Le livre était là, en moi. Je l’ai mis en mots.

Que souhaitez-vous que vos lecteurs ressentent ?

Le Rêve de Réto est un livre très particulier pour moi. Je l’ai écrit en 2001, peu de temps après ce que j’appelle mon expérience mystique. Je m’en souviens, j’étais infiniment heureuse en l’écrivant et je serais heureuse de partager cette joie, que cela se ressente. Partager la joie, l’espoir, et notre merveilleuse puissance d’êtres humains.

Durant toutes ces années, j’ai envoyé ce manuscrit à quelques amis et à de très nombreux éditeurs qui, en dépit de retours parfois enthousiastes, l’ont refusé. Un immense merci à Olivier Dukers, au comité de lecture et à toute l’équipe de Libre2lire d’avoir aimé ce rêve au point de l’éditer. J’en suis émerveillée.

Ce rêve de Réto est mon rêve, d’une certaine manière mon rêve de vie. D’autant plus, cela m’est revenu grâce au travail d’expansion de conscience que j’ai fait, qu’il date de mon enfance. J’ai rêvé, et je dirais même j’ai vécu, cette histoire alors que j’avais 5/6 ans. Oui, j’aimerais vraiment partager le rêve que sous-tend ce manuscrit.

Comme le dit « l’homme » qui est un des personnages du récit : c’est « un rêve pour la Terre. Mélange de raison et d’intuition, d’amour et de curiosité. Un rêve en création qui, rejoignant d’autres rêves de vie, mettrait en mouvement l’humanité pour aller plus loin, vers un ailleurs riche de sa diversité… »

Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Je crois que je vis de plus en plus dans les livres et les mots écrits !

Je viens de publier « Oser l’invisible. Aux véritables sources de la performance durable » aux éditions Chronique Sociale. C’est un livre qui réaffirme une idée qui m’est chère : il ne peut y avoir de transformation collective, sociale, sans transformation personnelle. L’intériorité et l’extériorité agissent ensemble.

J’espère par ailleurs trouver un éditeur pour un manuscrit que j’ai écrit en 2019, toujours sous le coup de cette inspiration joyeuse que j’évoquais, qui reprend mes expériences spirituelles, holistiques, et les enseignements initiatiques qui m’ont été donnés ces dernières années. Ce manuscrit s’intitule «33 lois spirituelles pour se repérer sur le chemin de l’éveil». Le titre initial était « Bienvenue au grand conseil intergalactique » car nos amis galactiques sont très importants pour moi. Mais l’éditeur, qui pourrait être intéressé, a pensé que ce n’était pas forcément assez parlant pour tout le monde.

Actuellement j’accompagne deux auteurs dans la rédaction de leurs ouvrages, sur des thèmes passionnants qui me propulsent au-delà du temps terrestre, dans les champs élargis de la conscience et de l’esprit. Et j’imagine, j’espère, qu’ensuite de nouveaux livres s’imposeront à moi, comme un souffle de mon âme qui me dira « il est l’heure d’écrire cela… ». Mais je ne sais pas encore quoi !

Un dernier mot pour vos lecteurs ?

Un dernier mot ? Je fais partie des personnes qui pensent que l’humanité est à l’aube d’un grand réveil, d’un éveil des consciences, d’un élargissement de notre champ de compréhension, de vision et de perception de la vie. Cet éveil ne peut prendre appui que sur notre cœur, sur l’ouverture de notre cœur. C’est le message principal du Rêve de Réto. Je serais infiniment heureuse de partager cette «belle pensée» et de la faire grandir avec vous. Quel est le sens de la vie en réalité, si ce n’est l’apprentissage et l’expansion de l’amour ?

Lire le dossier de presse et commander le livre chez l’éditeur Libre2Lire

…si puissamment que nous donnons naissance à une nouvelle réalité

Un voile recouvre nos yeux et nous enveloppe.

J’appelle ce voile « la couche de pollution émotionnelle ».

Ce voile est fait de projections et d’émotions, les nôtres.

Il y a très longtemps que ce voile est là, au-dessus de nous et autour de nous.

Nous avons longtemps pensé qu’il s’agissait d’une protection confortable qui nous permettait de nous affirmer et de dire « Moi ».

Mais en ce moment, ce voile se densifie chaque jour un peu plus, si bien que nous pouvons avoir la sensation qu’il nous englue, qu’il nous étouffe, et nous épuise.

Il devient bien plus insupportable que la couche de pollution écologique que nous avons reléguée loin à l’arrière-plan.

Nous nous sentons impuissants, oubliant que nous avons nous-mêmes produit ce voile.

Nous disons « On nous maltraite, on nous enserre ».

A tel point qu’il peut nous arriver d’avoir envie de baisser les bras, de nous endormir pour oublier, pour ne plus ressentir l’oppression.

