Les quatre voies de la Connaissance

J’ai été très inspirée par la grille de lecture d’exploration de la Connaissance proposée par Luc Bigé dans le cadre de la Webconférence « Réussir le passage » de juillet  (voir la vidéo que j’ai diffusée précédemment et que l’on peut retrouver ici

Lors de son intervention, Luc nous a invités à explorer systématiquement toute question ou tout problème sous quatre angles :

  • scientifique,
  • systémique/complexe, 
  • symbolique, 
  • connaissance directe. 

Cette proposition n’a pas été une révélation à proprement parler, mais une clarification majeure. Un peu comme lorsqu’on trouve la réponse à ces jeux de logique que l’on fait l’été sur la plage, en vacances, lorsque l’esprit se donne le temps de vagabonder et de voir autrement ce qu’il sait mais qu’il ne prend plus le temps de requestionner, et qu’il s’étonne de ne pas avoir perçu plus tôt la réponse dès lors qu’elle lui est donnée (généralement en bas de page, de manière inversée, ou à la fin du livret de jeux).

Je remercie chaleureusement Luc, et j’espère qu’il ne m’en voudra pas de préciser ici la nature de cette clarification. Voilà ce qui m’apparaît plus clairement aujourd’hui… 

La voie scientifique/matérialiste

S’agissant de la première voie d’accès à la Connaissance, la voie scientifique, l’enjeu d’aujourd’hui (dans nos activités, la société…) n’est pas de refuser tout ce qui est scientifique et matérialiste (en d’autres termes de lutter contre le réductionnisme matérialiste très prégnant aujourd’hui en supprimant cette voie d’accès elle-même), mais de s’ouvrir scientifiquement à une perception plus vaste de ce que sont la nature et le fonctionnement de l’humain, de la conscience, de la Vie (qui reste un mystère tout de même !), de ce qu’est le réel. 

C’est une invitation à éviter le piège des certitudes, voire du scientisme, et à toujours douter et questionner nos connaissances. « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien » disait Socrate, qui ajoutait « tandis que les autres croient savoir ce qu’ils ne savent pas. » En lisant cette phrase, je me dis que je dois toujours me méfier de ne pas être « les autres » dont parle le philosophe. Cela relève d’une vigilance et d’une ouverture personnelle. 

J’en discutais récemment avec un ami qui me redisait tout l’intérêt, s’agissant de cet axe de la connaissance, de l’apport du physicien français Jean-Pierre Granier-Mallet. On pourrait également citer Nassim Haramein et tant d’autres qui élargissent nos compréhensions et perceptions sur le monde qui nous entoure et au sein duquel nous évoluons…

La voie systémique/complexe

En ce qui concerne l’approche systémique/complexe de la connaissance, il s’agit de penser notre monde, notre réalité, la Nature dont nous faisons partie (dont nous n’avons toujours qu’une vision tronquée liée à nos perceptions elles-mêmes limitées)… donc de penser tout cela en termes de coopération, de coévolution, d’interactions.

C’est sous cette égide que j’ai placé mon métier de conseil que j’exerce depuis des dizaines d’années à présent (!), et c’est celle de tous mes confrères et consœurs, et des dirigeants, qui mettent en avant l’intelligence collective, la co-responsabilité ou encore des modèles de fonctionnements collectifs comme la sociocratie ou l’holacratie. C’est aussi le domaine de l’économie circulaire, du développement durable lorsqu’il n’est pas « greenwashisé », de la permaculture, plus largement des biens communs et d’une réflexion sur le partage des richesses par opposition à un système de captation des richesses qui maintient et renforce les hiérarchies de pourvoir. 

Qu’il y aurait à dire à ce sujet auquel nous sommes nombreux à être sensibles ! Un grand merci, sur ce volet, au « Groupe des dix » dans la filiation duquel je me reconnais (https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_des_dix_(France)), et bien sûr à Edgar Morin, qui fête cette année ces 100 ans, et qui a consacré sa vie de chercheur à théoriser la Pensée complexe.

