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Il accompagne sans diriger, éclaire sans imposer…

« Ce livre est profondément aidant. Il accompagne sans diriger, éclaire sans imposer, et laisse au lecteur la liberté de son rythme, de ses prises de conscience et de ses intégrations. »

Révèle-toi ! Explore et libère les 5 dimensions de ton être vient de paraître aux éditions Le Lotus et L’Eléphant. Cette nouvelle naissance me réjouit et je suis heureuse de la partager avec vous ! L’hypnothérapeute Matthieu Monade avait accepté d’en écrire la préface. La voici dans son intégralité. N’est-ce pas les autres qui parlent le mieux de notre travail ?

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« La lecture de ce livre donne le sentiment d’entrer dans un espace habité, sincère et profondément incarné. On sent, à chaque page, que celui-ci n’a pas été pensé sur la spiritualité, mais écrit depuis une expérience vécue, longuement intégrée, éprouvée et revisitée. 

Cette qualité est rare et précieuse. Elle donne au texte une densité, une crédibilité et une justesse qui invitent naturellement à la confiance. 

La structure en cinq dimensions et quatre phases est particulièrement pertinente. Elle offre un cadre clair sans jamais devenir rigide. On perçoit une véritable intelligence émotionnelle émaner des propos de Laurence : chaque dimension dialogue avec les autres, aucune n’est surplombante, et la dimension holistique joue pleinement son rôle de lien vivant plutôt que de concept abstrait. Cette approche permet à chacun de se situer, de se reconnaitre, et surtout de comprendre que ses déséquilibres ne sont pas des échecs, mais des étapes.

Ce qui m’a particulièrement touché, et que je tiens à souligner d’emblée, c’est la place pleinement assumée que ce livre accorde à la dimension physique de l’être. 

Trop souvent, dans les approches de développement personnel ou spirituel, le corps est relégué au second plan, voire oublié, comme s’il n’était qu’un simple support transitoire. Ici, il retrouve sa juste place : celle d’un pilier fondamental de notre équilibre et de notre éveil. C’est un point que je mets moi-même constamment en relief dans mes formations en hypnose, convaincu que toute transformation durable passe par une écoute fine et respectueuse du corps. 

Les cinq dimensions de l’être proposées dans cet ouvrage ne sont pas une théorie de plus. Elles constituent une lecture sensible et structurée de l’expérience humaine, qui permet à chacun de mieux comprendre ses déséquilibres, ses élans, ses résistances et ses phases de passage. Laurence Baranski ne cherche pas à expliquer la vie de manière abstraite ; elle la traverse, l’observe, la relie, et nous invite à faire de même. 

Ce livre est profondément aidant. Il ne promet pas des réponses toutes faites, mais offre des repères solides pour celles et ceux qui avancent sur un chemin de connaissance de soi, parfois exigeant, souvent bouleversant, mais toujours porteur de sens. Il accompagne sans diriger, éclaire sans imposer, et laisse au lecteur la liberté de son rythme, de ses prises de conscience et de ses intégrations. On sent, à travers chaque page, une grande justesse, une humilité réelle et une expérience vécue. 

Ce texte n’est pas là pour convaincre ; il est là pour soutenir, ouvrir et relier. Il peut devenir un compagnon de route, que l’on consulte à différents moments de sa vie, lorsque certaines dimensions de soi demandent à être reconnues, rééquilibrées ou simplement accueillies. 

Je souhaite à ce livre de rencontrer les lecteurs pour lesquels le moment est juste. Ceux qui savent, parfois sans pouvoir encore le formuler, que l’être humain est bien plus vaste que ce qu’il croit, et que la véritable transformation commence lorsque toutes nos dimensions sont enfin invitées à dialoguer. » 

Matthieu Monade est spécialiste en hypnose régressive, fondateur du collectif OSOL, auteur de Explorez vos vies antérieures (Leduc, 2021) et Voyage au cœur de l’humanité (Le Lotus et l’Éléphant, 2026). 

Pour en savoir plus sur le livre et le parcours de coaching associé : www.les5dimensions.com

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Changement, transformation, métamorphose

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« Changement, transformation, métamorphose » : c’est le nom que j’ai donné à ce site. Trois mots qui décrivent selon moi une progression pleine de sens…

Ces mots sont presque synonymes. Ils sont pourtant différents. Bien sûr, c’est une question de sémantique. C’est aussi une question de perceptions, de projections, de vision. Voici une proposition de clarification :

Le changement est le processus qui nous permet d’aller d’un état A vers un état B. Tel que nous le concevons dans nos vies et dans les organisations humaines, ce processus est avant tout linéaire, horizontal. Nous pouvons l’orienter, parfois le maîtriser. Dans l’entreprise, c’est tout l’art de la gestion de projet.

La transformation est elle aussi un processus, mais un processus plus complexe, multidimensionnel. La transformation est à la fois horizontale et verticale. Alors que le changement perturbe nos habitudes, la transformation, elle, va plus loin. Elle nous bouscule dans tout notre être. Elle est une opportunité de nous découvrir et de grandir à nous-mêmes.

La métamorphose, quant à elle, n’est plus seulement le passage d’un état A à un état B, ni une évolution verticale et horizontale simultanée. Elle est un changement d’état. Changement de nos habitudes et de notre être, mais aussi de nos perceptions et du regard que nous portons sur nous-mêmes et sur la vie. Elle nous fait « autre », inconnu à ce que nous savions de nous-mêmes avant elle.

La métamorphose ouvre de nouveaux possibles dans tous les domaines de la vie. Edgar Morin écrit que « la métamorphose est une révolution qui se révolutionnerait elle-même, en permanence ». Et nous, pris dans le mouvement de la vie, sommes invités à lâcher prise avec l’ancien, et à accepter le nouveau en nous et autour de nous.

Nous sommes passés du changement à la métamorphose, et le processus est irréversible. C’est ce que je crois.

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Comment accompagner notre entrée dans l’ère de la conscience ?

Un article co-écrit par Laurence Baranski et Ivan Maltcheff.

Nous vivons toutes et tous sur la même planète, mais pas dans le même monde ni dans la même réalité. Nos rapports à la vie et à la conscience diffèrent, tout comme nos perceptions et priorités. Cela rend l’accompagnement de nos premiers pas dans l’ère de la conscience à la fois subtil et délicat. 

En tant que coachs, facilitateurs, managers ou dirigeants, comment accompagner cette évolution à laquelle nous, auteurs de cet article et de l’ouvrage « L’ère de la conscience », croyons profondément ? 

1. L’éveil des consciences : mode ou réalité ?

Aucune entreprise n’a échappé au courant appelé culture change ou change management apparu il y a une trentaine d’années. De nombreuses pratiques ont émergé à cette occasion (entreprise apprenante, lean management, intelligence collective…). Certaines se sont installées durablement, d’autres n’ont été que des modes passagères. Dans le même temps, le changement, lui, s’est imposé comme une réalité profonde et durable — une réalité toujours à l’œuvre aujourd’hui, avec notamment l’intégration massive de l’intelligence artificielle dans nos vies et nos organisations.

Un nouveau courant a émergé plus récemment : celui de l’éveil des consciences. S’agit-il d’un phénomène éphémère ou qui n’aura de toute façon aucun impact sur la société et nos entreprises, ou de l’amorce d’une véritable dynamique transformatrice, comme nous en faisons le pari ?