Tout est-il perdu ?

Serait-il possible que nous en arrivions à sacrifier notre vitalité, nos espoirs, et notre joie tant celle-ci ne trouve plus d’espace pour s’exprimer et pour être partagée ?

Où trouver la force de continuer à rêver, à imaginer, à croire, à aimer ?

Notre âme, cette part intemporelle de nous où naissent nos plus belles espérances, nous aurait-elle abandonnés, nous laissant nous étioler, déconnectés ?

Mais est-ce elle qui nous a abandonnés, ou nous qui nous mettons à l’oublier ?

Que nous dit-elle en ce moment ?

« Je suis là »

« Je suis toujours là »

« Ne m’oublie pas »

« Je suis le soleil qui brille et réchauffe même la nuit lorsque tu ne le vois pas»

« Je suis l’espace de ta lumière »

« Je suis ta mémoire éternelle »

« Je suis la sœur de ton cœur vibrant et aimant »

« Je ne me suis pas déconnectée »

« C’est toi qui es en train de m’oublier »

« Souviens-toi, si tu te relies à moi, tout redevient possible »

« Ensemble, nous transcendons l’espace et le temps »

« Ensemble nous transformons la peur en amour »

« Ensemble, nous dissolvons les voiles d’illusion »

« Ensemble, nous devenons des magiciens et des magiciennes »

« Tu le sais au fond de toi, souviens-toi. Je t’attends. Nous t’attendons, car ici, nous sommes toutes et tous reliés, en connexion, unifiés. »

« Souviens-toi. Je t’attends ».

Et c’est alors que nous nous rappelons que nous savons nous libérer de nos illusions.

Nous avons toujours su le faire, cette connaissance est en nous, comme un savoir oublié.

Il est l’heure de nous rappeler que nous sommes les créateurs de notre réalité.

Et si nous allons chercher suffisamment haut dans nos vibrations, assez profondément dans le cœur de notre cœur, nous pouvons transmuter ce qui nous emprisonne.

Nous pouvons nous libérer.

Nous pouvons rêver et aimer, si puissamment que nous donnons naissance à une nouvelle réalité.

Oser l’invisible

Mon dernier livre est disponible sur le site de l’éditeur, Chronique sociale, et dans toutes les libraires.

****

L’épilogue de « Oser l’invisible »

Aussi loin que je me souvienne, je me suis interrogée sur la vie et son sens. Petite, je me demandais : « Mais c’est quoi la vie ? » Ou encore, face à la solitude, la violence ou la tristesse que j’observais autour de moi : « Mais pourquoi les adultes sont-ils comme ca ? »

J’avais 36 ans lorsque j’ai vécu une expérience de sortie hors du corps. Cette expérience d’expansion de conscience m’a fait entrer dans une autre réalité que la réalité matérielle. Cette autre réalité ne relevait plus seulement d’une intuition ou d’un ressenti diffus qui m’avait habitée jusque-là. Elle devenait réelle, étonnante, et surtout faite de lumière et d’amour. Cette expérience m’a ouvert de nouvelles perspectives sur ce qu’était la vie sur Terre qui m’apparut dès lors comme un cheminement initiatique à la rencontre de soi-même et de sa propre essence. C’était devenu une évidence.

À l’époque, un ami journaliste scientifique, auquel j’avais raconté mon expérience, m’avait mise en garde. Son conseil était de passer cette expérience sous silence dans ma vie professionnelle, sous peine, selon son expression, « de me griller à tout jamais dans le métier ». J’étais consultante en ressources humaines et stratégie sociale à l’époque.

Un psychologue réputé, auquel je m’étais confiée, m’avait quant à lui encouragée à profiter de mon expérience à titre personnel, mais il avait dans le même temps ajouté que, selon lui, il resterait toujours un tabou en ce qui concernait l’être humain.

Quelques mois plus tard, je l’ai raconté dans les pages qui précèdent, un scientifique réputé a renoncé à préfacer un de mes ouvrages qui traitait de management et de changement, car j’y parlais de spiritualité. En tant que scientifique il ne pouvait pas, m’avait-il dit, cautionner ce sujet. Le thème ne représentait pourtant que quelques pages sur près de quatre cents.

Peu de temps après, j’évoquais avec un consultant en management, inspirateur de nombreux dirigeants, la nécessité selon moi de décloisonner nos institutions et nos entreprises, et de créer des passerelles, pour laisser l’intelligence et les savoirs circuler. C’était, me semblait-il, une nécessité vitale à l’échelle de la société. « On ne peut pas décloisonner à ce point, ce n’est pas possible » m’avait-il objecté.