La voie symbolique

Pour la troisième voie de connaissance, la voie symbolique, il s’agit de sortir la tête du guidon de l’action immédiate, et de prendre le temps de donner du sens à que ce que nous sommes en train de faire et de vivre, individuellement et collectivement, à la lumière des grands mythes, des archétypes, des symboles

Ce champ de la connaissance nous invite, sauf à être très érudit, à faire appel à des spécialistes qui ont pris le temps d’apprendre cette lecture du monde, pour mieux nous la proposer. Comme par exemple « le langage des oiseaux » : une vraie merveille lorsqu’on sait l’entendre !

Ce cadran est celui du « temps où l’on prend conscience que l’on respire » ou, comme l’écrivait un jour Edgar Morin, celui du décentrage, du déségocentrage, et du désethnocentrage, pour recontacter la dimension universelle de nos vies. Et par là-même entrer dans la conscience que nous ne faisons que répéter des grands mythes et des cycles, décennies après décennies, siècles après siècles, millénaires après millénaires.

Cette répétition n’est pas grave, elle est même peut-être inhérente à la condition terrestre (ce que je crois personnellement), l’essentiel étant d’en avoir conscience pour mettre justement de la conscience dans nos agissements individuels et collectifs, et éviter de tomber toujours sur les mêmes écueils. Pour grandir à nous-mêmes, grandir en sagesse. 

La voie de la connaissance directe

Enfin, la quatrième voie d’accès est celle de la connaissance directe, de l’intuition, du chamanisme dit-Luc Bigé, de la conscience de l’éternel instant. C’est le temps de l’être, le temps du mystique, le temps de l’éveil. C’est cette dimension que nous sommes de plus en plus nombreux à appeler de nos voeux, à revendiquer même, bien que le mot soit inapproprié puisqu’on ne peut revendiquer cette dimension : elle « est », tout comme « nous sommes ». 

Pour illustrer cet appel grandissant, je citerai par exemple le dernier ouvrage coordonné par Catherine Voynnet-Fourboul auquel j’ai eu le plaisir de participer « Leadership spirituel en pratiques » (EMS, 2021), mais aussi l’aspiration de plus en plus perceptible, au sein des sociétés et même de l’humanité d’aujourd’hui, à plus de sens dans nos vies, à plus de spiritualité, de sensible et de subtil. 

C’est tout l’enjeu auquel Ivan Maltcheff et moi-même souhaitons apporter notre part de Colibri au travers du processus de partage et d’inspiration « Réussir le passage », via des webconférences, des séminaires, des événements (pour en savoir plus sur nos séminaires, voir le site Réussir le passage). 

La reliance

Grâce à la conférence de Luc Bigé, quelque chose dans ma tête s’est ordonné, tout en renforçant ma conscience que ces quatre voies restent liées. Ceci dans la droite ligne de la proposition du scientifique et philosophe René Descartes, sous l’influence duquel nous avons séparé les éléments du réel pour mieux les étudier et les connaître, oubliant que son célèbre ouvrage « Le discours de la méthode » (publié en 1637) nous invitait ensuite à relier ces éléments du réel, car la Vie ne se découpe pas. La vie est. 

La connaître nous demande de l’explorer à la fois sous l’angle scientifique, systémique, symbolique et de la connaissance immédiate. 

Tout oubli d’une de ces dimensions, ou toute cristallisation sur une ou quelques dimensions seulement, revient à une amputation de la connaissance, et donc à une amputation de nous-mêmes. Personnellement, j’ai envie de vivre entière. Je milite donc pour la reliance, pour une connaissance multifacette, irriguée de toutes nos sensibilités et intelligences !