La conscience peut être définie comme la manière dont nous nous représentons, ressentons et expérimentons le monde, la vie et nous-mêmes. Faculté inhérente à l’être humain — au minimum —, son éveil, s’il est réel, ne peut que nous réjouir, tout comme nous ne pouvons que nous féliciter lorsque notre niveau de bienveillance et d’empathie progresse. Depuis plusieurs années, nous explorons cette ouverture possible des consciences, ses manifestations et ses impacts concrets, en ouvrant le débat dans des sphères professionnelles (séminaires) comme publiques (au travers des Rencontres Conscience et Citoyenneté notamment).

Or, dès que nous abordons ce sujet, nous constatons une grande diversité de réception, chacun projetant sa propre définition de la « conscience ». Ce thème, que nous veillons à détacher de toute référence religieuse traditionnelle, reste encore émergent dans le champ collectif. Il ne dispose pas de représentations suffisamment partagées pour devenir un véritable sujet ni un enjeu sociétal. Il demeure individuel, relatif au « monde » de chacun : il est ontologique, au mieux anthropologique, mais ni social, ni encore moins politique. Dans ce contexte, accompagner l’éveil des consciences a-t-il seulement du sens ?

2. Une progression qui reste lente

Des chercheurs comme le neurobiologiste Mario Beauregard ou le physicien Philippe Guillemant, pionniers sur le thème des nouveaux modèles de la conscience, proposent une vision dite « non-locale » de la conscience, à contrepoint de l’idée, longtemps dominante, d’une conscience locale, c’est-à-dire produite par le cerveau. Selon eux, la conscience serait indépendamment du cerveau (qui ne devient qu’une interface), et serait présente avant et après nous. Nous, êtres humains, évoluerions même au sein d’un véritable « océan de conscience ». Dans cette hypothèse non locale, la conscience est partout, à nous de nous y connecter. 

Pourtant, quiconque fréquente les colloques sur ce thème et ses corollaires (comme les expériences de mort imminente, les phénomènes dits paranormaux, la médiumnité…) peut observer que les discours évoluent peu depuis plus de trente ans.

Même lorsque ces prises de parole et témoignages intègrent une dimension plus sensible, vibratoire et expérientielle, les modes de transmission restent ancrés dans un paradigme mental : tout se passe comme s’il s’agissait de démontrer, prouver, expliquer, comme s’il fallait convaincre. Cela conduit à une forme d’immobilisme face à un questionnement pourtant existentiel qui nous concerne tous. Un questionnement que chacun pourrait au moins aborder avec curiosité, tant il touche à notre nature la plus essentielle. Pourtant, ce nouveau paradigme peine à s’imposer auprès du plus grand nombre.

Résultat : ceux qui adhéraient continuent d’adhérer, l’intérêt progresse lentement, mais sans bascule collective. La question de la conscience n’est pas encore perçue comme un marqueur majeur des transformations à venir. 

3. La transformation est vibratoire

Notre constat est simple : parler de notre entrée dans l’ère de la conscience ne peut relever du seul registre mental car la conscience n’est pas mentale. Elle est subtile, faite de fréquences et de connexions, sollicitant nos intuitions et notre sensibilité.

Notre expérience, en tant que coachs et animateurs, comme celle des personnes que nous accompagnons, montre qu’il s’agit avant tout d’un vécu, d’une expérience qui s’inscrit dans notre corps, nos émotions, notre perception du monde, notre relation aux autres et à la Nature. C’est à partir de cette accumulation d’expériences — parfois marquantes (éveil soudain, épreuves), parfois plus discrètes mais tout aussi transformatrices — que se construit un nouveau rapport à soi, aux autres et à la vie.

Progressivement, nos pensées, nos émotions, et même notre « fréquence », changent. Notre regard sur la réalité se décale. Les choses de la vie deviennent peut-être moins rangées, moins ordonnées, moins logiques et objectives en apparence, moins standardisées. Elles sont assurément plus souples et surtout ouvrant de nouvelles voies. Notre rapport au vivant et au sens de la vie évolue. Il est moins centré sur la performance, la compétition ou la productivité, davantage orienté vers la coopération, le partage et des valeurs de cœur comme la gratitude, le respect ou la bienveillance.

Cette évolution intérieure se fait naturellement. Lui résister reviendrait à s’enliser entre deux mondes : d’un côté celui des anciens modèles rigides, validés collectivement, et de l’autre une réalité plus fluide, subjective, ouverte à l’inattendu et à l’expression authentique de soi. Une tension qui ne peut que nous épuiser. 

À l’inverse, entrer dans le mouvement du vivant évolutif en soi nous invite à l’élévation, à la prise de recul, à une forme de reconnexion à notre essentiel, à l’ancrage en nous et à l’alignement intérieur. Ce processus, qui est à la fois émotionnel, intracellulaire et vibratoire est inévitable. Il est une conséquence logique dès lors que nous acceptons l’idée de l’ouverture de notre conscience. Il engage toutes les dimensions de notre être. Nous sommes déjà nombreux à l’expérimenter et à participer ainsi à l’émergence d’une nouvelle manière d’habiter la Terre et de faire société ensemble. 

Mais l’ancien paradigme pourra continuer de nous tirailler. Avancer implique de lâcher et cela peut générer de la peur, de la culpabilité, du doute.

4. La vie est notre enseignante permanente

Sur ce chemin, loin des cadres théoriques et des salles de colloques, certes utiles pour informer, la vie demeure notre plus grande enseignante comme en témoignent deux de nos expériences vécues. 

Lors d’un récent voyage initiatique en Inde, riche d’enseignements et empreint de sérénité, tout a basculé à l’annonce de l’annulation soudaine du vol retour en raison du déclenchement du conflit en Iran. Une peur intense a surgi : celle de ne pas pouvoir rentrer. Angoisse, stress, tensions corporelles ont refait surface, balayant l’état d’élévation précédent. Ce type d’expérience nous ramène à l’essentiel : rien ne se joue uniquement dans le mental. Il a fallu accueillir les émotions, respirer, s’ancrer dans le présent, mobiliser ses ressources, accompagner un groupe en difficulté, structurer dans l’urgence. L’expérience spirituelle s’est prolongée dans l’action concrète.

Comme le suggère le titre du livre d’un moine zen, « Après l’extase, la lessive », la transformation se vit dans le quotidien. Elle implique d’embrasser la dualité : ombre et lumière, confort et inconfort. C’est dans cette tension que se joue l’apprentissage.

5. Développer la sécurité intérieure dans l’insécurité apparente

Une autre expérience éclaire ce chemin d’ouverture de conscience. Nos vies peuvent être perçues comme une succession de cycles, ponctués de passages. Ces dernières années consacrées à l’exploration de la conscience — personnellement et à travers des actions publiques (livres, colloques, séminaires) — ont été riches et profondément nourrissantes. Mais leur ancrage dans le monde économique s’est révélé difficile. Ces sujets, peu rentables, peinent à trouver leur place dans l’espace marchand. Malgré un intérêt croissant du public, peu s’engagent véritablement dans une transformation collective profonde.  À titre personnel, lorsqu’on porte ce sujet, cela se traduit sur le plan socio‑économique par une avancée dans un « désert » avec des opportunités qui, à l’approche, se révèlent être des mirages. Un peu comme si l’ère de la conscience nous attirait, mais comme si nous n’étions pas encore tout à fait prêts à basculer. Cela génère de l’insécurité et des moments d’inquiétude et, en même temps, intérieurement, une foi grandissante en soi et en la vie, comme une forme d’apprentissage de la sécurité intérieure dans l’insécurité extérieure

« Vous n’êtes pas prêts vibratoirement », nous rappelaient il y a encore peu de temps certains enseignants spirituels, guides sur le chemin de l’éveil des consciences. Peut‑être le serons‑nous très bientôt ?