Quelques années passèrent durant lesquelles j’ai poursuivi mes explorations. J’ai continué à croire aux bénéfices de la transversalité et du décloisonnement dans nos organisations, et à les promouvoir. J’ai également continué d’affirmer le rôle central qu’y tiennent les relations humaines. Je me suis parallèlement formée à certaines pratiques d’expansion de conscience, j’ai progressé sur les voies ouvertes par les enseignements des Traditions de sagesse, et j’ai appris à laisser mon extra-sensorialité s’exprimer.

Je travaillais occasionnellement avec un psychologue qui consacra, avec talent, sa vie et son énergie à faire évoluer l’éducation des enfants pour y laisser entrer plus de vie, de psychologie et de motivation. Un jour, alors que j’évoquais avec lui l’importance selon moi de sensibiliser les humains, et notamment les jeunes, aux dimensions sensibles et subtiles de nous-mêmes, au-delà de la matérialité, dimensions que nous pouvons toutes et tous ressentir si nous le souhaitons, il me dit : « Mais ça, c’est mystique, c’est autre chose. Ce que nous faisons est concret. » Pour moi, ce n’était pas autre chose.

Je me suis heurtée toutes ces années à bien d’autres barrières psychologiques, culturelles et conventionnelles, qui m’empêchaient de questionner ouvertement, dans l’espace public, l’invisible dont le monde qui nous entoure, tout comme le vivant et nous-mêmes, sommes faits.

Mais les temps changent. Vingt ans après, les dirigeants des grandes entreprises partent en retraites spirituelles. Les scientifiques nous parlent du pouvoir de l’esprit, et nous disent que nos émotions et nos intentions sont capables d’agir sur la matière. Ils nous disent également, rejoignant par là même les traditions spirituelles qui l’enseignent depuis toujours, que rien n’est séparé, mais au contraire que tout est relié. Le cloisonnement est une invention des humains, décloisonner ne tient qu’à nous. Quant à la médecine, elle se fait de plus en plus quantique et énergétique. Et les enfants, eux, méditent à l’école.

C’est indéniable, il se passe quelque chose : nous sommes en train de nous ouvrir au sensible, au subtil, à l’immatériel, et à l’invisible. Nous cherchons, ailleurs que dans le savoir académique, dans le pouvoir et dans l’avoir, le sens de nos vies.

Les demandes des dirigeants, managers ou acteurs politiques que je rencontre aujourd’hui ont un point commun. Il s’agit pour eux de s’autoriser à se réapproprier pleinement leur potentiel, y compris spirituel. Ils veulent se sentir alignés, en cohérence avec eux-mêmes, avec leurs rêves, leurs aspirations et leurs valeurs profondes, dans toutes leurs dimensions. Il ne s’agit pas de nier la réalité physique, intellectuelle, et émotionnelle. Mais de la rendre plus vaste. Pour eux-mêmes avant tout bien sûr. Mais aussi pour le collectif, afin d’agir plus consciemment, dans le respect de la vie, de ses équilibres, de ses lois naturelles.

On pourrait se dire qu’il s’agit là seulement d’un désir d’élargissement de notre champ d’action et d’être, et que cela ne changera pas grand-chose au monde tel que les humains le font avancer sur cette planète depuis des décennies. On peut penser que la compétition quasi-guerrière a encore de beaux jours devant elle.

Sauf que, lorsqu’on a cheminé dans les dimensions les plus subtiles de soi-même, on sait que quelque chose a changé. Ce quelque chose s’appelle la sensation d’amour et de gratitude, la sérénité, la fluidité, la paix, l’unité. Ce quelque chose nous transforme. Et c’est parce que cela nous transforme, que le monde peut, peu à peu, se transformer, en avançant lui aussi vers plus d’amour et de gratitude, de sérénité, de fluidité, de paix, d’unité. Même dans le monde des affaires, même dans le monde politique, comme dans l’ensemble de la société, c’est possible. C’est en cours.

La métamorphose est encore imperceptible mais elle est à l’œuvre, en ce moment même. Nous en sommes les artisans.

Inventer demain

« Ils se sont réunis un samedi matin 
pour inventer le monde de demain

Ils étaient femmes et hommes de bonne volonté
voulant réfléchir au sort de l’Humanité
et au temps de l’après 
où les libertés seraient préservées

Ils souhaitaient essaimer des conseils du futur
pour imaginer le monde dans sept fois sept ans
en passager du vaisseau terre
et non en propriétaire

Il fallait pour se mettre en chemin
se tenir debout dans le déséquilibre du marcheur
être assuré que 
de la voûte plantaire
ils atteindraient la voûte céleste
en passant par le courage du cœur
qui leur ferait pousser des ailes
animées par le souffle de l’Amour

Ils avaient appris à incarner 
le changement pour les autres souhaité

A l’invisible du visible éveillés
ils se reliaient et écoutaient 
les forces du Mystère