Réussir le passage

« Merci. J’ai quitté cette bulle, rempli d’une force inouïe qui m’encourage à m’investir encore davantage dans mon rôle de passeur ! « 

« J’ai été touchée par la qualité de présence des participants, pour leur parcours et leur authenticité.  J’ai renforcé en moi la conviction de ma place dans cet univers et la mission que je porte avec enthousiasme aujourd’hui. »

« Il est bon de savoir que nous pouvons appartenir à un monde de reliance et de « vivance » auquel nous raccrocher pour recharger nos batteries d’amour, de bienveillance et d’authenticité…  »

« Je pense souvent à ce week-end, qui m’a fait me reconnecter à la joie, la coopération, la bienveillance et la co construction…bref à l’humanité. »

« Merci d’avoir permis ces rencontres et créé ces liens. Un Grand merci à vous tous pour votre présence, votre amour et votre énergie. Cela fait tellement de bien de se sentir accueillie, juste comme on est. »

« Notre groupe m’a convaincu que le collectif peut être merveilleux, une forme d’égrégore de puissance dans lequel je peux retrouver de l’énergie et me nourrir de toutes nos individualités et singularités. »  

« Merci à tous pour tous ces partages et ressentis, et à Laurence et Ivan de nous avoir guidés ces deux jours sur nos chemins… »

Voici quelques-uns des retours des participants au séminaire « Réussir le passage. Le leadership au service de la Vie » de juin 2021.

Deux jours pour se connecter à l’essentiel et à son essentiel, pour se reconnecter à soi et agir en conscience depuis l’être. Nous sommes bien plus que notre corps, nos émotions, nos pensées ou encore notre rôle professionnel et social…

Un séminaire pour toutes celles et tous ceux, dirigeants, chefs de projet, acteurs de la transformation, activistes citoyens qui, comme nous, pensent que nous vivons aujourd’hui une phase inédite de l’aventure humaine où de nombreuses opportunités créatrices sont à portée de nos mains, de nos coeurs et de nos consciences. A nous de leur donner naissance et de continuer à les faire croître, en puisant au plus profond de nous-mêmes, de notre justesse et de notre authenticité….

Pour plus d’informations sur le séminaires Réussir le passage, c’est ici.

Aimer pour transformer

Je partage en ce moment sur ma page FB (pas sur linkedin, réseau qui j’ai l’impression se prête moins à ce type de messages… j’ai l’impression, mais peut-être pas… ) des posts dans lesquels j’invite (et je m’invite en même temps) à élever nos vibrations et à aimer, aimer, aimer. Merci pour les « like » et commentaires que je reçois.

Souvent, lorsqu’on en appelle à l’amour, c’est qu’on a besoin d’être aimé soi-même. C’est pareil pour l’appel à la justice, ou à la fraternité, ou à la générosité. C’est souvent parce qu’on a besoin de justice, ou de fraternité, ou de générosité. Parce qu’on a une blessure à soigner de ce côté-là.

Vous savez, ceci en vertu de ce qui semble être une loi d’incarnation : ce que je dis ou fais, est en fait ce dont j’ai besoin pour moi-même ; ce que je dis aux autres ou fais pour les autres est ce que j’ai besoin de recevoir ou, surtout, de me donner à moi-même.

.J’ai constaté cela chez moi et chez les autres : lorsqu’on parle d’un sujet, souvent ce n’est pas parce qu’on « sait super bien faire » avec ce sujet. C’est qu’on est en quête existentielle sur ce sujet. C’est que ce sujet est un noeud intérieur à résoudre. Comme par exemple une personne qui parlera de pouvoir partagé, mais qui aura en fait intérieurement un problème de partage de pouvoir à régler. Ou une personne qui fera de la générosité son cheval de bataille, alors qu’elle aura un problème à régler avec « donner ».

Nous sommes tellement attendrissants, nous les humains. Attendrissants car derrière toutes nos activités, absolument toutes, que nous en soyons conscients ou pas, ce que nous faisons de plus essentiel est de nous aider à dépasser, grâce aux autres, nos difficultés intérieures. Nous sommes attendrissants tellement nous avons besoin de cette bienveillance réciproque pour grandir en conscience et entrer dans la paix intérieure, et donc, si nous y parvenons, dans la paix extérieure.