6. Demain est un autre monde à laisser naître en nous

Les bouleversements intérieurs que nous vivons lorsque notre conscience s’expanse, qu’ils soient physiques, émotionnels, intellectuels ou spirituels, viennent inévitablement percuter nos systèmes de croyances, ces grilles de lecture du monde qui nous permettent de nommer les choses, de leur attribuer une place et une importance, d’interpréter la réalité et de nous situer dans la société, et, in fine, de forger ce que nous pensons être notre identité. Soudain, ces croyances se trouvent remises en question et notre identité se délite, se réorganise, se réinvente.

Cela ne peut pas se produire autrement. C’est un processus plus ou moins joyeux ou douloureux, comparable à un accouchement, à une naissance. Il s’agit d’une opportunité de croître en conscience, pour ensuite, de proche en proche, nourrir une dynamique collective plus subtile.

Ce mouvement ne se mesure pas, il ne se compte pas : il se vit. Il nous dépasse, il relève de l’invisible. On ne le comprend pleinement que lorsqu’on l’a traversé, ressenti, intégré. Vivre cette évolution avec une conscience élargie atténue les souffrances possibles et permet de se projeter plus joyeusement dans une perspective individuelle et collective positive. À l’inverse, lorsqu’on l’ignore ou la subit, surgissent alors la colère, la révolte, la résistance.

7. À quoi pouvons‑nous servir ?

Dans ce contexte d’entre-deux mondes, d’entre-deux rapports à la vie, à quoi servons‑nous, nous les coachs, consultants, animateurs, facilitateurs, managers et dirigeants, qui prétendons parfois, dans nos posts, discours et offres commerciales, accompagner le mouvement d’évolution des consciences ?

Pour l’heure, notre conclusion est qu’il demeure essentiel de partager les repères issus de notre cheminement individuel. Ils permettent de se reconnaître, de se soutenir mutuellement et de se sentir moins seuls. D’où l’intérêt de modéliser ces évolutions à travers de nouvelles notions — comme le proposent certains avec « l’entreprise quantique » ou « les niveaux d’intelligence spirituelle », et de contribuer ainsi à la diffusion de ces repères collectifs en pleine émergence.

Plus fondamentalement cependant, comment transmettre le non‑mental par le mental ? Faut‑il le faire ? Est‑ce même possible ? Notre expérience nous enseigne que cela ne peut fonctionner utilement que si nous faisons preuve, individuellement, d’une totale cohérence et authenticité vis‑à‑vis de nous‑mêmes et des autres. Nous devons être en accord avec notre propre parcours et avec la manière dont nous traversons nos propres déstabilisations.

Ayant connu le vide, la perte, l’angoisse, mais aussi la joie et l’ouverture au bonheur, en conscience, nous portons ces vibrations et leur dépassement en nous, et nous les transmettons par résonance. C’est cela, avant tout, que nous partageons : une alchimie intérieure forgée par l’expérience vécue, bien plus que par des représentations abstraites.

Nous ne vivrons jamais à la place d’autrui, mais nous savons où mènent la peur des abîmes, où conduisent les doutes et comment, peu à peu, retrouver pied dans le flou. Par notre présence authentique, plus encore que par nos méthodes ou nos outils, nous aidons à produire du sens, à créer des images et des représentations qui portent une perspective positive et désirable. Tous ces processus sont invisibles à nos yeux physiques et ils échappent à notre mental, mais ils sont bien réels et agissant dans la matière et les relations humaines.

Conclusion

Tous les systèmes actuels sont obsolètes s’ils demeurent uniquement mentaux car l’humanité est engagée dans une transformation sensible profonde. La valeur première de celles et ceux qui se reconnaissent comme facilitateurs de ce processus évolutif vivant ne réside pas dans des modèles ou dans la pensée, mais avant tout dans leur justesse d’être. Partageons nos épreuves et nos joies, sans masque ni habits de l’ancien monde, dans l’humilité et la conscience que notre propre chemin nous questionne en permanence. Il n’y a pas de super‑héros invincibles ni de victimes impuissantes, mais seulement « nous », des humains en quête du juste milieu, au cœur d’une aventure singulière à inventer et à vivre ensemble. Nous voilà ainsi, acteurs du présent et du futur, faisant collectivement nos premiers pas dans l’ère de la conscience.

Cet article est écrit à l’occasion de l’anniversaire de la publication du livre « L’ère de la conscience. 21 repères pour élargir notre conscience en gardant les pieds sur Terre ».

Commander le livre en cliquant ICI.

En savoir plus sur le site « L’ère de la conscience » en cliquant ICI.

Entrer dans l’ère de la conscience : le chemin d’une spiritualité citoyenne

Faire de la conscience un sujet central au moment où il semblerait que le ciel va nous tomber sur la tête semble relever, soit d’une ignorance assez fondamentale sur les bouleversements multiples que nos sociétés traversent actuellement, soit d’un optimisme béat sur les capacités de l’humain.

Pourtant, il n’y a rien de plus essentiel que la question de la conscience, justement en ce moment particulier de notre histoire humaine.

Il est l’heure d’ouvrir la porte de la prison matérialiste dans laquelle notre conscience est enfermée pour redonner du sens à nos vies, et pour retrouver plus de sagesse et de lucidité dans la conduite des activités humaines sur la Terre. Jusqu’à avancer vers une spiritualité libre et citoyenne.

Regard sur notre monde matérialiste

Jusqu’à présent, les scientifiques modernes ont fait l’hypothèse du matérialisme comme fondement de la vie et de la conscience. Celle-ci serait le fruit de la production de notre cerveau, ou de la co-production de ce dernier avec l’environnement, comme le dirait Edgar Morin, ajoutant à la rationalité la richesse de la complexité.

On dit alors que la conscience est locale, c’est-à-dire localisée dans le cerveau. Une fois ce dernier disparu, la conscience n’existe plus. Ainsi, pour la pensée matérialiste, le sentiment d’exister trouve essentiellement son origine dans des réactions biochimiques et électriques neuronales. Depuis deux siècles environ, cette conception a été dominante dans la pensée occidentale pour laquelle il y aurait d’un côté le monde réel, scientifique, rationnel, matériel et de l’autre un monde symbolique et spirituel, celui de la foi, des religions et de l’imaginaire des peuples.

Dans cette perspective, le monde matériel et la société doivent être régis selon des principes rationnels, dit scientifiques (sous-entendu s’inscrivant dans les principes de la science matérialiste). Le monde immatériel, quant à lui, relève exclusivement du domaine privé et intime, de manière à ne pas interférer dans la conduite sérieuse du monde.

Tant et si bien que la référence à une transcendance au-delà de la matière, qu’elle soit religieuse ou spirituelle, parait suspecte. L’histoire de la laïcité française place par exemple les institutions publiques sous la protection de la seule Raison. Cette approche empêche de faire de la question de la conscience, de sa nature et de son potentiel d’élargissement, un objet de questionnement public.

Un tel repli exclusif sur la matière, sur l’observable et sur le quantifiable, ne peut que nous conduire au scientisme, c’est-à-dire à la réduction de la science au seul matérialisme, puis à l’économisme qui promeut la quête du bonheur individuel et collectif par l’avoir, et aujourd’hui au transhumanisme et à son corolaire l’immortalité des corps par le mariage de la biologie et de la technologie. Mais où est passé l’âme, ou le Soi, chacun utilisera son vocable préféré, et avec elle ce sentiment intime d’exister, d’être présent à soi, tout en étant connecté à quelque chose de plus vaste ? 