Ils savaient qu’il faudrait
regarder le passé lucidement
dissoudre les peurs 
inscrites dans la mémoire de la mémoire
ne pas entretenir les colères stériles

L’à venir était cet inconnu
caché à découvrir

Sur le cahier de route
ils écrivaient à l’encre indélébile 
prendre des risques
dire non
revendiquer l’Habeas corpus
inventer des actions pacifiques
relier les résistances résilientes 
et encore encore et encore …

Ils étaient 22 à prendre la route
ils seraient 22 fois 22
et plus encore

Ils construiraient le monde de l’après
un monde solidaire respectueux du vivant
un creuset où l’esprit pénètrerait la matière
pour forger l’Homme de demain. »

Brigitte le 10 mai 2020

***

Depuis 20 ans je participe à des groupes citoyens de partage et de réflexion, j’en anime, j’en initie parfois. 
Depuis 2,5 ans nous échangeons avec quelques amis, de manière informelle. Nous tentons ensemble de nous comprendre et de mieux comprendre l’histoire du monde d’aujourd’hui. 
Il y a quelques mois j’avais diffusé un texte écrit dans ce contexte « Douceur et politique : et si l’amour guidait nos pas ? », texte qui avait fait l’objet d’une réunion ouverte à un public plus large. 
Si je diffuse aujourd’hui ce poème ci-dessus, compte-rendu poétique de notre dernière rencontre (virtuelle bien sûr), c’est tout d’abord parce que je le trouve magnifique, porteur d’un souffle d’espoir et d’un mouvement confiant. Merci Brigitte.
C’est aussi parce que je crois que, dans cette période de transition vers des futurs à imaginer et à créer ensemble, nous gagnerons à partager, échanger, et cheminer ensemble, par petits groupes. Cela n’enlève rien à la nécessité et à la beauté du chemin personnel, mais cela peut le nourrir. Interaction entre le personnel et le collectif, le spirituel et le social. 
Ce type de groupes, libres, ne peut bien sûr fonctionner que sur la bienveillance, l’écoute, le respect. Un travail à faire ensemble, un apprentissage à la fois individuel et collectif. C’est pour moi un des clés de la force et de la fluidité des futurs que nous serons capables de faire émerger. 
Laurence

Vous avez dit « dissonance cognitive » ?

L’expression « dissonance cognitive » est un peu barbare. Mais c’est aussi très important, particulièrement en ce moment. Si, vraiment. Permettez-moi de tenter d’expliquer pourquoi.

Je dis bien « tenter », parce que le principe même de la « dissonance cognitive » est qu’il est très difficile de réussir à se faire entendre, comprendre, et prendre au sérieux lorsqu’on veut exposer une idée. Je vais tout de même essayer de faire en sorte que vous me preniez au sérieux jusqu’au bout dans les lignes qui suivent, mais je ne suis pas du tout sûre d’y parvenir. Alors que vous commenciez peut-être à bien m’aimer, vous allez peut-être vous reculer en me regardant avec méfiance. Peut-être même vais-je perdre quelque ami.e.s car certain.e.s trouveront que je deviens infréquentable. Ou que je perds la tête. Pire, que je deviens dangereusement complotiste ! Je prends ce risque. Et merci infiniment par avance pour votre écoute attentive et bienveillante qui vont m’aider.

Alors, après cette longue introduction, la « dissonance cognitive », c’est quoi ?

Tout d’abord, c’est un processus étudié en science, c’est donc très sérieux. En « sciences humaines », et pour être plus précise en « psychologie sociale ».

En bref, la psychologie sociale étudie les interactions entre les mouvements collectifs, sociaux, et nos cerveaux et psychologies individuelles. Par exemple : comment apparaissent des mouvements de foule, dans un sens ou dans un autre ; ou comment en créer volontairement, c’est à dire en d’autres termes comment manipuler la foule.

Que vient faire la « dissonance cognitive » dans cette histoire de mouvements et de foules ? Elle y tient un rôle clé ! Mais c’est quoi ? Désolée si vous vous impatientez. C’est parce que j’ai l’impression de marcher sur des œufs. Je vais très lentement. J’accélère.

La dissonance cognitive est le processus par lequel nos cerveaux, mon cerveau, votre cerveau, vont être capables d’accepter une idée nouvelle ou pas.

Ce qui se passe généralement est que si une idée nouvelle est proche de ce que nous pensons et croyons habituellement, si cette idée vient confirmer notre vision du monde, si elle vient caresser dans le bon sens nos rêves et nos espoirs pour le futur, nous allons l’accepter et l’intégrer sans problème. Cette idée nouvelle deviendra alors un ingrédient supplémentaire qui nous permettra de penser un peu différemment, individuellement et collectivement, en apportant un peu de nouveauté ou d’espoir, mais sans remettre fondamentalement en question nos croyances individuelles et collectives. Notre cerveau est ainsi fait que ne sommes pas capables, ni surtout habitués, à faire des bonds d’idées trop grands. Nous préférons assurer prudemment chacun de nos pas lorsque nous traversons la rivière, plutôt que de faire un saut qui nous propulserait de l’autre côté.