Puis il arrive un jour dans la vie, sur son propre chemin initiatique, où on a compris que la demande que l’on formulait vers l’extérieur, les vérités que l’on communiquait vers l’extérieur, sont en fait une demande que l’on se faisait de soi envers soi, un message que l’on se donnait à soi-même. Alors on devient capable d’entendre pour soi-même l’enseignement, et on devient capable d’y répondre pour soi-même. Souvent, on continue de faire et de dire comme avant les vérités qui font sens pour nous. Mais on sait à présent que le processus d’amour et de douceur est avant tout intérieur, de soi vers soi, de son âme vers son enfant intérieur, en passant par cette partie de nous, incarnée, qui vit l’expérience terrestre comme elle peut et sans véritablement comprendre tout de ce qui lui arrive. Que ces parties-là de nous-mêmes méritent notre amour et notre fierté, où que l’on en soit sur le chemin de l’évolution ! En réalité, nous en sommes toutes et tous au même endroit : celui de l’éveil à soi, à l’amour et à la vie.

Mais bref, je m’égare car ce n’est pas du tout ce que je voulais dire aujourd’hui !

En fait, si j’appelle à élever nos vibrations d’amour, comme d’autres le font, comme beaucoup d’autres, comme vous le faites aussi peut-être, c’est parce que je ressens de plus en plus l’importance de mettre en action notre pouvoir vibratoire.

Vous savez, comme lorsqu’on s’expanse… Vous ressentez peut-être cela en méditation ou via d’autres pratiques spirituelles…. On sent que nos corps énergétiques s’ouvrent, s’épanouissent comme une fleur qui déploie ses pétales. Ou encore, on se sent grandir, on sent que notre conscience a pris de la hauteur, nos yeux intérieurs s’ouvrent et l’invisible devient visible, l’immatériel devient palpable, un sourire envahit l’espace et toutes nos cellules sont en joie….

A chaque fois que nous nous expansons ainsi, nous émettons des vibrations tout autour de nous. Ces vibrations ont véritablement le pouvoir de dissoudre tout ce qui nous alourdit, toute la couche de pollution émotionnelle qui nous étouffe individuellement et collectivement. C’est comme si des rayons du soleil partaient de nous et transperçaient, puis transmutaient, tous les nuages autour. C’est spirituel, c’est physique, c’est scientifique, c’est énergétique, c’est vibratoire, c’est fréquentiel. Lorsque nous faisons cela, nous éclairons notre monde et le monde. Cela fonctionne aussi sans méditation, mais à chaque fois que nous ouvrons notre coeur, à chaque fois que nous aimons.

C’est pour cela qu’il est important de continuer à nous expanser et à laisser partir ces rayons de soleil depuis notre coeur, depuis notre centrale intérieure d’amour. Et si au passage, en plus, cela vient réparer, adoucir et soigner notre propre besoin d’amour, de fraternité, de générosité, notre rapport au pouvoir, et nous apprend à donner-recevoir, c’est tant mieux !

Lorsque nous aimons, nous transmuttons véritablement le brouillard. Nous ouvrons l’horizon. Nous créons le futur. Nous préparons le terrain sur lequel nos rêves vont venir transformer le réel. Nous laissons l’amour se révéler. Oh, que les consciences tout autour se réjouissent ! Que nos consciences supérieures aussi !

Merci de m’avoir lue.

Laurence

Bilan personnel

En fin d’année, je fais toujours mon bilan, et je projette mes rêves pour l’année à venir. Je faisais ce matin le point sur mes livres, et je suis remontée un peu plus loin dans le temps.

En 2016, il y a eu « J’ai fait trois fois le tour de la Terre. Réveiller les feux sacrés de la Connaissance« , une trilogie de 740 pages publiée en auto-édition ; avec une amie nous avions créé Lahnat Editions, une lumineuse aventure. Et un voyage aux frontières de la connaissance historique, scientifique, mythique, spirituelle. Un pas vers l’extérieur de la matrice ; il fallait que j’écrive ce livre et que je le propose, c’était incontournable pour moi.