S’il est essentiel de bien garder les pieds sur Terre, le biais cognitif matérialiste qui nous ampute de la partie mystérieuse et sacrée de nous-mêmes et de la vie, mérite d’être requestionné à l’échelle de la société. Il en va de l’avenir et du développement de l’humanité.

Le post-matérialisme comme base de renouvellement du monde

L’affirmation matérialiste selon laquelle notre conscience est une production de notre cerveau n’est qu’un postulat. La science moderne n’a en réalité jamais démontré la validité de cette l’hypothèse.

Depuis quelques décennies, un courant de la science explore une autre hypothèse : celle de la conscience non-locale. Certes, nous avons bien une conscience ordinaire reliée à nos cinq sens ordinaires. Mais nous en avons une autre, ou plus exactement notre conscience est bien plus que cela. Elle se déploie dans des espaces invisibles à nos sens communs et dans des champs d’information immatériels. Elle existait avant notre naissance et existera après notre mort.

Ce courant scientifique, minoritaire mais croissant, est dit « post-matérialiste ». Il soutient l’hypothèse que la conscience n’est pas une production du cerveau. Notre matière cérébrale ne serait en quelque sorte qu’un système de traitement d’informations et ferait le lien entre notre dimension visible, incarnée, et notre dimension invisible, énergétique et peut-être même quantique.

Cette approche a été présentée dans le Manifeste pour une science post-matérialiste (1) élaboré sous l’impulsion du docteur en neurosciences Mario Beauregard, précurseur avant-gardiste de ce courant scientifique. De multiples initiatives en découlent aujourd’hui dont, à titre d’exemple, l’AAPS ou Academy for the Advancement of Postmaterialist Sciences (2).

Une des ruptures fondamentales de cette approche avec la science classique est qu’elle prend en compte le vécu humain, qu’il s’agisse d’expériences de mort imminente, de sorties hors du corps, de contacts avec des défunts, de médiumnité ou de télépathie. S’affranchissant de la seule hypothèse matérialiste, cette science sort des cadres habituels et analyse, selon des protocoles scientifiques rigoureux, ce vécu humain, sensible et subtil, qui a longtemps été considéré comme relevant du parascientifique ou paranormal. Il en émane de nouvelles hypothèses sur ce que pourrait être l’être humain et même notre réalité. Avec cette science, notre regard sur la vie et sur le sens de notre destinée humaine s’élargit. De nouvelles perspectives d’organisation sociale basée sur la coopération au sein du vivant, qu’il soit visible ou invisible à nos sens ordinaires, se dessinent et se mettent au service d’une société plus ouverte, que ce soit en matière d’éducation, de santé, de consommation. Les notions du temps, de l’énergie en nous et autour de nous, et même de l’amour trouvent une nouvelle explication et prennent une tout autre densité.

La conscience, point d’appui d’une spiritualité citoyenne​

Si cette nouvelle approche nous invite à faire évoluer nos paradigmes collectifs, elle est aussi la porte ouverte sur une réappropriation par chacun de ce qu’il est en tant qu’être humain. Elle autorise, voire encourage, la notion d’exploration intérieure. Qui sommes-nous vraiment et quel sens voulons-nous donner à notre vie terrestre ? Comment souhaitons-nous faire l’expérience de nous-mêmes et de notre conscience élargie dans cette vie ?

Cette exploration passe autant par l’attention à notre corps et à nos sensations, qu’à nos émotions et intuitions. Elle nous autorise à avancer vers une connaissance plus profonde de notre psyché, redécouvrant en cela le chemin tracé depuis des millénaires par les explorateurs de la conscience de toutes les Traditions de Sagesse du monde. Et parce que c’est la science qui nous ouvre la voie, ce travail en quête de soi, dans toutes nos dimensions, peut commencer à s’inscrire dans le champ de la normalité admise, reconnue et naturelle. Elle esquisse le chemin de ce que nous pourrions appeler une spiritualité citoyenne, accessible à chacun, areligieuse et adogmatique, chacun pouvant parallèlement avancer dans ce cheminement dans le cadre de la religion de son choix, ou pas.

Il existe aujourd’hui une myriade d’initiatives d’ouverture intérieure (méditation, contemplation, hypnose, expansions de conscience guidées, chamanisme et transe…) expérimentées par des citoyens qui découvrent qu’il est possible de s’ouvrir à une vie spirituelle sans nécessairement adhérer aux dogmes de tel ou tel courant religieux.

Ces démarches peuvent amener à des découvertes bouleversantes pour celles et ceux qui les vivent, comme en témoignent par exemple les différents films de la réalisatrice Valérie Seguin tels que « Et si la mort n’était qu’un passage ? » et « L’âme 2 : l’au-delà et l’invisible » (3) ou encore « Témoins, ils sont des millions à l’avoir vécu » de Sonia Barkallah. Ces prises de parole publiques, à travers des films ou des livres, nous permettent de nous requestionner sur ce qu’est la vie et de partager une perspective plus large que celle accessible par notre seule conscience ordinaire et la pensée matérialiste.

Devenir un citoyen conscient

La spiritualité citoyenne est par essence multiple. Elle peut s’ouvrir et se déployer de mille façons différentes. Elle s’inscrit dans notre vie quotidienne. Elle n’est pas une adhésion aveugle aux propos de tel ou tel prophète auto-révélé, ni une fuite dans certaines propositions de ce qu’on a appelé le « New age ». Elle se rapproche du chemin de l’initiation, c’est-à-dire du dévoilement et de la découverte ce que nous portons en nous, ombre et lumière, à travers des expériences parfois heureuses, parfois difficiles, mais toujours riches d’enseignements pour nous-mêmes.

Devenir un citoyen conscient, c’est écouter autant sa voix intérieure que celle des évènements extérieurs, des rencontres, des situations que la vie propose, en gardant son équilibre et son centre. De cette quête d’équilibre entre son intériorité et l’extériorité émerge la découverte constante et progressive de ce qu’est sa nature profonde, ainsi que l’accès à sa propre souveraineté dans ce monde terrestre. Individuellement, nous grandissons à nous-mêmes.  Collectivement nous réorientons notre trajectoire commune vers plus de paix parce que chacun comprendra qu’une partie des réponses à des questions souvent sources de tensions externes se trouvent dans le cheminement intérieur.

Une telle ouverture, initiée par la science et qui rejoint de fait les enseignements spirituels millénaires, permettra d’éclairer notre raison et de modifier en profondeur la conduite de nos vies. Cela trace progressivement la voie vers une civilisation que nous pouvons qualifiée de « Civilisation de l’Être ». Celle-ci émerge et émergera d’un travail d’apprentissages et de pédagogie qui viendra inévitablement bouleverser les croyances et l’édifice intellectuel conventionnel sur lesquels nos sociétés sont bâties.

Entrer dans l’ère de la conscience, c’est faire de l’exploration de la conscience un sujet d’observation scientifique autant que spirituel et expérientiel. Le regard et le passage par l’approche scientifique, repère incontournable pour « raison garder », autorisent la réintroduction de l’univers invisible dans la vie de la Cité.

Auteurs Ivan Maltcheff et Laurence Baranski,  janvier 2026

Laurence Baranski et Ivan Maltcheff sont co-auteurs de « L’ère de la conscience. 21 repères pour élargir notre conscience en gardant les pieds sur Terre », un livre de pédagogie spirituelle conçu comme un parcours d’éveil à soi et au monde qui nous entoure.