C’est pourquoi, si une autre idée nouvelle est trop éloignée de ce que nous pensons et croyons habituellement, nous ne pourrons pas l’entendre ou pas l’accepter. Nous pourrons même la rejeter. Et parfois même la repousser violemment, parfois-même très très violemment. L’accepter deviendrait inacceptable, trop déstabilisant pour nous. Cela ne signifiera pas que cette idée est fausse, qu’elle ne repose sur aucuns fondements factuels et sérieux. Elle pourra être très juste et très vraie, mais tellement éloignée de nous et de notre perception, que nous la refuserons.

Dans le mythe de la Caverne, le philosophe Platon a très bien décrit ce processus au regard de ce que nous pouvons accepter sur ce qu’est la conscience, la connaissance et le sens de la vie par exemple. Les humains, disait-il en substance, préfèreront rester dans la caverne des ombres, plutôt de d’écouter les aventuriers et les pionniers qui, tout heureux, viendront leur dire qu’ils ont trouvé une nouvelle idée, plus large, plus ample, plus libératrice vis-à-vis de nos enferment cognitifs.
Dissonance cognitive, psychologie sociale, mouvements de foule, fonctionnement du cerveau, philosophie de Platon… Et alors ?

Confinés, nous vivons une période actuellement inédite et agitée. Elle l’est au niveau émotionnel. Elle va l’être au niveau économique et peut-être social. Elle l’est également au niveau intellectuel. Nos repères habituels s’effondrent. Effet du confinement imposé, nos propres structures mentales évoluent, dans un sens (gout retrouvé pour le plaisir de prendre son temps par exemple), ou dans un autre (peur et angoisse face à l’incertitude et au manque, autre exemple).

Les structures de la société elles-mêmes sont en train de vaciller. De nouvelles grilles de lecture de la société et des forces qui l’animent apparaissent. Pour expliquer tout cela, il y a bien sûr les analyses sociologiques et politiques classiques, que nous connaissons. Mais il y a aussi de nouvelles expressions et de nouvelles idées.

On entend ainsi parler de Nouvel Ordre Mondial, de vaccins et de puces injectées capables de nous tracer et même de nous contrôler. On entend parler de propagande généralisée et du voile de fumée provoqué par un virus qui ne sert qu’à masquer un effondrement économique et financiarisé pour mieux contrôler le monde d’après. On entend même parler de forces obscures motivées par un projet messianique sur l’humanité.

On entend également parler des dangers de la 5G, en même temps qu’un tout autre courant nous parle du pouvoir fabuleux de la 5D lié à l’expansion de nos consciences. De ce côté, on entend parler de la lumière et de ses forces, du pouvoir de nos rêves et de nos intentions, de la conscience sous ses différentes formes, incarnées et non incarnées, et de différents plans de réalité. Nous sommes invités ici à rêver en beau et en couleur pour faire émerger, grâce à notre pouvoir créateur, des mondes nouveaux, où l’amour, le respect et la bienveillance seront nos repères idéaux.

Tout cela est-il du grand n’importe quoi, ou est-ce vrai ? Et si c’était vrai ? Et si, effectivement, nous étions aujourd’hui invités à prendre du recul pour analyser autrement la vaste réalité dans laquelle nous cheminons ensemble.

Attention aux fake news bien sûr ! Grande vigilance !

Mais d’où viennent les fake news ? Des dynamiques sociétales qui vont dans le sens d’une préservation anesthésiée de nos anciennes grilles de compréhension du monde, ou des forces qui nous invitent à sortir de la caverne de Platon ? Et si la guerre dont on nous a parlé à la télé se jouait avant tout sur le terrain de l’information, de la propagande, et de la manipulation ? Ou en sommes-nous, individuellement, de notre propre compréhension et de notre propre dissonance cognitive ? Quelles idées nouvelles sommes-nous prêt.e.s à accepter ? A refuser ? Quelle réalité croyons-nous possible de créer ? Eh, dites, et si les extraterrestres existaient vraiment et que certains dirigeants humains le savaient ? Vous avez dit dissonance cognitive ? Pouvez-vous accepter cette idée ?