En 2017, l’écriture de « Le coming out spirituel » s’est imposée. Des rayons de lumière sont arrivés jusqu’à moi, clairs, précis, comme si chacun d’eux était un chapitre. C’était limpide dans mon expérience, et sans appel : il existe une autre réalité que celle qu’on nous impose ou nous propose, et il est important de le dire et de la partager.

En 2018, J’ai posé les mots de « La mort n’est pas la fin« , édité en France et repris au Québec. Un signe de reconnaissance qui m’a touchée. Pour ce livre, j’ai été accompagnée de 2 amis décédés, avec une sorte de puits de lumière au-dessus de moi qui remontait très haut, jusqu’aux espaces les plus accessibles à ma conscience supérieure. Gratitude envers les êtres qui ont veillé et m’ont aidée à ce que l’énergie sacrée soit respectée, je le souhaite du fond du coeur.

Au printemps 2019, j’ai eu un passage à vide, pas inquiétant, mais l’idée m’est venue d’écrire ce que je pourrais dire de mieux sur le changement de société en intégrant la conscience et la spiritualité, au cas où tout s’arrêterait. « Oser l’invisible« , publié en 2020, est né comme une évidence. La vie, c’est le lien, le souffle, l’amour et il est possible de créer une société à partir de là. C’est en réalité la seule voie.

Mon dernier né, « Le rêve de Réto« , a déjà 20 ans. Il attendait sagement son heure, l’heure du rêve qui devient réalité, celle de la Terre qui réalise le Grand Passage, celle de l’humanité qui s’éveille.

Et la suite ?

Au printemps 2019, juste après « Oser l’invisible« , et toujours avec cette idée que tout pourrait s’arrêter, j’ai écrit « Bienvenue au Grand Conseil intergalactique« , en hommage à nos amis galactiques qui veillent eux aussi, rebaptisé « 33 lois spirituelles pour se repérer sur le chemin de l’éveil« . Un livre qui parle de la Connaissance et de l’alchimie véritable, la nôtre, intérieure. Un manuscrit qui n’a pas encore trouvé son point de chute. Peut-être pour 2021, j’en fais le voeux. Et d’autres projets, peut-être…

Un grand merci à mes lecteurs et lectrices pour ces partages par livres interposés.

Un grand merci également à mes éditeurs qui me font confiance et m’aident à porter au-delà de moi ce qui m’anime : contribuer à l’ouverture de nos consciences et de nos coeurs.

La Connaissance est Amour, l’Amour est Connaissance. Et cela m’empêche en rien le pragmatisme et l’efficacité ! Au contraire, cela les redéfinit, et leur donne de l’ampleur et du sens.

Le rêve de Réto, un récit initiatique

Le Rêve de Réto sortira officiellement le 7 décembre 2020. Il est possible de le commander dès à présent sur le site de l’éditeur Libre2lire.

Trop heureuse de partager avec vous ce récit initiatique qui est aussi mon rêve de vie.

Interview

Laurence Baranski, qui êtes-vous ?

Professionnellement, je suis coach et consultante. J’accompagne des dirigeants et des équipes dans leurs projets d’évolution et de changement. Mais je préfère dire que je suis une « chercheuse-citoyenne ». Depuis que je suis petite, deux questions m’animent : « qui suis-je ? » et « quel est ce monde dans lequel je suis née ? ». Ces deux questions ont guidé ma vie, intérieure et extérieure, et continuent de me guider.

Quelles ont été vos sources d’inspiration ?

L’écriture est entrée dans ma vie alors que j’avais 36 ans, après une expérience de sortie hors du corps. Je me suis retrouvée dans un espace infiniment lumineux. Une sensation d’évidence vibrait en moi et autour de moi. Elle disait : « Tout est amour, tout est lumière dans ce monde ».