Commander le livre chez l’éditeur en version papier ou numérique

  1. https://opensciences.org/
  2. https://www.aapsglobal.com/
  3. https://valerieseguin.com

Vivre libre dans un monde oppressant

Reprise de l’article d’Alain Bezançon réalisé sur le base d’une interview de Laurence Baranski et Ivan Maltcheff en octobre 2023, article publié par Alain Besançon pour DISCERNACTION, Les prémices du nouveau monde. Lire l’article sur Discernaction

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Laurence Baranski et Ivan Maltcheff sont les organisateurs des rencontres Conscience et Citoyenneté dont la troisième édition sur le thème « Vivre libre” aura lieu en présence à Paris et en ligne le 9 décembre 2023 (de 13h45 à 18h30 heure française / de 7h45 à 12h30 pour le Québec). 

Qu’est-ce qu’un citoyen conscient ?

Laurence Baranski – Être citoyen dans une version minimaliste, c’est faire partie de la Cité et contribuer à son fonctionnement. Être un citoyen conscient, c’est agir en conscience. Conscience de qui nous sommes en tant qu’être humain, conscience de notre rôle plein et entier, conscience de notre impact sur les collectifs et la société. Jusque-là on pourrait dire que ça ne change pas grand-chose à la notion de citoyenneté, sauf qu’on vient de faire entrer dans notre définition, la notion de conscience et qu’on se pose dès lors la question de la conscience et de sa nature. 

Que devient notre civilisation à partir du moment où nous élargissons notre conscience et où nous réhabilitons la notion d’être humain ?

Qu’est-ce que la conscience ? Qu’en savons-nous ? Qu’en percevons-nous ? En quoi élargir notre conscience va changer la vie en société ? En quoi cela va changer nos priorités en tant que civilisation ? Et que devient notre civilisation à partir du moment où nous élargissons notre conscience et où nous réhabilitons la notion d’être humain.

Ivan Maltcheff – Nous avons clairement un parti pris lié à notre expérience, à nos parcours, mais aussi au parcours de personnes que nous accompagnons sur ce chemin : c’est que le fait d’élargir notre conscience, d’abord, nous rend beaucoup plus sensibles. On intègre la notion d’écologie intérieure qui nous rend beaucoup plus sensibles, par l’intérieur, au vivant, à la nature, aux relations avec tous les règnes du vivant et aussi au monde qu’on appelle subtil, pour ne pas dire invisible. Donc cela fait partie déjà d’une nouvelle représentation du champ dans lequel on agit. 

Le deuxième parti pris, c’est que le fait d’intégrer cette notion élargie de la conscience remet en question beaucoup de certitudes, notamment les certitudes sur lesquelles sont basés les paradigmes de nos sociétés actuelles, donc notre éducation, et en particulier les certitudes que nous avons sur la place de l’humain dans le concert de la vie. Et donc ça, c’est très fondamental parce qu’en changeant de place, on change de regard, en changeant de regard, on change de priorité, et en changeant de priorité, on change tout notre système civilisationnel. Donc c’est très fondamental.

Qui sont les intervenants des prochaines rencontres ?

Laurence Baranski – Dans les rencontres « Conscience et Citoyenneté” nous choisissons, tout comme dans l’initiative d’accompagnement qui s’intitule « Réussir le passage” que nous conduisons avec Ivan, des personnes qui intègrent déjà ce questionnement sur la conscience dans leurs pratiques, quelles que soient leurs pratiques. Elles intègrent ce questionnement et elles-mêmes ont une expérience de l’élargissement de conscience, quel que soit leur discipline, leur champ d’action. Pour l’édition Conscience et Citoyenneté de 2023, nous aurons des regards croisés comme les autres années, sur la question de « Vivre libre ».

Nous aurons Sylvain Fève avec nous, qui est un scientifique spécialisé en photonique, c’est-à-dire la science de la lumière, je trouve ça très joli comme science, il a une approche clairement post-matérialiste, proche de la pensée de Philippe Guillemant.  Sylvain nous parlera du libre arbitre en lien avec la liberté.

Laurence de la Baume, conférencière et journaliste, avec tout un parcours spirituel, et qui a écrit différents ouvrages, illustrera « La contagion du cœur », titre de son dernier livre.  J’ai ainsi appris que le cœur est en fait notre premier cerveau. Il est capable de gérer et de recevoir 5 000 fois plus d’informations que le mental.

Gislaine Duboc, qui s’est fait connaître notamment depuis trois ans à travers des vidéos courtes quotidiennes sur YouTube, qui a un franc-parler réjouissant, et qui est chamane contemporaine interviendra tout au long de la journée en résonance avec les propos des autres intervenants. En tant que chamane, Gislaine, elle, est dans l’instant présent.

Luc Bigé, qui était notre parrain l’an dernier et que nous ne pouvons pas quitter, peut-être lui non plus, symboliste et écrivain, nous parlera de son approche de la liberté selon ce qu’il nomme les 4 voies d’accès à la connaissance.

Quand on entre dans la compréhension de qui nous sommes ensemble avec ce double regard visible et invisible, et qu’on en fait l’expérience, forcément ça change notre manière de faire société ensemble. 

Et enfin, Audrey Chapot animera la table ronde finale. Audrey est auteure, anthropologue, et tradipraticienne. Elle propose un accompagnement en intégrant tout ce qui est traditionnel. Et le traditionnel pour elle, c’est la mémoire et l’enseignement des peuples premiers, des civilisations premières, c’est aussi l’enseignement et la prise en compte du sacré.

J’aime citer cette phrase d’Audrey qui dit « Il n’y a pas d’un côté un monde visible et de l’autre un monde invisible, il y a un monde à la fois visible et invisible, et ce monde c’est le nôtre. » Et forcément quand on entre dans la compréhension de qui nous sommes ensemble avec ce double regard visible et invisible, et qu’on en fait l’expérience, forcément ça change notre manière de faire société ensemble.

François-Marie Dru, musicothérapeute et spécialiste du chant diaphonique, ouvrira ces rencontres, et Lorenza Garcia clôturera l’événement. Elle est en France, la représentante des Indiens Navarro, elle est aussi chanteuse, musicienne, réalisatrice, et elle apportera sa voix et le son des tambours Navarro.

Quel est le profil des participants aux conférences ?

Ivan Maltcheff – Les participants, pour faire simple, sont à l’image des intervenants. C’est à dire, ce sont des personnes, pour leur immense majorité, qui ont déjà ouvert d’une façon ou d’une autre, et pour certains depuis très longtemps, ces questions de la conscience et qui ne se cantonnent pas à l’exploration de la conscience pour la conscience, mais qui sont aussi également de la même façon engagées dans les transformations sociétales, que ce soient des éducateurs, artistes, personnes d’entreprise, ou des participants à des collectifs citoyens. Un public assez divers, mais qui se retrouve sur les thèmes de la conscience et de l’agir dans le monde, dans une société complètement en recherche d’elle-même.

Les rencontres précédentes avaient pour thème « La conscience » puis les « Les nouveaux mondes sont déjà là”, pourquoi avoir choisi « Vivre libre » cette année?