Ecoutons avant de prendre position. C’est à chacun de se faire son idée, son opinion et de décider à quel endroit poser son pied, pour faire son prochain pas et avancer.
Alors plus que jamais, information, discernement, et surtout paix. 🙏

Promis à celles et ceux qui me suivent, la prochaine fois j’écris un texte plus court. 😂 Merci à vous 🙏🙏🙏

Investir notre dimension spirituelle pour construire le monde de demain

J’ai posté il y a quelques mois (ou années je ne sais plus) un article qui présentait ma vision de l’humain. C’est une représentation que j’utilise et enseigne depuis plus de 20 ans, que le temps passe ! Rien d’original, il s’agit juste de ma manière de représenter ce que nous sommes : à savoir quatre dimensions en interaction qui ouvrent sur notre cinquième dimension. Ce qui sera original et inédit, est de construire le monde de demain en prenant en compte toutes nos dimensions, sans en brider aucune !

Je résume : 

Dans notre dimension physique, nous sommes un étonnant et complexe mécanisme. A nous de prendre soin de ce temple biologique et métabolique qui est le nôtre en harmonisant son fonctionnement, en paix, en coopération et en interdépendance avec notre environnement… Cela n’exclut nullement la médecine allopathique, mais invite à la prise en charge individuelle et à la responsabilisation vis-à-vis de notre propre santé. 

Nous sommes également des êtres « intellectuels ». Dans cette dimension, celle du mental, à nous de nous questionner, de nous informer, quitte à explorer des idées et des pensées auxquelles nous ne sommes pas habitués. A nous de dépasser nos habitudes intellectuelles, les aprioris, les préjugés… en musclant toujours plus notre discernement. Pour cela, il faut bien sûr être curieux et avoir envie d’explorer les idées encore non « grand public et au-dessous du mainstream »… en acceptant d’être parfois un peu bousculés… et si le monde extérieur n’était pas ce que nous avons longtemps cru ?…. 

Autre dimension : notre dimension émotionnelle. Elle est peut-être celle qui nous apporte le plus de joie pétillante ou paisible, mais aussi le plus de perturbations. Peur et angoisse sont le résultat de sa déstabilisation, comme la boue remonte à la surface lorsque l’eau du lac s’agite, pour une raison ou une autre (raison extérieure : un vent extérieur violent ; raison intérieure : nous avons nous-mêmes lancé un caillou dans le lac, sans anticiper les conséquences). 

Dans cette dimension émotionnelle, nous en sommes toutes et tous au même point. Vraiment au même point ! On peut chercher à compenser durant des années ses déséquilibres émotionnels, mais ils se rappelleront un jour à nous, sous une forme ou une autre. A nous de nous apaiser, de dénouer les nœuds émotionnels dans lesquels nous nous piégeons trop souvent tout seuls, à nous d’apaiser nos émotions, de les maitriser dirait Lao Tseu domptant son buffle (cf. cette représentation célèbre où l’on voit le sage sur un buffle, symbole de son ego) … et de percevoir grâce à cet apaisement l’enseignement libérateur qui, si la libération est réelle, nous donne toujours le sourire ! 

Et il y a notre dimension spirituelle. Elle est étymologiquement celle de l’esprit, du souffle et de la vie. Celle du mystère de la vie qui nous traverse et nous anime.  Qu’est-ce que la vie, qu’est-ce que l’esprit ? Qui le sait. 

Aujourd’hui les sciences modernes (sciences quantiques notamment) rejoignent les sciences de l’esprit (c’est à dire la spiritualité) pour nous inviter à ouvrir notre regard et notre cœur. Incroyable ! Nous sommes arrivés à un stade de l’histoire de l’humanité où l’on entend dire officiellement que l’amour est une force scientifique structurante, que le temps n’existe pas, que la mort est un changement d’état énergétique, que le cinquième élément (l’éther) doit être réintégré dans nos équations scientifiques, et que cela change tout à notre perception de ce qu’est la réalité, la vie et de ce que nous sommes nous-mêmes… 

En équilibrant nos quatre dimensions, ce qui est un vrai travail (c’est le travail thérapeutique, initiatique, de la connaissance de soi…) nous entrons alors dans notre cinquième dimension, notre dimension holistique. C’est celle de notre conscience, globale, infinie, qui peut s’expanser sans limites (si ce n’est celles que nous lui imposons). 

A ce jour, nous avons en Occident sur-investi notre dimension intellectuelle. Nous composons tant bien que mal avec nos dimensions physiques et émotionnelles. Il est l’heure d’investir notre dimension spirituelle. Une fois en équilibre avec nos trois autres dimensions, elle nous ouvre à notre conscience, individuelle et collective. C’est sur ce terrain, et nul autre, que nous construirons du nouveau, le monde de demain. 

Pandémie, confinement, et illusions multidimensionnelles

En cette période de confinement, je suis très sensible aux posts pleins d’humour. Certains me font vraiment, mais alors vraiment, rire. Merci ! Merci aussi pour toutes ces musiques, nostalgiques ou joyeuses, belles. 