Tout de suite après cette expérience, je me suis mise à écrire en 7 jours et 7 nuits (en dormant très peu) un manuscrit autobiographique que j’ai intitulé « Quatre saison vers la lumière » (j’avais 36 ans, et je venais de vivre 4 saisons de 9 ans avant cette expérience qui me faisait entrer dans la lumière). Les mots venaient tout seuls, et très vite. J’ai réalisé que la vie, toute vie, est un parcours initiatique.

Depuis, j’ai publié une douzaine de livres, parfois à deux, parfois en coordination, ou seule. Dans ce dernier cas, et surtout pour mes derniers livres qui parlent de spiritualité et de conscience, ils s’imposent à moi. Je les écris très vite. C’est un peu comme si je « sortais un pain du four ». Mais ce n’est pas de l’écriture automatique. Je pense que c’est le résultat d’une longue maturation liée à mes recherche personnelles, intellectuelles, et expérientielles, qui à un moment donné ont besoin de naître, de s’incarner.

C’est ainsi que j’ai écrit Le rêve de Réto, dans cet élan d’inspiration toujours assortie d’une grande joie. Je voyais les mots, les scènes, et elles s’écrivaient sur l’écran de l’ordinateur. Le livre était là, en moi. Je l’ai mis en mots.

Que souhaitez-vous que vos lecteurs ressentent ?

Le Rêve de Réto est un livre très particulier pour moi. Je l’ai écrit en 2001, peu de temps après ce que j’appelle mon expérience mystique. Je m’en souviens, j’étais infiniment heureuse en l’écrivant et je serais heureuse de partager cette joie, que cela se ressente. Partager la joie, l’espoir, et notre merveilleuse puissance d’êtres humains.

Durant toutes ces années, j’ai envoyé ce manuscrit à quelques amis et à de très nombreux éditeurs qui, en dépit de retours parfois enthousiastes, l’ont refusé. Un immense merci à Olivier Dukers, au comité de lecture et à toute l’équipe de Libre2lire d’avoir aimé ce rêve au point de l’éditer. J’en suis émerveillée.

Ce rêve de Réto est mon rêve, d’une certaine manière mon rêve de vie. D’autant plus, cela m’est revenu grâce au travail d’expansion de conscience que j’ai fait, qu’il date de mon enfance. J’ai rêvé, et je dirais même j’ai vécu, cette histoire alors que j’avais 5/6 ans. Oui, j’aimerais vraiment partager le rêve que sous-tend ce manuscrit.

Comme le dit « l’homme » qui est un des personnages du récit : c’est « un rêve pour la Terre. Mélange de raison et d’intuition, d’amour et de curiosité. Un rêve en création qui, rejoignant d’autres rêves de vie, mettrait en mouvement l’humanité pour aller plus loin, vers un ailleurs riche de sa diversité… »

Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Je crois que je vis de plus en plus dans les livres et les mots écrits !

Je viens de publier « Oser l’invisible. Aux véritables sources de la performance durable » aux éditions Chronique Sociale. C’est un livre qui réaffirme une idée qui m’est chère : il ne peut y avoir de transformation collective, sociale, sans transformation personnelle. L’intériorité et l’extériorité agissent ensemble.

J’espère par ailleurs trouver un éditeur pour un manuscrit que j’ai écrit en 2019, toujours sous le coup de cette inspiration joyeuse que j’évoquais, qui reprend mes expériences spirituelles, holistiques, et les enseignements initiatiques qui m’ont été donnés ces dernières années. Ce manuscrit s’intitule «33 lois spirituelles pour se repérer sur le chemin de l’éveil». Le titre initial était « Bienvenue au grand conseil intergalactique » car nos amis galactiques sont très importants pour moi. Mais l’éditeur, qui pourrait être intéressé, a pensé que ce n’était pas forcément assez parlant pour tout le monde.

Actuellement j’accompagne deux auteurs dans la rédaction de leurs ouvrages, sur des thèmes passionnants qui me propulsent au-delà du temps terrestre, dans les champs élargis de la conscience et de l’esprit. Et j’imagine, j’espère, qu’ensuite de nouveaux livres s’imposeront à moi, comme un souffle de mon âme qui me dira « il est l’heure d’écrire cela… ». Mais je ne sais pas encore quoi !