Laurence Baranski – D’abord parce que nous choisissons les thèmes de manière collégiale et à l’intuition. C’est le thème qui est sorti du chapeau. La liberté en ces temps troublés et en beaucoup d’endroits, oppressants, nous semblait un bon thème. Notre manière de l’approcher n’est pas de dire comment sortir d’une matrice 3D, voire virtuelle qui serait en train de nous emprisonner. Parce que pour nous ce serait alimenter une forme de dualité. Nous partons de ce que veut dire vivre libre pour nous et nous invitons à le laisser grandir, à faire rayonner cette liberté. Et c’est pour cela que nous aurons des regards différents, ces regards croisés précédemment cités. Comment nous pouvons vivre libres dans un environnement oppressant ? Où sont nos forces ? Comment puiser dans l’être les forces à la fois de la liberté et de la transformation vers la liberté ?

Vous intervenez tous les deux auprès d’entreprises et de salariés. Les thèmes développés dans ces rencontres trouvent-ils écho dans le monde du travail ?

Laurence Baranski – A cette question, spontanément, j’ai répondu oui et non, et Ivan a dit non et oui. Donc on est clairement, quelle que soit la manière dont on le prend, dans un entre-deux. J’étais le week-end dernier à un grand événement de transformacteurs, de transitionneurs, et il y a clairement une appétence, un phénomène d’ouverture de conscience qui se passe, une curiosité et ce phénomène est vraiment grandissant voire exponentiel. Et en même temps, on constate tous et toutes une crispation du système et on se demande comment à un moment donné les forces, et je ne vais pas caricaturer en disant les forces du mal, mais à minima les forces de l’argent vont lâcher prise puisque l’être ne se quantifie pas et encore moins financièrement. 

Donc on est sur deux logiques contraires qu’on essaie de concilier. Je pense que les personnes qui sont dans l’être sont prêtes à concilier avec l’avoir. Je ne suis pas sûre et nous ne sommes pas sûrs que celles et ceux qui sont dans l’avoir sont prêts à négocier avec l’être. Donc on est vraiment aujourd’hui à ce moment d’articulation.

Le système se révèle et pour autant il ne bouge pas, mais il se révèle à lui-même dans sa non-volonté réelle de changement, par contre dans sa capacité de récupération qui est extrêmement forte.

Ivan Maltcheff – Il serait extrêmement facile pour les milliards de milliards qui flottent au-dessus de la planète et qui cherchent à s’investir dans des investissements dits rentables aujourd’hui de favoriser l’éducation nouvelle, la santé nouvelle, toutes les initiatives d’un vivre ensemble différemment. Le nombre de citoyens qui souhaitent s’investir dans ces projets est important. Ce que nous voyons, c’est une multitude dans le monde entier d’initiatives, sans aucun moyen, qui passent leur temps à lutter avec du bénévolat, des bouts de ficelles, pour essayer de créer un monde nouveau. Donc là, clairement, il n’y a pas de volonté. 

Par contre, effectivement, il y a beaucoup de belles déclarations dans ce que certains ont baptisé le greenwashing sur tous les sujets. Cette tension-là est aujourd’hui beaucoup plus forte encore qu’hier. Le système se révèle et pour autant il ne bouge pas, mais il se révèle à lui-même dans sa non-volonté réelle de changement, mais aussi dans sa capacité de récupération qui est extrêmement forte, sans trop bouger les lignes. Et au fond on se dit, où est la porte de sortie, où est l’espoir? 

Ce que nous avons à faire, c’est créer les conditions de l’improbable parce qu’improbable, il y aura.

Laurence et moi, on avons été fortement inspirés par Edgar Morin dans ses différentes approches systémiques. Et Edgar Morin parle souvent de la survenance de l’improbable dans les temps d’incertitude. On se dit que ce que nous faisons et ce que nous avons à faire, c’est créer les conditions de l’improbable parce qu’improbable, il y aura. Mais il est impossible par définition de le définir. 

La deuxième chose, c’est de se souvenir que nous sommes dans un temps de bascule d’une intensité rare, mais que ce moment de bascule s’inscrit dans un temps long. Il faut mettre en perspective toutes nos actions, comme l’ont fait tous les pionniers des droits humains, les pionniers de l’écologie, sur un temps long, et ne pas espérer qu’en un an, deux ans, trois ans, tout d’un coup, toute notre société et nous-mêmes allons être repeints du sol au plafond d’une nouvelle couleur avec une conscience ouverte et éveillée. 

Un vade-mecum pour l’enracinement de nos actions et pour le lâcher-prise par rapport aux résultats immédiats.

Propos recueillis le 11 octobre 2023.

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Le 9 DECEMBRE, lors des Troisièmes rencontres CONSCIENCE ET CITOYENNETE, nous accueillerons Gislaine Duboc, chamane contemporaine. Vous la suivez peut-être sur sa chaine YouTube où elle nous propose chaque jour un autre regard sur le monde et sur nous-mêmes ? Sa présence avec nous est une grande joie ! 
L’intervention de Gislaine sera fragmentée et répartie tout au long de la journée, pour mieux entrer en résonance avec les paroles des uns et des autres, tisser du sens, ouvrir des espaces de liberté d’être et de penser. 

Ces troisièmes rencontres auront lieu de 13h30 à 18h45, en PRESENCE à l’Agora Paris (il reste encore quelques places) et à DISTANCE par zoom 
Informations et inscription : https://conscienceetcitoyennete.org

Et avec cette année, aux côtés de Gislaine Duboc :
– Luc Bigé, symboliste et écrivain
– Laurence de La Baume, journaliste et conférencière, 
– Sylvain FEVE, scientifique, 
– Audrey Chapot, anthropologue et tradipraticienne
– Francois-Marie Dru, musicien et musicothérapeute, et son chant euphonique en ouverture, 
– Lorenza Garcia, réalisatrice auteure et chanteuse, et le son des tambours Navajo en clôture. 

Merci de ne pas hésiter à partager afin que cet événement rencontre son public 🙏

Avec le soutien de BTLV, Média n°1 sur le Mystère et l’Inexpliqué, le magazine Orbs- Charles-Maxence Layet, le Forum104La Villa des Créateurs, Pâquerette- Dominique HébertOn Passe à l’Acte EcosystèmeMathias Lahiani, L’observatoire du réel-Rémy Pecot , Olam- Alain Eskenazi, Discernation-Alain Bezançon, Isabelle DUFFAUD Les Nouveaux Mondes, les éditions YVES MICHEL, La revue Natives –Jean-Pierre Chometon

Réussir le passage : ça veut dire quoi ?

Courant 2020, dans le sillage de la publication de mon livre « Oser l’invisible. Aux véritables sources de la performance durable », nous avons décidé de créer, avec mon confrère et ami Ivan Maltcheff, le processus Réussir le passage. Nous avons imaginé le construire autour de webconférences, de séminaires et d’accompagnement.

Cette initiative faisait suite à plus de 20 ans de cheminement partagé en entreprise et dans la société civile, avec comme point de repère et de militance commun l’axe TP-TS.

Par axe TP-TS, il faut entendre l’idée selon laquelle il ne peut y avoir de Transformations Sociales (TS) sans Transformations Personnelles (TP), et que ces dernières permettent, activent et orientent les premières. Entre TP et TS, la dynamique est interactive et systémique.

En 2020, notre intention était d’ouvrir résolument cette dynamique à la conscience, qu’elle soit individuelle ou collective. En d’autres termes, que devient la transformation, personnelle ou sociale, lorsqu’on l’observe et lorsqu’on la vit à l’échelle de la conscience. Et avec la conscience arrive bien sûr aussitôt l’impalpable, l’invisible, le subtil, le sensible, l’énergie…

Ceci, c’est le contexte. Nous sommes à présent en octobre 2022. Je reviens à l’objet et au titre de cet article : réussir le passage, cela veut dire quoi ? Pourquoi avoir nommé ainsi cette initiative ? Que signifie la notion de « passage » ?