Je suis également sensible à tous les posts émouvants qui réveillent l’empathie et la compassion, pour les sans-abris, les femmes battues, les enfants maltraités, ou encore les drames, ailleurs, au-delà de l’épidémie actuelle. Avec vous de tout cœur, par la pensée, que puis-je faire d’autre…

Je suis captivée par le théâtre médiatico-politique stupéfiant et l’absurdité de la situation actuelle, avec son florilège de décisions de non-sens qui oscillent entre technocratie, enjeux financiers et serment d’Hipocrate, et avec ses pénuries, de masques notamment, pénuries soi-disant expliquées mais pourtant inexplicables.

Je remercie toutes celles et ceux, économistes et journalistes sérieux, qui nous expliquent ce à quoi pourra ressembler économiquement « l’après », et ce n’est pas gagné. Mais notre créativité citoyenne aura l’opportunité de reprendre le pouvoir ! Haut les cœurs, tout va devenir possible, je m’en réjouis ! 

Je me passionne encore plus en regardant, avec délectation je l’avoue, les vidéos de tous les lanceurs d’alerte qui œuvrent dans le domaine de l’investigation, que la pensée unique qualifie bien trop hâtivement de complotiste.
Je les remercie pour leurs recherches, pour la hauteur de vue qu’ils nous invitent à prendre, pour nous donner à voir la toile marchandisée dans laquelle nous ressemblons à la proie de l’araignée, toutes et tous confinés dans nos appartements et nos maisons, 3 milliards tout de même. 
Ces lanceurs et lanceuses d’alerte parlent d’enjeux financiers planétaires, d’une poignée de décideurs, d’agenda pour l’humanité, de vaccinations numérisées, de puces rfid, et de bien d’autres choses encore que l’on ne voit pas au premier coup d’œil. 

Et puis, à un moment donné, j’arrête de regarder ces films qui se jouent sous mes yeux. Il y en a bien d’autres. Dans le foisonnement des images et des messages, je ne capte que ceux qui attirent mon attention ou mon intuition, ceux que mes filtres me permettent de décoder. Tout plein d’autres échappent à ma vue, à ma sensibilité, et à mon entendement, j’en ai conscience. 

Et là je me dis : qu’importe que je voie tout, que je comprenne tout. Ou que je ne voie rien, que je ne comprenne rien. Tout cela n’est que forme vibratoire momentanée, cristallisations temporaires, jeux de force éphémères, illusions diverses et d’autant plus multidimensionnelles qu’elles semblent alimentées par un gigantesque processus de transformation. De ma propre transformation. Car tous ces films, ces images et ces messages parlent de moi-même avant tout. Ils sont le reflet de ce qui se joue en moi-même en ce moment-même. C’est pour cela qu’ils m’attirent, c’est pour cela que je les capte. 

Le confinement m’invite à les identifier, les apaiser, et les transmuter. A un certain niveau de réalité, ils vont continuer d’exister, leurs égrégores continueront de vibrer si d’autres les nourrissent. Mais si, moi, je ne m’y accroche pas, je peux dès maintenant m’en servir comme d’un escalier, pour m’élever et aller rechercher, en me hissant sur la pointe des pieds, l’étoile qui m’a toujours guidée. Cette étoile qui me disait déjà lorsque j’étais petite : 
– « Deviens qui tu es. » 
Ou encore : 
– « Tu es déjà celle que tu seras ». (Cela marche aussi, m’a dit mon étoile, pour la phrase : « Tu es déjà celui que tu seras. » 😉)
Je suis. 
Ou plutôt, je monte, marche après marche, l’escalier qui m’y conduit, en écoutant les anges de la vie me souffler doucement et tendrement dans l’oreille : « Tout va bien, aie confiance, tu es sur le bon chemin, car c’est ton chemin. » 
Alléluia, nous sommes sur le bon chemin ! Au-delà de l’agitation et des illusions….

Et pour le plaisir, seulement le plaisir, je replonge alors dans quelques posts rigolos, quelques articles décalés, ou quelques vidéos en apparence déjantées ! 😉

Les fondations du nouveau monde

« Nous avons toutes et tous connu des moments de crise existentielle. Elles se régulent parfois progressivement d’elles-mêmes. Ce n’était qu’une crise passagère. Tout rentre dans l’ordre et nous sommes soulagés de ce retour au calme. Nous nous réengageons alors, apaisés, sur les autoroutes professionnelles et sociales. 

