La mondialisation « oui », mais quelle mondialisation ?

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Il existe une idée reçue considérablement répandue qui affirme que le peuple serait réfractaire à la mondialisation. Un idée qui sous-entend que le peuple est un peu arriéré, n’a rien compris au sens de l’histoire, et nagerait à contre-courant. Mais il me semble que « non ».

Personne n’est contre la mondialisation. Nous sommes tous, ou presque, prêts à découvrir le monde, profiter de sa beauté, de sa diversité, de son humanité et de son hospitalité au-delà des frontières de notre propre pays.

Ce contre quoi nous sommes, c’est une mondialisation qui a pour principale finalité la recherche de profits financiers toujours plus grands, par la consommation effrénée notamment, au détriments de la vie et de la nature. Ce n’est pas la même chose. Il me semble que « les peuples » ne nagent pas à contre-courant ; ils ont seulement « une envie d’autre chose ». En arrière-plan, c’est une vision politique et économique « autre » qui se dessine, une autre mondialisation, d’autres rapports humains, un autre rapport à la nature, à la propriété, à la vie et au sens que nous lui donnons, individuellement et collectivement…

Parlons politique

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Nous utilisons aujourd’hui abusivement le mot « politique ».

Dans sa définition initiale, la politique est la capacité à développer une vision et un projet avec les citoyens, au bénéfice de la vie de chacun et de tous dans la cité.

Mais nous avons substitué à cette définition initiale des visions de court terme et trop souvent des querelles intestines assorties de « petites phrases » qui ne cessent de rebondir les unes sur les autres, au fil des jours qui passent.

Les médias disent souvent, sur un ton entendu, parfois fataliste, parfois gourmand, en commentant telle ou telle joute verbale ou telle ou telle posture  : « C’est la politique ! ».  Non, ce n’est pas de la politique !

Nous méritons tous mieux, y compris celles et ceux qui sont aujourd’hui engagés en politique. Ce sujet a à voir avec ce que signifient, aujourd’hui, les mots « hiérarchie », « diriger », « exercer le pouvoir », à l’échelle de la société comme à celle des entreprises et des institutions. Il a également à voir avec la vie, la conscience et l’univers. Ce que nous en savons et leurs parts de mystère et d’inconnu qui nous échappent. La politique a à voir avec le projet que nous souhaitons pour l’humanité, sur la planète Terre.

Un souffle nouveau pourrait être en train de se lever. Il fait vibrer les mots confiance, transparence, bienveillance, et transformation, autant que conscience de nos interdépendances et coopération, et, en même temps, responsabilité, pragmatisme, et efficacité… Serait-ce possible ? Rêvons et surtout agissons !

Changement, transformation, métamorphose

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« Changement, transformation, métamorphose » : c’est le nom que j’ai donné à ce site. Trois mots qui décrivent selon moi une progression pleine de sens…

Ces mots sont presque synonymes. Ils sont pourtant différents. Bien sûr, c’est une question de sémantique. C’est aussi une question de perceptions, de projections, de vision. Voici une proposition de clarification :

Le changement est le processus qui nous permet d’aller d’un état A vers un état B. Tel que nous le concevons dans nos vies et dans les organisations humaines, ce processus est avant tout linéaire, horizontal. Nous pouvons l’orienter, parfois le maîtriser. Dans l’entreprise, c’est tout l’art de la gestion de projet.

La transformation est elle aussi un processus, mais un processus plus complexe, multidimensionnel. La transformation est à la fois horizontale et verticale. Alors que le changement perturbe nos habitudes, la transformation, elle, va plus loin. Elle nous bouscule dans tout notre être. Elle est une opportunité de nous découvrir et de grandir à nous-mêmes.

La métamorphose, quant à elle, n’est plus seulement le passage d’un état A à un état B, ni une évolution verticale et horizontale simultanée. Elle est un changement d’état. Changement de nos habitudes et de notre être, mais aussi de nos perceptions et du regard que nous portons sur nous-mêmes et sur la vie. Elle nous fait « autre », inconnu à ce que nous savions de nous-mêmes avant elle.

La métamorphose ouvre de nouveaux possibles dans tous les domaines de la vie. Edgar Morin écrit que « la métamorphose est une révolution qui se révolutionnerait elle-même, en permanence ». Et nous, pris dans le mouvement de la vie, sommes invités à lâcher prise avec l’ancien, et à accepter le nouveau en nous et autour de nous.

Nous sommes passés du changement à la métamorphose, et le processus est irréversible. C’est ce que je crois.

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