La vie est une succession de passages

La vie est une succession de passages. Il y a les passages naturels de la vie que nous connaissons toutes et tous, de l’enfance à l’état d’adulte, en passant par l’adolescence.

D’autres passages nous confèrent un statut particulier aux yeux de la société, par exemple le passage qui de « mineur » nous transforme en « majeur », ou encore celui qui de « célibataire » nous fait passer au statut  « marié » si tel est notre engagement.

D’autres passages vont refléter la manière dont le système économique nous définis, d’ « actif » à « retraité » par exemple, ou de « salarié » à « indépendant ».

Tout au long de la vie, à travers nos choix propres, mais aussi au travers des normes sociales extérieures auxquelles nous sommes bien obligés de nous conformer, nous ne cessons de « passer ». Nous sommes des passeurs.

Il y a d’autres passages, plus personnels et intimes

Au cœur de ces passages, il y en a d’autres, beaucoup plus personnels, plus intimes.

Ces passages sont ceux que nous vivons intérieurement sur notre chemin de vie. Ils sont souvent liés à des épreuves ou à des grandes joies. Dans tous les cas, ils sont en lien avec des événements marquants dont nous nous souviendrons le plus souvent pour toujours.

Lorsqu’on y fait attention, et il faut généralement pour cela prendre un peu de recul sur soi, ces passages sont comme des portes, des marqueurs initiatiques sur le chemin d’évolution de notre être et de notre conscience.

Grâce à ces passages, dont nous sommes seuls à percevoir la force et l’intensité, nous avons grandi à nous-même. Notre regard sur la vie s’est élargi. De nouvelles compréhensions sur nous-mêmes et sur le monde qui nous entoure sont nées en nous.

Le plus souvent, notre cœur s’est ouvert, même s’il a dû, avant cela, panser ses plaies en réapprenant la douceur envers soi-même.

Les passages initiatiques jalonnent notre vie

Lorsque nous prenons conscience de ces passages initiatiques qui jalonnent notre vie, ou dont nous pressentons la survenance, nous réalisons que nous sommes les seuls maîtres à bord de notre destinée terrestre.

Nous sommes responsables de nos émotions, de notre manière de regarder et d’analyser, de nos choix, de nos prochains pas.

Certes, il faudra faire avec des contraintes extérieures, mais pour mieux définir notre propre chemin, celui que notre âme (ou notre conscience supérieure si on préfère l’appeler ainsi) nous invite à emprunter.

Quand les passages personnels rencontrent les passages collectifs

Il se trouve que ces passages initiatiques personnels se produisent et se vivent aujourd’hui à un moment très particulier de notre histoire collective.

Ce moment, que nous vivons ensemble, est celui où l’on parle de chute et de renaissance de civilisation, de naissance d’une nouvelle ère, de création de nouveaux mondes.

Bien malin qui pourra dire ce vers quoi nous allons, mais il semblerait bien que ce moment soit celui qui peut mener l’humanité à un niveau élargi de conscience, de bienveillance et de respect de la vie.

Ce grand moment, que nous pensons majeur dans l’histoire de l’humanité, pour ce que nous en connaissons, est fait de nombreuses perturbations et de risques collectifs, mais aussi d’immenses opportunités pour grandir à nous-mêmes.

Entre craintes et espoirs, il nous interpelle et nous questionne, tous et toutes, d’une façon ou d’une autre.

Ce moment résonne comme un passage subtil où individuel et collectif se nourrissent l’un l’autre, à une échelle tant matérielle que subtile.

Réussir le passage

C’est avec ce regard que nous avons créé « Réussir le passage » : pour nous rencontrer entre « passeurs intérieurs », pour nous inspirer, nous réassurer, pour élargir ensemble notre champ de vision, de perception et de compréhension, et pour nous aider à « être et agir dans le monde » le plus en conscience possible, riches de ces nouveaux états d’être qui se révèlent en nous et autour de nous.

Nous faisons partie des personnes qui sont convaincues que la force et l’authenticité de nos passages individuels orienteront (et sont déjà en train d’orienter) le passage collectif que vivent actuellement l’humanité et notre civilisation.

Pour cela, nous misons sur la pacification intérieure qui entraine la pacification extérieure, et sur le vivant qui se loge au cœur de nos vies.

Réussir le passage, c’est pour nous se sentir le plus pleinement conscients de ces processus entrecroisés, c’est garder sa stabilité intérieure lorsque tout semble bouger tout autour, c’est se faire le cadeau d’être pleinement soi dans le monde et agir depuis cet endroit intérieur, c’est sourire à la vie qui s’offre à nous et nous invite à nous découvrir, nous réaliser, créer et aimer.

Laurence Baranski

Professionnels de l’accompagnement des changements individuels et collectifs, et engagés sur un chemin d’évolution spirituelle depuis de nombreuses années, Laurence Baranski et Ivan Maltcheff sont tous deux coachs de dirigeant et animateurs. Ils interviennent au sein d’entreprises, d’institutions et d’associations et accompagnent également des particuliers. Parallèlement, ils cheminent ensemble depuis plus de 20 ans au coeur de la société civile, cet espace citoyen incroyablement vivant et créatif où se réinvente en ce moment même la vie en société.

Pour en savoir plus, voir le site web du livre « L’ère de la conscience » : https://eredelaconscience.com. Vous y trouverez plus d’informations sur le livre et les séminaires « Réussir le passage » , de 2 jours chacun, que nous proposons.

Sortir de l’enclos

Moralité de l’histoire : nous sommes responsables de notre chemin, de rester dans l’enclos ou pas. À l’injonction, car c’en était une, « Donnez-moi votre code », j’aurais dû répondre « Non, je ne peux pas et je ne veux pas vous le donner, car je ne suis pas certaine de ce que vous me dites. Trouvez Votre solution. Si je vous donne mon code, c’est moi qui serai emprisonnée. Or je veux avancer en liberté. ».  Voici l’histoire qui conduit à cette moralité… (cet article a initialement été publié sur le blog de Bienvenue au Grand Conseil Intergalactique).

Le mensonge, quoi qu’il en coûte

Il s’agit d’une anecdote qui m’est arrivée il y a quelques semaines. J’étais avec ma maman. Nous nous étions garées dans le parking de la plus grande pharmacie de la ville. Particularité de ce parking : pour en sortir il est nécessaire de disposer d’un code chiffré remis avec le ticket de caisse. En d’autres termes, seules les personnes qui ont acheté quelque chose à la pharmacie peuvent sortir du parking. On ne s’y gare donc que si on est certain de consommer. Ok, c’est bien un parking privé. Les propriétaires du lieu ont le droit de faire cela.

En sortant de la pharmacie, alors que nous nous dirigions vers notre voiture, une dame très bien mise et chic, dans sa voiture, m’interpelle un peu fortement mais tout de même aimablement. Sa voiture est devant la barrière du parking qui nécessite un code pour se soulever.

– Je ne peux pas sortir, vous pouvez me donner votre code ? me demande-t-elle.

– Mais si je vous donne mon code et que vous l’utilisez, il ne sera plus valable pour moi et je ne pourrai plus sortir du parking !…

– Si, si, c’est le même code pour tout le monde qu’ils changent tous les quarts d’heure. Je suis simplement restée garée trop longtemps et mon code n’est plus valable.

– Je pourrai donc sortir, vous en êtes sûre ?!?…

– Oui, oui, bien sûr (son ton était très affirmatif).