Mais parfois, nous ne parvenons pas à rejoindre le flot de la vie normalisée. Nous restons en marge, incapables de bouger. Nous n’en avons plus la force ou plus l’envie. Nous avons le sentiment que notre maison intérieure s’est effondrée, comme si « elle avait été construite sur du sable » selon l’expression du psychiatre Wilhelm Reich. « Il faut construire ta maison sur du rocher, disait-il aussi. Ce rocher, c’est ta propre nature que tu as tuée en toi. » 

La crise que nous vivons est alors une invitation à aller à la rencontre de notre propre nature, de notre enfant intérieur diront certains, de notre enfant libre, ou encore de notre être profond…

Nous sommes, dans notre être profond, dans notre nature vivante, le véritable socle sur lequel le monde à venir va pouvoir et devoir ancrer ses nouvelles fondations

Ce socle est totalement invisible et immatériel. Pourtant, nous n’avons pas d’autre point de stabilité et d’enracinement. Tout le reste n’est que du sable sur lequel nous ne pourrons, au mieux, que reproduire d’anciennes hiérarchies, d’anciens modèles et d’anciens rapports de pouvoir aujourd’hui dépassés. 

En allant à la rencontre de nous-mêmes, nous modifions nos fondations et par là-même nous transformons peu à peu le monde. »

Extrait de mon prochain livre « Oser l’invisible », écrit en juin 2019, et dont la publication chez Chronique Sociale, initialement prévue en avril 2020, est un peu retardée compte tenu de la situation actuelle….

L’heure du saut quantique est-elle venue ?

Dans les espaces virtuels où j’aime me promener, de nombreux articles (qui parlent de santé, de spiritualité, d’économie, d’écologie, d’astrologie, d’alchimie …), nous invitent à prendre du recul et de la hauteur sur l’épidémie à laquelle les terriens sont confrontés.

J’aime ces articles qui s’élèvent au-delà du voile de pollution émotionnelle qui est très dense en certains endroits, particulièrement là où se trouvent les médias mainstream. 

Depuis déjà longtemps, nous étions nombreux à penser que notre civilisation marchait sur la tête et que nous ne pouvions plus continuer à maltraiter autant la vie et la nature, à mépriser autant l’être, au seul profit de l’avoir. 

Et si l’épidémie actuelle était véritablement l’occasion pour l’humanité de réaliser un saut quantique ? Et si nous étions réellement face aux prémices très concrets d’un changement de civilisation ? Et si nos consciences étaient vraiment prêtes à s’ouvrir, à s’élargir, à s’expanser ?

Il y a bien des manières de regarder, d’analyser et de vivre l’épidémie actuelle, due à un virus que l’on ne connaît pas, lancé dans la nature par on ne sait qui, ni pour quoi (même si de multiples théories circulent, certaines très convaincantes). 

Nous sommes actuellement dans la crise. On m’a dit qu’en écriture chinoise, le mot « crise » est une association de deux caractères, l’un signifiant « danger » et l’autre « opportunité », deux facettes d’une même réalité à la fois ombre et lumière.  J’ai recensé ci-dessous quelques-un.e.s de ces dangers et opportunités. Ce ne sont que les premières idées qui me sont venues spontanément. Chacun.e pourra compléter…

Les facettes de la crise La crise côté « Danger » La crise côté « Opportunité »
Médias (mainstream)Parlent surtout des morts98% des malades guéris (à ce jour) et invitation à prendre soin des plus faibles
SantéTouche les personnes fragilesRenforce notre immunité
ÉconomieDes laissés pour compte isolés, en marge du systèmeDe nouvelles solidarités
Écologie Avant on suffoquaitLa pollution diminue
SpiritualitéExtériorité : ne chercher les réponses qu’à l’extérieurIntériorité : chercher les réponses en soi
Énergie généréeÉnergie de peur et d’angoisseÉnergie de joie et de reconnaissance 
ConsciencePeurAmour

Quelle que soit l’évolution de l’épidémie, regardons bien la colonne « opportunité ». Et si les questions qui allaient se poser, à nous citoyens, à nos sociétés et à l’humanité étaient les suivantes : 

Qu’allons-nous faire de ces opportunités dans la durée ? 

Jusqu’où les ferons-nous grandir ?

– Autrement dit, jusqu’où allons-nous, individuellement et collectivement, aller vers et dans l’amour, la joie et la reconnaissance de la vie, l’intériorité, les nouvelles solidarités, la conscience de ce qu’est la « bonne santé », notre regard sur la guérison et sur la mort, notre capacité à vivre au présent, pas dans l’angoisse d’un futur inquiétant fantasmé. 

– Saurons-nous les faire grandir même après la crise ? 

– Saurons-nous déjouer les tentatives de récupération de ces opportunités, si tentatives il y a, avec le risque de faire redescendre notre niveau de conscience ?

– Bref, allons-nous véritablement et durablement changer de paradigme ? 

– Allons-nous nous centrer, individuellement et collectivement, sur ce qui compte vraiment pour nous et sur ce que nous voulons vraiment faire de la vie et de nos vies ? 

Le futur est entre nos mains.