Un dernier mot pour vos lecteurs ?

Un dernier mot ? Je fais partie des personnes qui pensent que l’humanité est à l’aube d’un grand réveil, d’un éveil des consciences, d’un élargissement de notre champ de compréhension, de vision et de perception de la vie. Cet éveil ne peut prendre appui que sur notre cœur, sur l’ouverture de notre cœur. C’est le message principal du Rêve de Réto. Je serais infiniment heureuse de partager cette «belle pensée» et de la faire grandir avec vous. Quel est le sens de la vie en réalité, si ce n’est l’apprentissage et l’expansion de l’amour ?

Lire le dossier de presse et commander le livre chez l’éditeur Libre2Lire

…si puissamment que nous donnons naissance à une nouvelle réalité

Un voile recouvre nos yeux et nous enveloppe.

J’appelle ce voile « la couche de pollution émotionnelle ».

Ce voile est fait de projections et d’émotions, les nôtres.

Il y a très longtemps que ce voile est là, au-dessus de nous et autour de nous.

Nous avons longtemps pensé qu’il s’agissait d’une protection confortable qui nous permettait de nous affirmer et de dire « Moi ».

Mais en ce moment, ce voile se densifie chaque jour un peu plus, si bien que nous pouvons avoir la sensation qu’il nous englue, qu’il nous étouffe, et nous épuise.

Il devient bien plus insupportable que la couche de pollution écologique que nous avons reléguée loin à l’arrière-plan.

Nous nous sentons impuissants, oubliant que nous avons nous-mêmes produit ce voile.

Nous disons « On nous maltraite, on nous enserre ».

A tel point qu’il peut nous arriver d’avoir envie de baisser les bras, de nous endormir pour oublier, pour ne plus ressentir l’oppression.

Tout est-il perdu ?

Serait-il possible que nous en arrivions à sacrifier notre vitalité, nos espoirs, et notre joie tant celle-ci ne trouve plus d’espace pour s’exprimer et pour être partagée ?

Où trouver la force de continuer à rêver, à imaginer, à croire, à aimer ?

Notre âme, cette part intemporelle de nous où naissent nos plus belles espérances, nous aurait-elle abandonnés, nous laissant nous étioler, déconnectés ?

Mais est-ce elle qui nous a abandonnés, ou nous qui nous mettons à l’oublier ?

Que nous dit-elle en ce moment ?

« Je suis là »

« Je suis toujours là »

« Ne m’oublie pas »

« Je suis le soleil qui brille et réchauffe même la nuit lorsque tu ne le vois pas »

« Je suis l’espace de ta lumière »

« Je suis ta mémoire éternelle »

« Je suis la sœur de ton cœur vibrant et aimant »

« Je ne me suis pas déconnectée »

« C’est toi qui es en train de m’oublier »

« Souviens-toi, si tu te relies à moi, tout redevient possible »

« Ensemble, nous transcendons l’espace et le temps »

« Ensemble nous transformons la peur en amour »

« Ensemble, nous dissolvons les voiles d’illusion »

« Ensemble, nous devenons des magiciens et des magiciennes »

« Tu le sais au fond de toi, souviens-toi. Je t’attends. Nous t’attendons, car ici, nous sommes toutes et tous reliés, en connexion, unifiés. »

« Souviens-toi. Je t’attends ».

Et c’est alors que nous nous rappelons que nous savons nous libérer de nos illusions.

Nous avons toujours su le faire, cette connaissance est en nous, comme un savoir oublié.

Il est l’heure de nous rappeler que nous sommes les créateurs de notre réalité.

Et si nous allons chercher suffisamment haut dans nos vibrations, assez profondément dans le cœur de notre cœur, nous pouvons transmuter ce qui nous emprisonne.

Nous pouvons nous libérer.

Nous pouvons rêver et aimer, si puissamment que nous donnons naissance à une nouvelle réalité.