– Bon, je vous le donne…

J’ai donné mon code. Vous doutez-vous de ce qui s’est passé ?

Arrivée à la barrière du parking, j’ai composé mon code dans le petit boitier prévu à cet effet, et… je n’ai pas pu sortir ! Mon code n’était plus valable, il était unique et personnel et la dame l’avait utilisé parce que je le lui avais volontairement donné. J’avais consenti, sans le savoir, à rester enfermée !

Ma maman est descendue de voiture. Elle est retournée à la pharmacie, elle a obtenu un code de remplacement sans problème heureusement, la barrière s’est levée avec le nouveau code, et nous avons pu partir. Tout cela ne fut donc pas bien grave.

Discernement et affirmation

Je repense souvent à cette mésaventure et à cette dame. Elle voulait sortir. Pour atteindre son objectif, elle m’a menti. Mentait-elle sciemment ou croyait-elle ce qu’elle m’a dit ? Je n’en sais rien bien sûr, mais compte tenu de son insistance et de son ton affirmatif, j’ai tendance à penser qu’elle savait très bien qu’elle me racontait n’importe quoi avec son histoire de code qui change tous les quarts d’heure. Dans tous les cas, elle se moquait complètement des conséquences pour moi et du risque que je reste bloquée. Elle ne pensait qu’à son propre chemin.

Il existe des personnes qui mentent sciemment, ou pas, et qui nous utilisent à leur profit en se moquant complètement de nous. Si ce n’est pas notre cas, et que nous sommes plutôt gentils et soucieux des autres, notre réaction naturelle sera de les croire. Nous avons du mal à penser qu’on pourrait nous rouler volontairement et nous manipuler. Et pourtant !

Quel enseignement ai-je tiré de cette histoire ? Pour ne pas tomber dans le piège, il faut deux choses, au moins.

– La première est de faire preuve de discernement. Dans le cas présent, j’avais un vrai doute, car rien ne me prouvait que la théorie de mon interlocutrice était juste. J’aurais dû vérifier avant de décider. Mais je me suis laissé embarquer dans son histoire et sa volonté.

– La seconde est de savoir dire « non », ce que je n’ai pas su faire, par gentillesse, naïveté ou faiblesse.

Le discernement et l’affirmation de soi, qui passent donc par vérifier et dire « non », sont des clés afin de ne pas être piégé.

Dire « non » pour dire « oui » à la vie

À présent, je ne vais pas dresser la liste de tous les mensonges dans lesquels nous pourrions être pris jusqu’à être bloqués, au profit de menteurs qui eux continuent leur route grâce à nos ressources. Ils seraient trop nombreux et cet inventaire à la Prévert, côté ombre, ne servirait pas à grand chose il me semble. Ce serait un peu plombant.

Qui sont « les menteurs » dont je parle ici ?

En fait, peu importe. Comme l’écrivait le philosophe Jean-Paul Sartre ou le thérapeute Jacques Salomé, ou les deux, je ne sais plus bien : « L’essentiel n’est pas ce que la vie a fait de toi, mais ce que tu fais de ce que la vie a fait de toi ». Nous sommes responsables de notre chemin, de rester dans l’enclos ou pas.

À l’injonction, car c’en était une, « Donnez-moi votre code », j’aurais dû répondre « Non, je ne peux pas et je ne veux pas, car je ne suis pas certaine de ce que vous me dites. Trouvez Votre solution. Si je vous donne mon code, c’est moi qui serai emprisonnée. Or je veux avancer en liberté. ». 

Se méfier des pseudo-vérités, est-ce de l’égoïsme ? Je ne crois pas, c’est seulement :

– à un premier niveau, une question de survie,

– et au-delà, le début de l’expression de notre souveraineté.

Merci à toutes celles et tous ceux qui dévoilent la fausseté des pseudo-vérités si nombreuses aujourd’hui. Elles et ils m’aident de manière irremplaçable à activer mon discernement et à dire sereinement « non ».

Pas un « non » guerrier d’opposition. Mais un « non » qui préserve ma liberté. En disant « non », je dis « oui » à mon désir de vie, de découverte et d’exploration. Je dis « oui » également au plaisir de vivre avec toutes les personnes qui comme moi auront dit « non » et donc « oui » à la vie libre et souveraine.

Un chemin pour avancer

Voulez-vous connaître certain de mes « oui » ? Je les partage avec plaisir. 

Oui, j’aime vraiment les personnes que j’aime.

Oui, dans mon cœur souffle un amour que j’ai envie de totalement libérer.

Oui, je crois vraiment que cet amour conduit à l’immortalité, car il est le souffle de mon âme qui évolue dans l’éternité. Je sais qu’’en ouvrant mon cœur, je la rejoins, tout en vivant sur la Terre.

Oui, des êtres et des consciences lumineuses existent sur d’autres plans de réalité, j’en ai rencontré.

Oui, ces êtres et ces consciences sont là pour nous aider, nous aimer et nous accompagner, car leur cœur est expansé et ils n’ont qu’une envie, celle de nous voir nous libérer.

Oui, nous vivons sur la Terre dans une matrice d’illusions dont il est possible de se dégager.

Oui, certains aimeraient que nous restions enfermés (autrement dit qu’on leur donne notre code) pour servir leurs seuls intérêts.

Oui nous pouvons nous échapper.

Oui, Gaïa est un être vivant, bien plus grand que ce qu’on nous a raconté.

Oui, il nous est possible de retrouver toutes ces vérités.

Oui, nous sommes en train de les révéler, parce que nous aurons dit « non »  à une extériorité qui manipule la réalité, et « oui » à notre intériorité qui sait la vérité.

Oui, un voile se lève.

Oui, des révélations immenses nous attendent et nous allons nous apercevoir que la réalité est bien différente de ce qu’on nous enseignait.

Oui, tout cela est une expérience qui nous permet de retrouver notre pleine souveraineté.

Oui, nous allons bientôt à nouveau danser en liberté.

La lumière engendre la lumière et les anges existent

Je ne sais plus quelle sagesse ancienne, toutes certainement, nous dit de remercier nos ennemis. Car ils nous permettent de trouver en nous des forces nouvelles pour sortir de l’enclos. Ils sont comme le tremplin sur lequel nous pouvons prendre appui pour nous élancer et aller plus loin.

Merci donc à celles et ceux qui veulent nous maintenir dans l’enclos. Mais il est l’heure à présent et nous sommes en train d’en sortir. Pour ce qui est de l’avenir, nous ne donnerons plus notre code, que ce soit celui du parking ou de notre vie. Nous le garderons pour nous, pour grandir ensemble, dans l’amour, la curiosité et la joie d’aimer.

Le lendemain, alors que je me garais à un autre endroit, dans une autre rue, une autre dame a tapé à la vitre de la voiture. « Vous voulez mon ticket de parcmètre?  » m’a-t-elle gentiment demandé. Elle a ajouté :  « Je m’en vais et il reste du temps« . J’ai dit « oui » et je l’ai remerciée.

Cela s’est passé très vite. La dame a disparu aussi vite d’elle était arrivée. J’ai regardé le ticket : il était valable toute la journée ! Etait-elle un ange ? Une lumière assurément. Et la vie venait de me dire : tout va bien, fais confiance et suis ton propre chemin. Nous ne sommes pas seuls sur ce chemin. Nous sommes ensemble, et nous sommes accompagnés.

***

Laurence Baranski est chercheuse indépendante sur les thèmes du changement, la Vie, la Conscience. Elle est également coach, enseignante et auteure.

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